Quelle est la relation entre l’Aigle et la récapitulation ?

Publié le 2 Décembre 2019

 
 
Le concept de l’Aigle est compris comme l’âme de la conscience collective de la planète, ce que Grimberg appelle « l’hyper campo », - l’hyper sphère - et Teilhard de Chardin la « noosphère », - la sphère de conscience transhumaine -, la conscience cosmique à l’intérieur de laquelle nous existons en tant que bulles individuelles d’attention.
Ainsi, nos expériences appartiennent en dernière instance à l’Aigle et nous n’avons aucun moyen de retenir notre individualité au-delà de notre mort, sauf en gardant à l’esprit cette relation de dépendance.
Carlos affirmait que l’Aigle se nourrit de notre vie et de nos expériences, et que notre alternative, en tant qu’êtres conscients qui sont destinés à mourir, est de rendre tout ce que nous avons été.
L’option qui existe est de récapituler notre vie et d’offrir un genre de « copie énergétique » de nos expériences vitales, une copie qui satisfera le pouvoir qui gouverne notre destinée.
Nous passons la plus grande partie de notre vie en étant inconscients ou à moitié conscients.
Quand nous rendons nos expériences conscientes en pratiquant la récapitulation, nous créons une copie énergétique que nous donnons à l’Aigle et, en même temps, nous récupérons l’énergie que nous avons laissée dans ces expériences. « Donnez à l’Aigle ce qu’il demande en pratiquant la récapitulation. Ainsi il vous laissera passer librement », nous disait Castaneda.
Un jour, je demandai au nagual si quelqu’un qui était conscient de tout ce qu’il faisait pouvait ne pas avoir besoin de récapituler. Il acquiesça.
La récapitulation fonctionne pour les actions dont nous n’avons pas été pleinement conscients dans notre vie. Si l’énergie n’est pas appelée à revenir alors elle reste là, dans les événements.
D’après ce que j’en ai compris, quand vous observez les situations de votre vie et que votre attention est à cent pour cent, vous les faites transmuter selon les termes de la philosophie tantrique.
Aussi, nous ne voyons pas complètement les choses telles qu’elles sont car nous n’utilisons qu’une petite partie de notre attention.
Carlos nous disait que si vous ne récapitulez pas bien une personne, elle réapparaît dans votre vie. C’est parce que les fibres d’énergie de conscience que nous dispersons dans nos interactions avec les autres continuent d’attirer l’énergie perdue pour combler le trou.
Il nous disait aussi que lorsque l’on veut se séparer de certaines personnes et que c’est impossible, c’est parce que nous ne les avons pas récapitulées.
La technique est très simple. D’abord vous devez « armer » votre mémoire. Ensuite, vous devez reconstituer les souvenirs de votre vie, les sentiments, les frustrations, les moments de colère, les histoires d’amour, tout.
 
Récapituler, c’est mettre les souvenirs sur la table et les observer de façon détachée.
Une fois que vous avez exposé votre propre collection particulière d’incidents, vous vous reconnaissez tel que vous êtes : « Voilà ce que je suis ! »
Il est nécessaire de tout reconnaître. Ensuite, on applique la technique de changer les éléments du tonal : « Je ne suis pas obligé de mettre ça en avant, je peux le placer à l’arrière » et ainsi de suite.
Récapituler, c’est attribuer de la conscience aux souvenirs ; redistribuer leur énergie et ainsi changer l’importance relative que nous donnons à nos caractéristiques personnelles. Cela permet aussi de finir ou de fermer des cycles.
Un des aspects sur lequel il insistait était que la récapitulation devait être accompagnée par une façon particulière de respirer.
Il affirmait que respirer est un acte magique parce qu’il purifie. En fait, « armer » la mémoire consiste à inhaler les filaments perdus et à expirer ceux qui ne nous appartiennent pas.
Cette respiration spécialisée consiste à faire un certain mouvement de balayage avec la tête d’un côté et de l’autre.
Il nous expliqua que ce mouvement massait l’hypothalamus. L’hypothalamus est un centre important qui transforme l’énergie et qui nous aide à séparer le cerveau droit du cerveau gauche. Lorsque nous sommes tendus, il se coince et toute la zone est contractée.
Ce que l’Aigle consomme à la fin de notre vie est la première attention, enrichie par les expériences de notre histoire personnelle.
Cependant, les sorciers établissent avec notre créateur une sorte de contrat qui stipule que nous lui rendions non pas notre conscience mais notre expérience. Et nous pouvons faire ce payement à travers la récapitulation.
La récapitulation est un des outils les plus valables pour dégager la route afin d’accomplir un acte de la plus haute importance pour les sorciers : atteindre un autre niveau de conscience.
Car cela implique le passage dans un autre monde. En termes concrets, on doit rediriger et redistribuer l’énergie. Quand nous rendons ou ramenons à nous nos filaments, le cycle de l’énergie est complet.

Rédigé par Agnès

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :