une fois que les humains sont esclaves des planeurs

Publié le 24 Septembre 2016

ce que çà donne
une fois les humains esclaves des planeurs

Flo : C’est quand vous savez exactement ce que vous avez à faire. Particulièrement pour les femmes, nous sommes élevées pour être des êtres vraiment insignifiants. Les femmes sont si insignifiantes, c’est incroyable. Et je ne suis pas en train de dire que les hommes ne le sont pas, mais avec les hommes, peu importe à quel point nous voulons l’exprimer, les hommes sont toujours du côté gagnant. Qu’ils soient des perdants ou pas, ils restent des mâles. Notre monde est un monde mâle, en dépit du fait qu’ils soient fortunés ou pas, en dépit du fait qu’ils croient ou pas en n’importe quelle sorte d’idéologie féministe, cela n’a pas vraiment d’importance. Mais les hommes sont les gagnants dans notre société.


Flo : Si nous en parlons depuis un point de vue biologique, est-elle esclave ? Les sorciers disent que oui, dans le sens qu’elle se perçoit toujours elle-même au travers du mâle. Elle n’a pas d’option. Ce sujet me rendait littéralement folle. J’avais l’habitude d’en discuter encore et encore avec eux, et de revenir à toute cette idée, spécialement parce que cela se passait au début des années soixante-dix quand le mouvement féministe était à son apogée. Et je disais, « Non, les femmes ont parcouru du chemin. Regardez tout ce qu’elles ont accompli », et ils répondaient, « Non, elles n’ont rien accompli » Pour eux, la révolution sexuelle – et ils n’étaient pas prudes – ils n’étaient pas intéressés par la morale, ils n’étaient intéressés que par l’énergie – alors ils disaient que pour les femmes d’être libérées sexuellement, dans un sens, les rendait encore plus esclaves, parce que tout à coup elles nourrissaient énergétiquement pas seulement un mâle, mais beaucoup de mâles.


Abe : C’est intéressant.

Flo : Ainsi pour eux c’était absurde, et peu importe ce qui se passait à ce moment, il (Don Juan) avait prévu ça dans les années soixante-dix. Il disait qu’elles étaient en train de se casser le nez. Qu’elles allaient s’affaiblir. Et c’est le cas. Le peu de femmes à qui j’ai parlé – j’ai donné quelques conférences, et il y a les livres – et quand j’ai parlé de ça, il est très intéressant de voir que les femmes sont d’accord. Et j’ai d’abord pensé que j’aurais pas mal de difficulté avec ce sujet, mais ce sont particulièrement les femmes qui étaient entrées dans le processus d’avoir des amants multiples qui disaient qu’elles étaient épuisées, et qu’elles ne savaient pas pourquoi

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Abe : Nous parlons donc de quelque chose qui est au-delà du sexuel.


Flo : A l’origine, au-delà de l’aspect sexuel, la femelle, le vagin assure que la femme est celle qui est la plus proche de l’esprit dans le processus d’approcher la connaissance en étant-en-rêve. Le cône de l’homme va vers le haut et dans la pure définition du cône, cela va en s’amenuisant. C’est une force énergétique. Il s’attache parce qu’il n’est pas proche de l’esprit, ou de n’importe quel nom que nous voulons appeler cette grande force énergétique. D’après les sorciers, la femme est à l’exact opposé. Le cône est inversé. Elles ont un lien direct avec l’esprit, car le vagin pour les sorciers n’est pas juste un organe de reproduction ; c’est un organe pour rêver, un second cerveau.


Abe : Ou cœur.


Flo : Ou coeur, et elles appréhendent la connaissance directement. Encore que nous n’avons jamais étaient capables de définir ce qu’est la connaissance dans notre société ou dans n’importe quelle société. Et les femmes qui créent ou qui aident à la formulation du corps de connaissance, cela se fait selon des termes masculins. Disons qu’une femme fasse de la recherche. Si elle n’est pas supportée par les règles déjà établies par le consensus masculin, elle ne sera pas publiée. Elle peut dévier légèrement, mais toujours à l’intérieur de la même matrice. Il n’est pas permis aux femmes de faire quoi que ce soit d’autre.


Abe : Ainsi la sorcière se dégage de l’hypnotisme créé par tout ça.


Flo : Du social, oui. C’est très intéressant que vous mentionniez l’idée d’hypnotisme, parce que don Juan disait toujours qu’à l’époque où la psychologie produisit Freud, nous étions trop passives. Nous aurions aussi bien pu suivre Mesmer que Freud. Nous sommes des êtres hypnotiques. Nous ne développons jamais vraiment cet autre chemin...


Abe : Oui. Le chemin de l’énergie.


Flo : ...et cela ne nous serait jamais arrivé si Freud n’avait pris l’avantage.


Abe : Enfin, il l’a perdu à présent.


Flo : Non, pas vraiment, parce qu’avec tout ce que nous faisons, qui sait combien de générations cela prend ? Disons qu’il a été discrédité intellectuellement, mais tout notre bagage culturel…nous parlons encore en ces termes, même les gens qui ne savent pas vraiment qui est Freud. Cela fait partie de notre langage, de notre culture.


Abe : Oui, je sais. C’est très frustrant, traiter avec des gens qui approchent toute la réalité depuis ce point de vue éculé.


Flo : Oui. Et ils ne savent même pas d’où ça vient. C’est une partie de notre bagage culturel.

Rédigé par Agnès

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