Publié le 25 Octobre 2016

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Publié le 9 Octobre 2016

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Publié le 9 Octobre 2016

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Publié le 8 Octobre 2016

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Publié le 8 Octobre 2016

C'est alors qu'il amorça son explication. Il esquissa brièvement les vérités relatives à la conscience dont il avait déjà parlé. Il répéta qu'il n'y a pas de monde objectif mais seulement un univers formé des champs d'énergie que les voyants appellent les émanations de l'Aigle ; que les êtres humains sont faits des émanations de l'Aigle et sont par essence des bulles d'énergie luminescente ; que chacun de nous est enveloppé dans un cocon qui contient une petite partie de ces émanations ; que l'on accède à la conscience grâce à la pression constante que les émanations extérieures à notre cocon, appelées émanations en liberté, exercent sur celles qui se trouvent à l'intérieur de notre cocon ; que la conscience engendre la perception, ce qui se produit quand les émanations intérieures à notre cocon s'alignent avec les émanations en liberté qui leur correspondent.
La vérité qui vient ensuite est que la perception se réalise parce qu'il y a en chacun de nous un agent appelé le point d'assemblage qui sélectionne les émanations intérieures et extérieures pour l'alignement. L'alignement particulier que nous percevons comme étant le monde résulte de l'endroit spécifique où se situe notre point d'assemblage dans notre cocon.

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Publié le 8 Octobre 2016

La piste de la connaissance. "Au moment où notre corps physique devient totalement conscient de sa contrepartie éthérique énergétique, nous avons franchi le pas dans l'abstrait, un monde de conscience complètement différent" (Taisha Abelar)

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Publié le 8 Octobre 2016

Un article du Libé du 28 janvier 2013 "Le feu intérieur du Burn-Out" est consacré à la sortie de l'ouvrage "Global Burn-Out", qui revient sur ce concept issu de la psychologie et qui désigne un état d'épuisement et d'ennui, typiquement moderne. Le Burnout psychologique a été conceptualisé pour la première fois par Herbert Freudenberger en 1974 dans son ouvrage "Staff burnout", mais le terme avait été inventé par Graham Greene dans son roman "A Burnt-Out Case" (1960).
"Incendie intérieur" "feu intérieur", "feu dévastateur", autant de termes employés par l'auteur de l'article pour parler de ce mal contemporain mais qui, pour les lecteurs de Carlos Castaneda, rappellent plutôt son "Fire from within" "Le feu du dedans", qui désigne … tout le contraire du "Burn-Out"

"Lorsque je lui demandai une fois quel était le principal caractère des voyants du nouveau cycle, il répondait qu'ils étaient les guerriers de la liberté totale, qu'ils possédaient une telle maîtrise de la conscience, de l'art de traquer et de l'intention que la mort ne les surprenait pas comme elle surprend les autres mortels, mais qu'ils choisissaient le moment et la forme de leur départ de ce monde. Le moment venu, ils étaient consumés par un feu intérieur et s'évanouissaient de la surface de la terre, libres, comme s'ils n'avaient jamais existé."
Carlos Castaneda, Le Feu du Dedans, 1984, traduit par Amal Naccache, Gallimard, 1985. Editions Folio Essais, avril 1998, page 15

C'est dans cet ouvrage de 1984 que Castaneda rapporte pour la première fois l'enseignement de Don Juan sur la première et la seconde attention, sur l'oeuf lumineux, le point d'assemblage et qu'il évoque aussi l'Aigle, source de la conscience de l'homme.

"Il me dit que les conclusions auxquelles on accède par le raisonnement avaient très peu, voire pas d'influence susceptible de modifier le cours de notre vie. D'où les innombrables exemples de personnes qui, étant les plus lucides dans leurs convictions, agissent pourtant sans cesse dans un sens diamétralement opposé à celles-ci ; et la seule explication qu'ils donnent à leur conduite est que l'erreur est humaine.

