page 52 - Rencontre avec le nagual - se connaître soi-même

Publié le 8 Août 2017

SE CONNAÎTRE SOI-MÊME
La conversation en arriva à la tendance qu’ont les êtres humains de se
comporter de façon imitative, ce qu’il qualifiait d’ «affaire de primates
«.
« Notre plus grande opportunité, et à la fois, notre plus grande anxiété
est un abîme de connaissance silencieuse qui sommeille en chacun de nous.
Sous le couvert du bruit du mental, nous avons tous la sensation qu’il
existe quelque chose d’indéfini, quelque chose qui s’accroche à tout ce qui
nous permet d’apaiser la pression de l’inconnu.

Fréquemment, ce sentiment
nous mène au fanatisme car il existe toujours des hommes qui sont disposés

à profiter de la foi des gens.

« Alors, tous les maîtres sont des imposteurs ? «

« Ce que j’ai vu, c’est que la majeure partie d’entre eux sont aussi
endormis que leurs suiveurs, cependant ils ont appris à le dissimuler.
Imagine une planète où tous les habitants sont aveugles. Parmi eux, circule
le mythe que « voir « serait possible, mais personne ne l’a vérifié. Un
jour arrive l’un d’entre eux qui dit : «oui, je vois !» Que peuvent donc
dire les autres ?
On peut croire ou cesser de croire, et il y en aura toujours qui auront des
espoirs. Peu importe que le maître soit aussi aveugle, il lui est plus
facile de profiter de la situation.
« L’Aigle ne demande pas que tu lui fasse des révérences mais seulement que
tu te remplisses de conscience. Tomber à genoux devant l’inconnu est
complètement inutile, mais alors, devant un être humain, c’est le comble de
l’idiotie.
« Le singe que nous portons tous à l’intérieur aspire à être guidé, il a
besoin de croire qu’il existe des entités supérieures qui peuvent
magiquement résoudre ses problèmes. Comme les enfants, nous esperons
toujours que quelqu’un viendra pour s’occuper de la situation. De là
naissent les cultes qui, par essence, sont des façons de se défaire de la
responsabilité de notre propre croissance et de la déposer dans les mains
des autres.
« On nous a trompés. On nous a dit que nous étions spéciaux parce que nous
sommes rationnels, mais ce n’est pas vrai. L’être humain s’arrache les
cheveux pour obéir et meurt de crainte lorsque le quittent ses précieuses
croyances. Nous sommes comme des poissons lave vitres, toujours bouche
ouverte, dévorant toutes sortes de détritus que l’on nous lance. Et de la
même façon, nous délaissons la connaissance de la source de vie que nous
détenons dans notre intérieur.
« Je vais te raconter une histoire très ancienne et bien connue, mais
toujours nouvelle. Les dieux, un jour pensèrent qu’il fallait cacher la
sagesse pour qu’elle ne soit plus à portée de l’humain. Dans les montagnes
? Il les escaladerait. Dans l’océan ? il finirait par la trouver. L’espace
sidéral, la lune et les étoiles furent également écartés : ils seraient un
jour explorés. Finalement, les dieux parvinrent à la conclusion que la
meilleur cachette serait dans le propre intérieur de l’homme, parce que là,
personne n’irait la chercher.
« Que fit alors l’homme ? Au lieu de scruter à l’intérieur de lui-même en
parfaite honnêteté, il chercha un maître.
« Se rendre responsable de sa propre existence est une anomalie, une
violation des lois, un état de passion non ordinaire, une lutte qui demande
toute une vie. C’est l’unique processus qui renouvelle notre énergie. Je ne
sais pas si tu parviendras à comprendre ce détail : se connaître soi-même
est une intention de guerrier ! Personne ne peut le faire à ta place ! «

Rédigé par Agnès

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