Comment a réagi Carlos en voyant sa doublure ?

Publié le 4 Décembre 2019

Comment pouvons-nous atteindre la liberté ?
 
En sacrifiant les chaînes qui nous lient aux objets, aux attachements, aux peurs, à l'importance et à l'histoire personnelle, à l'identification, au désir, à tout ça. Nous sommes libres par nature ; dès que nous jetons nos impositions, nous récupérons notre liberté.
Dans le cas de Carlos, il a dû apprendre à devenir invisible. La vieille dona Florinda lui a donné l’ordre de passer inaperçu car le succès de ses livres le mettait dans une situation gênante - le succès vous prend votre liberté, cela vous met sur le devant de la scène, et un nagual a besoin d’être invisible.
Alors, il prit le nom de Joe Cortes et il partit travailler comme cuisinier dans un restaurant où il faisait cuire des oeufs.
Là eut lieu un évènement qui aurait pu révéler sa véritable identité. Une amie de la serveuse était une admiratrice de Castaneda ; elle vivait dans l’espoir de le rencontrer.
Un jour, cette fille très passionnée arriva au restaurant et dit à Joe Cortes qu'elle avait appris que Castaneda allait passer par là, ainsi ils auraient l'occasion de le connaître. C'était un secret et il devait garder sa bouche close.
Tout à coup, une limousine apparue avec un blondinet aux yeux clairs à l’intérieur. Il donnait des cours sur le nagualisme et usurpait la personnalité de Carlos.
La fille s’écria : « Regarde, c’est Castaneda ! » Et elle courut vers la limousine. Mais il l'a regarda à peine et l'a rejeta.
La fille revint en pleurant vers Joe Cortes qui la prit dans ses bras et la consola : « Calme-toi, ne t'inquiète pas. C'est sa façon d’être, les personnes célèbres ne nous remarquent pas, nous, les pauvres gens. »
Cette fille n'a jamais su que Joe était le vrai Castaneda.
 
Comment a réagi Carlos en voyant sa doublure ?
 
Il ne s’inquiétait pas qu'une autre personne usurpe sa personnalité. Il plaisantait beaucoup à ce sujet.
À une occasion, alors qu’il était avec son éditeur, on les avertit qu’un certain monsieur Castaneda était arrivé.
L’éditeur lui dit : « Ne dis rien Carlitos, nous allons voir qui c'est. »
Il répondit : « Ok, je vais m’occuper de tes plantes qui sont très malades et pendant ce temps tu recevras cette personne. » Et cela se passa ainsi.
Le supposé Castaneda entra, un grand type beau et bien habillé, qui se présenta : « C’est un grand plaisir, je suis le docteur Carlos Castaneda. »
Puis, en voyant Carlos qui continuait à travailler dans son coin, il demanda : « Et qui est cette personne ? » L’éditeur lui répondit : « Oh, ne vous inquiétez pas, c’est mon jardinier. D'ailleurs c’est un véritable fan de vos livres. Ce serait un honneur pour lui de vous être présenté. »
Et se tournant vers Carlos, il lui cria : « Tu entends ça Joe, je vais te présenter au docteur Castaneda ! »
En entendant cela, Carlos se leva, s’essuya les mains, et courut pour aller à la rencontre de sa doublure. Il lui serra la main et lui dit : « C’est merveilleux de vous rencontrer monsieur Castaneda, je suis votre plus grand admirateur. »
À cet instant, l’homme l’interrompit : « C’est docteur Castaneda, docteur en anthropologie. »
Carlos lui répondit : - Oh, veuillez m’excuser docteur. C’est juste que je suis très ému. »
- On m’a dit que vous étiez un fan de mes livres. Vous les avez tous lus ? »
- Oui, certains d'entre eux. » - Et vous les avez compris ? »
- Ah docteur, je ne les ai pas très bien compris. Mais j'aime beaucoup la manière dont vous écrivez. »
Après que l'individu les ait quitté, Carlos et son éditeur s’écroulèrent de rire.
Quand il nous raconta l'incident, il nous dit : « Nous avons joué un tour au docteur Castaneda ! »

Rédigé par Agnès

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :