les voix dans nos têtes

Publié le 7 Octobre 2016

Coupables, certes... Mais de quoi ?

La culpabilité d’exister :
" Ce matin, je ne comprends pas pourquoi, j’ai mauvaise conscience, je me sens en trop, pas à ma place. Pourtant, je n’ai rien fait de mal. " Pour les psychanalystes, ce mal-être que tout le monde a pu expérimenter un jour ou l’autre renvoie à un affect archaïque : la culpabilité d’exister, présente en nous dès la naissance. Naître, c’est se placer sous la coupe de la pulsion de mort, de l’autodestruction. Par conséquence, vivre revient à désobéir à l’appel du néant. En ce sens, c’est une forme de transgression. Tout être humain, de façon plus ou moins aiguë, se sent coupable d’exister. Mais plus un enfant aura été désiré par ses parents, moins le fait d’exister sera pour lui synonyme de faute.

En général, cette culpabilité-là s’exprime à bas bruit. Pourtant, en certaines circonstances, elle jaillit avec fracas. C’est le cas pour le survivant d’un accident, d’un attentat, d’un massacre, qui a vu les autres périr et s’en sort indemne ou " seulement " blessé. Il s’en veut d’être encore en vie – " Pourquoi ai-je été épargné ? Pourquoi n’ai-je pas péri moi aussi ? " –, comme si survivre était le plus grand des péchés.

Le besoin de punition :
" Je ne comprends pas pourquoi le sort s’acharne sur moi, pourquoi j’ai si peu de chance. Ma vie – ou ce moment de ma vie – n’est qu’une série d’échecs. Mes partenaires amoureux me trahissent, mes “amis” me lâchent régulièrement, tous mes projets capotent ! "
Cette situation se nomme la " névrose d’échec ", une des manifestations les plus ordinaires de la culpabilité inconsciente. Découverte par Freud, elle est un reliquat du complexe d’Œdipe. Nos désirs interdits pour le parent du sexe opposé au nôtre et nos sentiments hostiles pour le parent du même sexe ont été refoulés, mais ils n’en continuent pas moins de subsister en silence. Et, chez certains individus – pour des raisons liées à leur histoire et à la sévérité de leur surmoi –, ils deviennent source de culpabilité intense.

Les autres formes d’expression courantes de la culpabilité inconsciente sont la dépression, l’angoisse – un état anxieux chronique ou des crises d’angoisse survenant, comme dans le cas de Sonia, quand un acte particulier et anodin est associé dans l’inconscient à l’idée de faute – et, surtout, le besoin de punition.
"Mon fils ne fait que des bêtises et il ne travaille pas en classe." Variante : "Mon enfant tombe sans cesse malade et il a tendance à se faire mal plus souvent que ses copains. C’est comme s’il recherchait les coups", s’étonne une mère. A tout âge, la culpabilité inconsciente pousse, malgré soi, à rechercher la punition sous toutes ses formes : de la gifle à la maladie en passant par la jambe cassée.

Trop envahissante, elle mène parfois aussi à la délinquance. Elle est à l’origine de bien des crimes effectués sans mobile apparent. A son insu, l’individu agit pour que des mots soient mis sur un malaise intérieur indéfinissable, pour être officiellement déclaré coupable et puni par la loi.

La culpabilité pathologique :
Les psychanalystes s’accordent pour situer la culpabilité entre le normal et le pathologique, sans qu’il soit possible de véritablement trancher.
Sauf quand elle prend des dimensions démesurées, ou dans le cas d’une névrose obsessionnelle, lorsque la personne se sent perpétuellement coupable : "J’ai sans cesse l’impression d’être en faute, même quand je n’ai rien fait. En plus, j’ai très souvent la sensation d’avoir lésé des gens à qui, objectivement, je n’ai causé aucun tort. J’ai peur de perdre le contrôle, ne serait-ce que cinq minutes: et si, pendant ce temps, j’allais agresser ou insulter quelqu’un, ou dire d’affreuses obscénités ? Rationnellement, je pense que ça n’arrivera pas, mais je ne peux m’empêcher d’avoir ce genre d’idées."

Plus grave encore, la psychose mélancolique, qui nécessite un véritable traitement psychiatrique : le mélancolique vit en effet dans un authentique délire. Il s’imagine être responsable de tous les malheurs de l’humanité, de tous les conflits meurtriers, bref, de tout ce qui se passe mal dans le monde. Il est donc intimement convaincu d’être indigne de vivre. Dans certains cas, cette pathologie peut mener au suicide. On le voit, les visages de la culpabilité sont pluriels, et souvent difficilement reconnaissables. Un phénomène récurrent toutefois : la culpabilité fait souffrir.

Pourtant, bien qu’on tende à l’oublier, elle peut être également une stratégie pour éviter d’avoir à assumer le poids de ses actes. " Je suis coupable, je suis un grand pécheur, regardez comme je me punis, regardez comme je souffre… " Se présenter ainsi à la face du monde, en se fustigeant, en attendant le pardon, l’absolution, est bien souvent une solution de facilité pour se déresponsabiliser vis-à-vis de soi-même, de ses désirs. C’est une façon de dire : " Ne me reprochez rien, car c’est moi, et moi seul, qui fixe le prix de mes fautes. " Et, par là même, de réduire autrui au silence.

Extrait de , psychologies. com

les voix dans nos têtes

Avant je m'identifiais à cette voix qui me "cassait" dès que j'ouvrais les yeux. 

 
J'avais capté à l'époque le concept de la pensée-racine 
 
(Merci Eckhart Tollé) et j'avais réussi à la saisir dès mon réveil et compris que si je m'identifiais à elle ma journée serait "foutue" par ces basses énergies qui allaient la colorer .de bien triste manière.
 
