les accords toltèques - l'art du guerrier

Publié le 16 Février 2016

les accords toltèques - l'art du guerrier

-l'art du guerrier: effacer sa propre histoire, devenir chasseur de ses routines, se rendre inaccessible. Humble et impeccable et surtout l’impeccabilité et l'humilité car vu par don Juan elles sont une discipline à elles seules. l'humilité c'est en gros la perte de l'ego, de la forme humaine, de sa propre importance et de ne plus faire de son histoire une histoire personnelle.

Cela rappelle les accords toltèques de Don Ruiz, indien nagual de la même lignée mais sans la profondeur de l'enseignement de Jean Matus alias Don Juan

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«La tragédie de l’homme actuel n’est pas sa condition sociale, mais le
manque de volonté pour se changer lui-même.

Il est très facile de concevoir des révolutions collectives, mais, changer véritablement, mettre un terme à l’auto-compassion, effacer l’ego, abandonner nos habitudes et nos caprices...c’est complètement différent !

Les sorciers disent que la véritable rébellion et la seule issue pour l’être humain en tant qu’espèce, est de faire une révolution contre sa propre stupidité.

Comme vous le comprendrez, il s’agit là d’un travail solitaire.

« Notre héritage est une maison stable pour y vivre, mais nous l’avons
converti en une forteresse de la défense du moi , ou mieux encore, en une
prison où nous condamnons notre énergie à nous affaiblir exponentiellement.

Nos années, nos sentiments et nos forces les meilleurs s’en vont aux
réparations et aux étayages de cette demeure, parce que nous en sommes arrivés à nous identifier à elle.

« Afin qu’un enfant devienne un être social, il a dû acquérir une fausse
conviction de sa propre importance et ce qui en principe était une
sentiment sain d’auto-préservation, finit par se transformer en une réclame égocentrique d’attention.

« De tous les cadeaux que nous avons reçus, l’importance accordée à la
personne est la plus cruelle. Elle convertit une créature magique et pleine
de vie en un pauvre diable pédant et disgracieux. «

« A cause de cette importance personnelle nous sommes remplis à ras-bord de rancoeurs, d’envies et de frustrations, nous nous laissons guider par des sentiments de complaisance et nous fuyons la tâche de nous connaître nous-même avec des prétextes du type « Qu’est-ce que je peux être fatigué ! « ou encore « Quelle flemme !»

« Derrière tout cela, il y a une difficulté que nous essayons de faire taire par un dialogue intérieur chaque fois plus dense et moins naturel. «

« L’importance personnelle est homicide ; elle tronque le libre flux de
l’énergie et cela est fatal. Elle est responsable de notre fin en tant
qu’individu mais viendra le jour où elle mettra aussi fin à l’espèce. Quand
un guerrier apprend à la laisser de côté, son esprit se déplie, jubile,
comme un animal sauvage qui se libère de sa cage et retrouve sa liberté.

« L’importance personnelle peut être combattue de diverses manières, mais
il faut d’abord se rendre compte qu’elle existe. Si tu as un défaut et que
tu le reconnais, tu as déjà fait la moitié du chemin !

« D’abord s’en rendre compte ; Prenez un petit post-it et écrivez-y :
‘L’importance personnelle tue’et collez-le là où il sera le plus visible
dans votre maison. Lisez et relisez cette phrase chaque jour, tentez de
vous en souvenir en permanence lorsque vous travaillez, méditez-la. Un
jour, qui sait, viendra le moment où son sens touchera votre intérieur et
vous vous déciderez à changer quelque chose.

S’en rendre compte est d’une
grande aide, parce que la lutte contre le moi génère sa propre violence.

«Ordinairement, l’importance personnelle est alimentée par nos propres
sentiments qui vont de l’envie d’être bien vu et d’être accepté par les
autres jusqu’à l’arrogance ou le sarcasme. Cependant son rayon d’action
favori est la pitié pour soi-même et pour ceux qui nous entourent

.Pour la traquer, nous devons au préalable décortiquer nos sentiments en leurs plus infimes composantes, détectant les sources qui les alimentent.
« Les sentiments se présentent rarement sous une forme pure ; ils se
masquent. Pour les chasser comme des lapins, nous devons procéder avec stratégie , d’autant qu’ils sont rapides et que l’on ne peut raisonner avec eux.

«Nous commençons par les choses les plus évidentes : à quel point je me
prends au sérieux ?… à quoi je suis attaché?… à quoi je consacre mon temps?

Ce sont des choses que nous pouvons commencer à changer, accumulant ainsi l’énergie suffisante pour libérer un petit peu d’attention, ce qui nous permettra de pénétrer plus loin dans l’exercice.

« Par exemple, au lieu de passer des heures à regarder la télé, à aller
faire des courses ou à converser avec nos amis à propos de choses non
transcendantes, nous pourrions réserver une petite partie de ce temps à
récapituler notre histoire, à pratiquer quelques exercices physiques ou à
aller tout seul marcher, déchaussé, sur une pelouse.

Cela semble simple,mais par le biais de ces pratiques notre panorama sensoriel se redimensionne. Nous récupérons quelque chose qui était là depuis toujours mais qu’on nous donnait pour perdu.

« Au départ de ces petits changements, nous pouvons analyser des éléments plus difficiles à détecter dans lesquels notre vanité se projette jusqu’à la démence. Par exemple… quelles sont mes convictions ?…. dois-je me considérer comme immortel ?… suis-je spécial ?… est-ce que je mérite qu’on prête attention à moi ? Ce type d’analyse, qui jette un pavé dans la mare des croyances qui font de nos sentiments cette grande forteresse, doit être entreprise à travers le silence intérieur en estampillant un engagement très fervent avec l’honnêteté. Sinon, le mental s’en sortira avec toutes sortes de justifications. «

Rencontre avec le Nagual - Armando Torres

Rédigé par Agnès

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Commenter cet article

jean 21/02/2016 17:38

super choix d'extraits, rappelons aussi que la suffisance ne se traque pas dans la complaisance de soi. Comme dit Juan Matus, il ne faut pas faire dans la dentelle.