"L’importance personnelle est homicide"

Publié le 13 Octobre 2019

« L’importance personnelle est homicide ; elle tronque le libre flux de
l’énergie et cela est fatal. Elle est responsable de notre fin en tant
qu’individu mais viendra le jour où elle mettra aussi fin à l’espèce. Quand
un guerrier apprend à la laisser de côté, son esprit se déplie, jubile,
comme un animal sauvage qui se libère de sa cage et retrouve sa liberté.

« L’importance personnelle peut être combattue de diverses manières, mais
il faut d’abord se rendre compte qu’elle existe. Si tu as un défaut et que
tu le reconnais, tu as déjà fait la moitié du chemin !

« D’abord s’en rendre compte ; Prenez un petit post-it et écrivez-y :
‘L’importance personnelle tue’et collez-le là où il sera le plus visible
dans votre maison. Lisez et relisez cette phrase chaque jour, tentez de
vous en souvenir en permanence lorsque vous travaillez, méditez-la. Un
jour, qui sait, viendra le moment où son sens touchera votre intérieur et
vous vous déciderez à changer quelque chose.

S’en rendre compte est d’une
grande aide, parce que la lutte contre le moi génère sa propre violence.

«Ordinairement, l’importance personnelle est alimentée par nos propres
sentiments qui vont de l’envie d’être bien vu et d’être accepté par les
autres jusqu’à l’arrogance ou le sarcasme. Cependant son rayon d’action
favori est la pitié pour soi-même et pour ceux qui nous entourent

.Pour la traquer, nous devons au préalable décortiquer nos sentiments en leurs plus infimes composantes, détectant les sources qui les alimentent.
« Les sentiments se présentent rarement sous une forme pure ; ils se
masquent. Pour les chasser comme des lapins, nous devons procéder avec stratégie , d’autant qu’ils sont rapides et que l’on ne peut raisonner avec eux.

«Nous commençons par les choses les plus évidentes : à quel point je me
prends au sérieux ?… à quoi je suis attaché?… à quoi je consacre mon temps?

Ce sont des choses que nous pouvons commencer à changer, accumulant ainsi l’énergie suffisante pour libérer un petit peu d’attention, ce qui nous permettra de pénétrer plus loin dans l’exercice.

« Par exemple, au lieu de passer des heures à regarder la télé, à aller
faire des courses ou à converser avec nos amis à propos de choses non
transcendantes, nous pourrions réserver une petite partie de ce temps à
récapituler notre histoire, à pratiquer quelques exercices physiques ou à
aller tout seul marcher, déchaussé, sur une pelouse.

Cela semble simple,mais par le biais de ces pratiques notre panorama sensoriel se redimensionne. Nous récupérons quelque chose qui était là depuis toujours mais qu’on nous donnait pour perdu.

« Au départ de ces petits changements, nous pouvons analyser des éléments plus difficiles à détecter dans lesquels notre vanité se projette jusqu’à la démence. Par exemple… quelles sont mes convictions ?…. dois-je me considérer comme immortel ?… suis-je spécial ?… est-ce que je mérite qu’on prête attention à moi ? Ce type d’analyse, qui jette un pavé dans la mare des croyances qui font de nos sentiments cette grande forteresse, doit être entreprise à travers le silence intérieur en estampillant un engagement très fervent avec l’honnêteté. Sinon, le mental s’en sortira avec toutes sortes de justifications. «

Rencontre avec le Nagual

"L’importance personnelle est homicide"

Rédigé par Agnès

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