"La première vérité est que le monde est ce qu'il paraît, et pourtant ne l'est pas. Il n'est pas aussi solide ni réel que notre perception a été amenée à le croire, mais il n'est pas non plus un mirage. Le monde n'est pas une illusion, comme on l'a dit ; il est réel, et il est irréel. Sois très attentif à cela, car il ne faut pas seulement que tu l'acceptes, il faut que tu le comprennes. Nous percevons. Cela est un fait d'évidence. Mais ce que nous percevons n'est pas un fait du même ordre car on nous enseigne ce qu'il faut percevoir.
"Quelque chose, là dehors, affecte nos sens. Cela est réel. Ce qui n'est pas réel, c'est ce que nous disent nos sens sur la nature de cette chose. (…) Nos sens perçoivent comme ils le font parce qu'une propriété spécifique de notre conscience les y force."
(…)
Don Juan me demanda d'un ton mi-figue, mi-raisin si je connaissais une meilleure façon de répondre à la question qui a toujours hanté l'homme : la raison de notre existence. Je pris tout de suite une position défensive et commençai par dénoncer l'absurdité de la question, car elle ne pouvait faire l'objet d'une réponse logique. Pour discuter de ce sujet, poursuivi-je, il faudrait que nous parlions des croyances religieuses et que nous en fassions entièrement une question de foi.
"Les anciens voyants ne parlaient pas que de foi, dit-il. Ils n'avaient pas l'esprit aussi pratique que les nouveaux voyants mais ils l'avaient suffisamment pour savoir ce qu'ils voyaient. Ce que je tentais de t'indiquer par cette question qui t'a tellement ébranlé, c'est le fait que notre rationalité ne peut trouver à elle seule une réponse quant à la raison de notre existence. A chacune de ses tentatives, la réponse débouche sur une question de foi. Les anciens voyants ont pris une autre voie et ils ont bien trouvé une réponse qui n'implique pas la foi seule.
"Les anciens voyants, en prenant des risques follement dangereux, poursuivit-il, virent véritablement la force indicible qui est la source de tous les êtres sensibles. Ils l'appelèrent l'Aigle car, dans les rares et brèves visions qu'ils purent soutenir, ils virent cette force sous une forme qui ressemblait à celle d'un aigle noir et blanc, d'une dimension infinie.

Ils virent que c'est l'Aigle qui donne la conscience. L'Aigle crée les êtres sensibles afin qu'ils vivent et enrichissent la conscience qu'il leur donne en même temps que la vie. Ils virent aussi que c'est l'Aigle qui dévore cette conscience enrichie après avoir fait en sorte que les êtres sensibles s'en dessaisissent au moment de leur mort.
(...)
A son avis, il serait plus exact de parler de l'existence d'une force qui exerce une attraction sur notre conscience, d'une façon assez semblable à celle d'un aimant attirant des pailles de fer. Au moment de la mort, tout notre être se désintègre sous l'attraction de cette force immense.
Il trouvait grotesque qu'un tel événement soit interprété par l'image de l'Aigle en train de nous dévorer, parce que cette interprétation transforme un acte indicible en un fait aussi banal que celui de manger.
(...)
- Comment l'homme utilise-t-il les émanations (de l'Aigle), don Juan ?
- C'est si simple que cela en a l'air idiot. Pour un voyant, les hommes sont des êtres lumineux. Notre luminosité est composée de la partie des émanations de l'Aigle qui se trouve enfermée dans notre cocon en forme d'oeuf. Cette partie spécifique, cette poignée d'émanations enfermées est ce qui fait de nous des hommes. Percevoir consiste à accorder les émanations qui se trouvent à l'intérieur de notre cocon avec celles qui se trouvent à l'extérieur.

Carlos Castaneda, Le Feu du Dedans, 1984, traduit par Amal Naccache, Gallimard, 1985. Editions Folio Essais, avril 1998, pages 66-80

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Publié le 8 Octobre 2016

La première vérité au sujet de la conscience est que le monde autour de nous n'est pas vraiment comme nous pensons qu'il est. Nous pensons que c'est un monde d'objets; ce qu'il n'est pas.

Le sens de l'existence de tous les êtres vivants est la croissance de la conscience.

Tout le monde tombe dans l'erreur de croire que voir se fait avec les yeux.

Voir n'est pas une question de yeux. Voir c'est l'alignement. L'alignement des émanations utilisé habituellement est la perception du monde au jour le jour, mais l'alignement des émanations qui ne sont d’habitude jamais employées est voir. Quand un tel alignement se produit, on voit. Par conséquent, voir résulte d'un alignement inhabituel.

Le truc avec la conscience est de laisser la fixation d'émanations (externe) fusionner avec celles à l'intérieur de nous. Les visionnaires croient que si nous laissons cela se produire, nous devenons ce que nous sommes vraiment — fluides, en mouvements pour toujours, éternels.

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Publié le 8 Octobre 2016

Les Européens traitent leurs corps comme s'ils étaient des objets. Nous les remplissons d'alcool, de nourriture avariée, et d'inquiétude. Quand quelque chose de mal nous arrive, nous croyons que le corps a été attaqué par des microbes. Don Juan ne pense pas de cette façon. Pour lui, une maladie est une disharmonie entre l'homme et le monde.

Nous vivons étroitement liés avec toute la vie. Quelque chose change chaque fois que nous faisons du mal intentionnellement à un végétal ou à un animal.

