rencontre avec le Nagual

Publié le 21 Janvier 2017

Flyers/Voladores/Planeurs.
Cet ouvrage est le fruit de deux rencontres prodigieuses : celle de l'auteur avec l'éditeur mexicain, Juan Yoliliztli, qui avoue en connaisseur : «Par la simplicité et la sincérité de sa narration, ce livre possède une force que je n'ai rencontrée dans aucun autre livre relatif au sujet». Celle, antérieure, d'Armando Torres avec Castaneda, le célèbre anthropologue devenu nagual, qui a vu en lui le messager qui pourrait diffuser la Règle, lorsque le temps serait venu. Et le temps est venu quatre ans après que Castaneda eut quitté ce monde, en 1998.
«La motivation principale pour publier quelques-unes des expériences que j'ai eues à ses côtés est la gratitude. Carlos fut merveilleux avec tous ceux qui ont eu la chance de le connaître (...) Il serait donc très égoïste de la part de celui qui a reçu de tels cadeaux de les garder cachés, alors que Carlos, comme un véritable guerrier de la liberté totale, partagea absolument tout avec ceux qui l'entouraient.» - Armando Torres.

Tous les thèmes chers à Castaneda sont rassemblés dans cet ouvrage vivant, fruit de leurs conversations : le point d'assemblage, le chemin du guerrier, la conscience de la mort, l'importance personnelle, la récapitulation, l'art de traquer, l'art de rêver, le silence intérieur, les passes magiques...
Point culminant du récit : le testament de Carlos Castaneda, où il évoque pour la première fois la «Règle du Nagual à trois points», comme projet de libération totale de la conscience, visant à rendre à chacun une perception originelle, authentiquement vierge de tout conditionnement.

Le «dernier des naguals» livre dans cet ouvrage son plus fantastique cadeau au monde...

Extrait du livre :
Drainage énergétique

J'avais entendu Carlos se référer à plusieurs occasions au sujet de l'énergie. Chaque fois il en expliquait différents aspects. J'en ai réuni quelques-uns dans ce chapitre pour donner au lecteur un aperçu plus cohérent.

Ses enseignements, ou plutôt les enseignements de la tradition de voyants à laquelle il appartenait, commencent avec le fait que l'univers est double. Il est formé de deux forces que les anciens voyants symbolisèrent au moyen de deux serpents qui s'entrelacent. Mais ces deux forces n'ont rien à voir avec les dualités que nous appelons bien et mal, Dieu et diable, positif et négatif ou tout autre type d'opposition qui a pour nous de la cohérence. Elles constituent plutôt une inexplicable onde d'énergie que les Toltèques nommèrent le «tonal» et le «nagual».

De façon axiomatique ils établirent que tout ce que nous pouvons interpréter ou imaginer de quelque façon que ce soit est le tonal, et le reste, ce que nous ne pouvons catégoriser, est le nagual.

Pour souligner que ce ne sont pas deux réalités antago­nistes mais plutôt deux aspects complémentaires d'une force unique qu'ils surnommèrent «l'Aigle», les voyants compa­rèrent le tonal et le nagual aux côtés droit et gauche de notre corps physique. Et ils virent que, tout comme la configuration de base des organismes est presque toujours structurée par une symétrie bilatérale, il en va de même pour les formes de l'énergie telle qu'elle se manifeste dans le cosmos et aussi pour le mode selon lequel nous percevons.

La vie se forme lorsqu'une portion d'énergie libre de l'infini - que les Anciens appelèrent «les émanations de l'Aigle» - est encapsulée par une force extérieure devenant un nouvel être individuel, conscient de lui-même. Et ils virent que la perception du monde survient lorsque entre enjeu ce qu'ils appelèrent le «point d'assemblage de la perception».

Bien que ce centre sélecteur soit opérationnel chez chaque être vivant dans l'univers, la conscience délibérée de soi-même sur cette Terre ne peut être obtenue que par les êtres humains et un groupe d'espèces dépourvues d'organisme physique que les voyants de l'Antiquité appelèrent «alliés». L'interaction entre l'homme et ces êtres est non seulement possible mais elle survient fréquemment au cours de nos rêves. Les sorciers la cultivent puisque la conscience inorganique, étant bien plus ancienne que la nôtre, est pleine de quelque chose que nous convoitons tous : la connaissance.

Rédigé par Agnès

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