 Mais je ne savais pas ce qu'étaient ces voix que j'entendais et qui avaient décidé ma perte; Je croyais que ces voix étaient à moi et qu'elles définissaient qui j'étais...Elles reprenaient aussi ce que j'avais souvent entendu dans ma jeunesse, les jugements, les critiques, les injonctions et les violences verbales que petite j'entendais sur moi ou sur les autres. Cela avait induit en moi que je n'étais pas quelqu'un d'aimable (que l'on peut aimer) et que j'avais un fond "noir" et très 'méchant" puisque les autres semblaient me voir mieux que je pouvais me voir moi-même. 

Comme tout le monde qui est né dans ce monde j'ai été névrosée et me suis construite sur ces névroses et je peux dire qu'on nait tous névrosés de parents névrosés.

du coup, comme on n'a connu que cela, on y adhère ^^ forcément hein puisque personne ne vient nous dire le contraire. 
 
Seul Boris Cyrulnik a parlé de résilience, ce geste tendu, ce sourire ou une parole souvent émise par quelqu'un d'autre, souvent un prof, qui nous dit tout le bien qu'il pense de nous et la confiance qu'il met dans notre propre potentiel à s'en sortir, lui surtout qui a vécu tout petit l'effroi de voir que l'humain pouvait prendre un enfant pour l'amener à la mort..

Castaneda est venu et en lisant les livres et en appliquant l'enseignement, j'ai compris que ces voix ne sont pas qui je suis et qu'elles ne font que me raconter des "histoires" sur moi et sur les autres.

Cela a libéré quelque chose en moi car de "victime" je me suis retrouvée à prendre la responsabilité de ma vie.
 
 En effet,don juan parle dans un des livres de ces forces qui sont en nous et à l'extérieur de nous qui nous maintiennent en vie mais aussi qui nous tirent vers le néant d'où ce conflit perpétuel en soi en tant qu'être humain et cette envie de "mourir" qui est amplifiée par la voix des planeurs qui nous débitent toutes sortes de méchancetés sur notre compte et qui ressort, comme dit l'article dès qu'un traumatisme surgit dans notre vie....comme le fait d'être un survivant quand les autres sont morts, mais aussi lors d'un harcèlement ou d'une profonde remise en question de qui nous croyons être..

C'est cela qu'a révélé la lecture des ouvrages et fait émerger en moi, ce distinguo parmi toutes les voix et surtout leur source, savoir d'où elles viennent et qui elles sont....

Ne pas croire son mental a été pour moi une révélation même si avant je l'avais entendu dire..Mais à l'époque je croyais n'avoir que mon mental pour comprendre la vie et les gens moi qui toute petite ne comprenait rien au monde qui m'entourait....Le mental était pour moi capital...et je sais à présent qu'il y a des voix en nous, que certaines sont des indicateurs du quotidien pour les rv etc, d'autres sont là comme des amis pour venir nous distraire et passer un peu de temps avec nous....mais au final on sait qu'elles sont amicales et rendent service.

quand à l'autre, celle qui casse et qui se nourrit de nos énergies, elle n'a rien d'amical et viserait plutôt à vous dépouiller tout en vous manipulant...

Quand on a compris cela, notre seul choix est de l'ignorer totalement et en maintenant cette attitude, même si parfois on a une attaque de planeurs, on s'aperçoit très vite que même si c'est très violent, ca ne dure pas longtemps et qu'ensuite les "voiles" semblent s'écarter pour vous permettre de vivre qui vous êtes de plus en plus en fonction de l'énergie que vous avez accumulé en ne la donnant plus à ces vampires....
 

et oui

 

cette voix qui, tous les matins, semble nous accuser d'être encore en "vie" - c'est bien pour cela qu'il ne faut pas la croire et encore moins l'écouter et c'est en cela que l'enseignement de don Juan/Castaneda a sa place dans ce processus de désidentification

grâce à Castaneda, j'ai compris que ce que j'entends dans ma tête ne vient pas de moi et cela m'a aidé à faire le tri dans ma tête et à ignorer totalement la voix qui sape les énergies et s'en nourrit...pour ne laisser passer que l'autre, vachement plus joyeuse et digne de confiance, cette "petite voix" que chacun a en soi pourtant.

essayer de lutter contre les pensées négatives ne fait que les renforcer puisque l'on focalise sur elles et cela aussi demande une tonne d'énergie. Il vaut mieux savoir à qui on a affaire et les outils changent alors. On ne lutte plus, on ignore totalement - On ne focalise plus dessus, mais on s'oriente vers ce qui nous fait du bien ou nous sentir mieux - On ne nourrit plus les égregores car on s'aligne sur autre chose de tellement plus léger que franchement on n'a pas envie de revenir en arrière et d'écouter les conneries qui sont débitées sur soi ou sur les autres et d'ailleurs, même si elles sont toujours là à ressasser des mensonges sur soi et les autres, on ne les entend plus...

c'est cela qui est prodigieux....on ne les entend plus....peuvent toujours s'égosiller ca passe au-dessus. 

Par contre si je me recentre sur elles, je les entends à nouveau...

Voilà où est mon choix, mon libre-arbitre....et je l'utilise car je n'ai plus envie de leur servir à manger en les laissant épuiser mes énergies...Ces énergies qui me sont si précieuses pour m'ouvrir d'autres horizons....Merci Castaneda <3 tu m'as donné le levier....à moi de l'utiliser pour me sortir de la boue où l'on m'a mis et où il faut s'auto-flageller et se déclarer "pêcheur"...ce temps est fini..

 

Agnès

Rédigé par Agnès

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