comment concilier les principes de la voie du guerrier avec leurs devoirs envers la société - Rencontre avec un NAGUAL

Publié le 17 Mai 2017

Un autre des invités leva la main et lui demanda comment les sorciers
parvenaient à concilier les principes de la voie du guerrier avec leurs
devoirs envers la société.
Il répondit :
«Les sorciers sont libres, ils n’acceptent pas de compromis avec les gens.
La responsabilité est face à soi-même, non face aux autres. Sais-tu
pourquoi fut placé en toi le pouvoir de la perception ? As-tu découvert à
quel but sert ta vie ? Annuleras-tu ton destin animal ? Ces questions-là
sont des questions de sorciers, les seules qui peuvent vraiment changer
quelque chose.
Si les autres questions t’intéressent alors réponds-y !
«Un guerrier sait que ce qui donne du sens à sa vie est le défi de la mort
et la mort est une affaire personnelle. C’est un défi pour chacun de nous,
que seuls les guerriers de coeur acceptent. Dans cette optique, les
inquiétudes des gens ne sont que des égomanies.»
Carlos insista sur le fait que nous ne devions pas perdre de vue que le
seul compromis d’un guerrier est celui qu’il a fait avec ‘la compréhension
pure’ - un état d’être qui surgit du silence intérieur -, et non avec les
attachements transitoires de la modalité de l’époque dans laquelle il vit.
Il soutint que nos intérêts sociaux sont des descriptions qui nous ont été
implantées. Cela n’est pas né d’un développement naturel de la conscience.
Mais plutôt de la peur et des sentiments de culpabilité, du déséquilibre
émotionnel produit par l’esprit collectif, du désajustement émotionnel, du
désir de conduire les autres ou d’être conduit.
«L’homme moderne ne mène que sa bataille, libre des guerres étrangères qui
n’ont rien à voir avec l’Esprit. Il est naturel qu’un sorcier ne soit pas
affecté par cela.
« Mon maître disait qu’il n’honorait pas des accords qui avaient été pris
en son absence : Je n’étais pas là lorsqu’ils ont décrété que je devais
être un imbécile! «
Il était né dans des circonstances particulièrement difficiles, mais il eut
le courage de ne pas devenir un homme réactionnaire. Il affirmait que la
situation de l’Humanité en général est horrible, et que mettre l’accent sur
certains groupes est une forme dissimulée de racisme.
«Il avait l’habitude de répéter que dans ce monde, il y a seulement deux
types de personnes, celles qui ont de l’énergie et celles qui n’en ont pas.
Il vivait en lutte permanente contre la cécité de ses semblables tout en
étant impeccable, sans interférer avec personne. Quand je lui parlai de ma
préoccupation pour les gens, il me fit remarquer mon paternalisme naissant
et il me dit : « Ne te trompes pas, Carlitos ! Si vraiment la condition
humaine t’intéressait, tu n’agirais pas comme un porc.’»
«Il m’apprit que ressentir de la pitié pour les autres est impropre à un
guerrier, parce que la pitié part toujours de l’autocontemplation.
Il me demandait souvent, en pointant un doigt vers ceux que nous
rencontrions sur notre chemin : « Peut-être te crois-tu mieux qu’eux ? « Il
m’aida à comprendre que la solidarité des sorciers envers ceux qui les
entourent vient d’un suprême contrôle et non d’un sentiment humain.
«En guettant impitoyablement mes réactions émotionnelles, il m’emmena par
la main jusqu’à la source de mes préoccupations, et je pus me rendre compte
par moi-même que mon intérêt pour les gens était une fraude : j’essayais
d’échapper à moi même en transférant mes problèmes sur les autres. Il me
démontra que la compassion, comme nous la comprenons est une maladie
mentale, une psychose qui nous empêtre chaque fois plus fort avec notre
ego.»

comment concilier les principes de la voie du guerrier avec leurs devoirs envers la société - Rencontre avec un NAGUAL

Rédigé par Agnès

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