les SUREM

Publié le 4 Décembre 2019

Je me rappelle d’un vendredi où un ami, Miguel, est venu nous raconter « la légende des filles de la grande flûte ».
Le nagual avait l’habitude de nous appeler « les filles de la grande flûte », mais comme nous ne connaissions pas l'histoire, nous ne savions pas s’il se moquait de nous, ou s’il nous complimentait.
Alors nous avons demandé à Miguel, qui connaissait ce mythe, de nous le raconter.
Il nous raconta que dans la chaîne de montagnes appelée Bacatetes existent des êtres appelés les « Surem », et qu’avec eux vivent quelques entités féminines qui sont les quatre directions cardinales.
Il ajouta : « La légende dit que quand la grande flûte parle, la terre tremble. »
A l’instant où Miguel prononça ces mots, la terre trembla. Nous étions stupéfaits. Il nous demanda : « Pourquoi me regardez-vous avec cet air stupide ? »
Nous ne savions pas si le tremblement de terre avait été réel ou juste le produit d’une suggestion. Alors nous avons allumé la radio et avons entendu aux nouvelles qu'un tremblement de terre venait de se produire, et que son épicentre était dans l'état de Guerrero.
Ce fut une soirée extraordinaire. Chaque mot que Miguel disait au sujet des Bacatetes, des Surem, et des filles de la grande flûte ; nous ressentîmes physiquement ces légendes ce vendredi là. Nous étions vingt personnes à vivre cette expérience. Ce n'était pas quelque chose de mental.
 
Pouvez-vous nous en dire plus à propos des Surem ?
 
Si je vous raconte ce que j'ai vu, vous allez penser que je suis folle. Je peux seulement vous dire que le monde est plein de mystères. Je sais avec une certitude absolue qu'il y a des forces dans l'univers qui ne sont pas humaines et qui possèdent une conscience. Je les ai vues avec ces yeux qui se sont régalés sans regret.
 
Est-ce que ces forces peuvent nous aider dans notre évolution personnelle ?
 
Certaines sont favorables à l’esprit humain et certaines sont contre lui. Mais parler d’elles en termes de bien et de mal ne reflèterait pas leur véritable nature. Je n’ai sais pas comment parler d’elles.
La seule chose que je puisse décrire c’est une absence de lumière, comme dans les trous noirs. Un trou noir n’est ni bon ni mauvais, sa nature est de capturer l’énergie. Elles peuvent nous donner une puissante poussée, mais si nous arrivons trop fermés, alors leur existence peut aller à l’encontre de nos intérêts d’entités humaines.
C’est pour cette raison que l’interaction avec ce monde est si dangereuse.
Le nagual décrivait cela de façon très spéciale : « Nous vivons dans un poulailler cosmique où les prédateurs d’énergie se nourrissent de nous.
Dans un univers prédateur, pourquoi serions-nous l’exception ? » Nous, les êtres humains, nous sentons si importants que nous pensons que nous sommes au-dessus de tout. C’est l’arrogance qui nous pousse à voir les choses à travers le filtre de la raison.
Pour Carlos, la seule manière de traiter avec ces forces était celle du guerrier.
Il disait :
« Il est très facile d’être accepté dans le royaume inorganique. La difficulté est de s’impliquer dans une guerre éternelle à l’intérieur d’un univers prédateur. Si je dois un jour aller avec eux, ils devront se battre pour avoir ma conscience. »

Rédigé par Agnès

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