Nous nous sentons si importants et nous nous prenons tellement au sérieux qu'on oublie que ce monde est un grand mystère, qui peut nous enseigner si nous l'écoutons.

S'il n'y a aucune manière de savoir si j'ai encore une minute à vivre, alors je dois vivre comme si c'était mon dernier moment. Chaque action d'un guerrier est sa dernière bataille. Par conséquent, il doit faire tout impeccablement. Rien ne doit être laissé inachevé. Cette idée a été très libératrice pour moi. Je n'ai aucune affaire inachevée, rien n'est remis à plus tard, et rien ne me lie. Je parle avec vous ici, et je peux ne jamais retourner à Los Angeles de nouveau. Ce serait sans importance, parce que j'ai pris soin de tout avant de venir ici.

Cela ne réclame pas de courage pour faire sauter un bâtiment (en cas de terrorisme révolutionnaire), mais afin de cesser de fumer, ou d'arrêter d'être anxieux, ou d'arrêter le dialogue interne on doit se transformer. La vraie réforme commence ici. (Une fois) don Juan m'a dit, “Je ne peux pas imaginer comment (cet homme) peut prendre soin du corps d'autres personnes alors qu'il n'aime pas son propre corps.” (Cet homme fumait tout le temps).

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Publié le 8 Octobre 2016

Carlos Castaneda, La lueur de la conscience

– Que disent les nouveaux voyants sur la nature de la perception, don Juan ?

– Ils disent que la perception est une condition de l’alignement; les émanations intérieures au cocon s’alignent avec les émanations extérieures qui leur correspondent. L’alignement est ce qui permet à chaque créature vivante de cultiver la conscience. Les voyants affirment cela parce qu’ils voient les créatures vivantes comme elles sont en réalité : des êtres lumineux qui ressemblent à des bulles de lumière blanchâtre. ”

Je lui demandai comment les émanations intérieures au cocon s’accordent aux émanations extérieures, pour réaliser la perception.

“ Les émanations intérieures et les émanations extérieures sont les mêmes filaments de lumière, dit-il. Les êtres sensibles sont des bulles minuscules composées de ces filaments, des points de lumière microscopiques liés aux émanations infinies. ”

Il poursuivit et m’expliqua que la luminosité des êtres vivants vient de la partie spécifique des émanations de l’Aigle qu’ils contiennent dans leur cocon lumineux. Quand les voyants voient la perception, ils constatent que la luminosité des émanations de l’Aigle qui se trouvent à l’extérieur du cocon de ces créatures avive la luminosité des émanations intérieures à leur cocon. La luminosité extérieure exerce une attraction sur celle de l’intérieur; elle la prend au piège, pour ainsi dire, et la fixe. Cette fixation constitue la conscience de chaque être particulier.

Les voyants peuvent également voir comment les émanations qui se trouvent à l’extérieur du cocon exercent une pression spéciale sur la partie des émanations qui est située à l’intérieur. Cette pression détermine le degré de conscience dont jouit chaque être vivant.

Je lui demandai d’être plus clair quant à la façon dont les émanations de l’Aigle qui se trouvent à l’extérieur du cocon exercent une pression sur celles de l’intérieur.

“ Les émanations de l’Aigle, dit-il, sont plus que des filaments de lumière. Chacune d’entre elles est une source d’énergie illimitée. Considère cela sous cet angle : les émanations extérieures au cocon étant de même nature que celles qui se trouvent à l’intérieur, leurs énergies forment une sorte de pression continue. Mais le cocon isole les émanations qu’il renferme dans sa trame et oriente ainsi la pression.


“ J’ai évoqué devant toi le fait que les anciens voyants étaient maîtres dans l’art de manier la conscience, poursuivit-il. Ce que je peux ajouter maintenant, c’est qu’ils étaient les maîtres de cet art parce qu’ils avaient appris à manipuler la structure du cocon de l’homme. Je t’ai dit qu’ils avaient élucidé le mystère de la conscience. J’entendais par là qu’ils ont vu et compris que la conscience est une lueur qui se trouve au sein du cocon des êtres vivants. Ils l’ont appelée à juste titre la lueur de la conscience. ”

Il m’expliqua que les anciens voyants ont vuque la conscience de l’homme est une lueur d’une luminosité couleur d’ambre, plus intense que le reste du cocon. Cette lueur se trouve sur une étroite bande verticale située à l’extrême droite du cocon, et qui s’étend sur toute sa longueur. La maîtrise des anciens voyants consista à déplacer cette lueur, à faire en sorte qu’elle se propage, à partir de sa position d’origine, à la surface du cocon, vers l’intérieur, sur sa largeur.

Carlos Castaneda, Le Feu du dedans, chp. 4 La lueur de la conscience, p. 84-86

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