Un sorcier devrait éprouver un profond sentiment d’être, non seulement pour son monde magique mais aussi pour son monde quotidien

Publié le 2 Décembre 2019

 C’est pour cette raison que cela fut pour moi étrange d’entendre Castaneda nous parler de l’importance de se demander :  « Où en est l’homme dans sa pensée contemporaine ? Il est nécessaire de savoir où nous en sommes. Il est nécessaire d’avoir une romance avec la connaissance. »        

J’étais intrigué par la signification de ces mots, qu’il exprimait avec tant d’insistance. Finalement, je le compris après la parution du livre « Les Portes du Rêve » de Florinda Donner, que je lus avec beaucoup d’intérêt.      

Je me souviens qu’à un moment Florinda explique : « Un sorcier devrait éprouver un profond sentiment d’être, non seulement pour son monde magique mais aussi pour son monde quotidien. » Et elle ajoute qu’il devrait essayer « d'être toujours à la pointe ».        C’est pour cette raison que don Juan et les autres chamans se consacraient à « interpréter les aspects sociaux, historiques, et psychologiques du monde. »        

Cela me fit réaliser que les sorciers étaient très intéressés par ce monde, qui me semblait être si matérialiste et conflictuel, et qu’ils se tenaient au courant de tout ce qui s’y passait.        

Par exemple, Florinda écrit :  « Silvio Manuel aimait regarder la télévision, il aimait être informé de ce qui se passait dans le monde et il tenait les autres au courant en déformant souvent malicieusement la réalité des faits. »       

Un autre sorcier, Emilito, laissa Florinda perplexe du fait qu’il savait beaucoup de choses sur les courants intellectuels occidentaux et elle en tira la conclusion que cela lui donnait l’incroyable habilité d’être capable d’intégrer la raison et l’intuition :  « Les sorciers sont un pas en avant des intellectuels occidentaux…dans leur romance avec les idées, ils ont cultivé la raison jusqu’à ses limites. » 

Rédigé par Agnès

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