Publié le 23 Mars 2017

– Il m’a expliqué que pendant son séjour sur
cette Terre, poursuivit-elle, Silvio Manuel était
comme Eligio.

Il avait disparu un beau jour sans lais-
ser de traces ; il était entré dans l’autre monde. Il
était resté absent pendant des années ; puis, soudain,
il était revenu.

Le Nagual disait que Silvio Manuel
ne se souvenait plus de l’endroit où il s’était rendu,
ni de ce qu’il avait fait, mais que son corps avait été changé.

Il était revenu dans ce monde, mais dans son
autre moi

– Qu’a-t-il dit d’autre, Gorda ? demandai-je.
– Je ne me souviens de rien... C’est comme si je
regardais à travers un brouillard.

Je savais que si nous insistions avec assez d’achar-
nement nous découvririons sur-le-champ qui était
Silvio Manuel. Je le lui dis.

– Le Nagual enseignait que l’intention est pré-
sente partout, s’écria la Gorda tout à coup.

– Qu’est-ce que cela signifie ? demandai-je.

– Je ne sais pas. Je ne fais qu’exprimer des choses
qui me viennent à l’esprit, Le Nagual disait aussi que
l’intention est ce qui fait le monde.

......

Dans sa vie, le Nagual avait appris l’intention de centaines
de choses. Mais Silvio Manuel était allé à la source
elle-même. Il l’avait captée. Il n’avait pas eu besoin
d’apprendre l’intention. Le problème, c’est qu’il
n’avait plus de désirs, parce que l’intention n’a au-
cun désir par elle-même, si bien qu’il devait compter
sur le Nagual pour la volition. Et d’autres termes,
Silvio Manuel pouvait faire tout ce que le Nagual dé-
sirait. Le Nagual orientait l’intention de Silvio Ma-
nuel. Mais comme le Nagual n’avait pas de désirs lui
non plus, la plupart du temps ils ne faisaient rien du
tout.

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Rédigé par Agnès

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Publié le 23 Mars 2017

Le tonal est tout ce que nous pouvons nommer, tandis que le nagual est le reste, l’innommable.

Le tonal fait le monde parce qu’il en est le témoin et parce qu’il juge d’après ses propres règles.

Don Juan considère que le tonal est comme la surface d’une table, comme une île où tout est. Cette île est le monde objectif, ce qui est le plus proche à nos sens, ce que nous pouvons percevoir.
Tandis que le nagual est le monde subjectif, tout ce qui est caché à nos sens endormis.

Il est la partie des femmes et des hommes pour laquelle il n’y a pas de description, ni de mots, ni de sentiments, ni de connaissance.

Á la question si le nagual est l’être suprême, le Tout Puissant, Dieu, don Juan lui répond : «Non, Dieu se trouve aussi sur la table».

Mais l’apprenti insistant, il ajoute que le nagual n’est pas Dieu, parce que Dieu lui-même fait partie du tonal personnel de chaque être humain, ainsi que du tonal de chaque époque.

Le tonal a beau exercer un contrôle très habile, ce qui importe c’est que le nagual émerge.

Sa manifestation, cependant, passe inaperçue.

Le grand art du tonal est de supprimer toute apparition du nagual, au point que, même si celle-ci est la chose la plus naturelle du monde, on ne la remarque pas.

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Rédigé par Agnès

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Publié le 10 Mars 2017

Rédigé par Agnès

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Publié le 8 Mars 2017

« Le problème, c’était que j’avais perdu ma forme
humaine avant vous. Si nous l’avions perdue tous les
deux en même temps, nous aurions pu nous aider
mutuellement ; mais dans les circonstances les hauts
et les bas se sont succédé plus vite que je ne saurais
m’en souvenir. »

Jamais je n’avais vraiment cru, lui avouai-je, qu’elle
avait perdu sa forme humaine. Selon ma compré-
hension des choses, perdre la forme humaine in-
cluait un corollaire nécessaire : une constance de ca-
ractère restée hors de sa portée – si j’en jugeais en
tout cas d’après ses hauts et ses bas émotionnels. A
cet égard je m’étais montré sévère et injuste envers
elle.

Ayant perdu ma forme humaine, j’étais mainte-
nant en mesure de comprendre qu’être sans forme
(entre autres choses) constitue un obstacle au calme
et à l’égalité d’âme.

Il n’y a aucune force émotion-
nelle automatique liée à cet état. Un des aspects d u 
détachement, la capacité de se plonger totalement
dans ce que l’on fait, s’étend bien entendu à tout, y
compris a l’instabilité et à la mesquinerie.

L’avantage d’ être sans forme est de nous permettre un temps 
d’arrêt – à la condition d’avoir l’autodiscipline et le courage de l’utiliser.

Le comportement passé de la Gorda me devint enfin compréhensible. Elle était sans forme depuis des années, mais sans l’autodiscipline voulue.

page 174 - le Don de l'Aigle

Explication (page 174 - le Don de l'Aigle)

– Un guerrier est un être qui recherche la liber-
té, me dit-elle à l’oreille. La tristesse n’est pas la liber-
té. Nous devons nous en détacher.

Avoir le sens du détachement, comme l’avait dit
don Juan, implique de prendre un temps d’arrêt
pour réévaluer les situations. Au comble de ma tris-
tesse, je compris ce qu’il voulait dire par là. Je possé-
dais le détachement, il m’appartenait d’utiliser main-
tenant ce temps d’arrêt de façon correcte. Ou en
tout cas de m’y efforcer.

Je ne sais pas si ma volonté joua un rôle, mais ma
tristesse disparut tout à coup, C’était comme si elle
n’avait jamais existé. La vitesse de mon changement
d’état d’âme, et son caractère total, m’alarmèrent.
– Ah, vous voici au même point que moi I s’écria
la Gorda quand je lui eus décrit mon changement 
d’humeur. 


Après toutes ces années passées, je n’ai
pas encore appris à maîtriser le fait d’être sans
forme. Je saute désespérément d’un sentiment à l’au-
tre le temps d’un soupir. Parce que j’étais sans for-
me, j’ai pu aider les petites sœurs, mais j’étais égale-
ment à leur merci. Chacune d’elles était assez forte
pour me faire osciller d’un extrême à l’autre.

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Rédigé par Agnès

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Publié le 4 Mars 2017

« L’homme qui s’avance sur le chemin de la sorcelle-
rie doit à tout moment faire face à une imminente
annihilation et inévitablement il acquiert une cons-
cience aiguë de sa mort. Sans la conscience de la mort,
il ne serait qu’un homme ordinaire impliqué dans des
actes ordinaires. Il n'aurait pas la puissance et la con-
centration indispensables pour transformer son temps
ordinaire sur terre en pouvoir magique.
« Ainsi, pour être un guerrier, un homme doit avoir,
en tout premier lieu et de manière vraiment authenti-
que, une conscience aiguë de sa propre mort. Mais se
soucier en permanence de la mort contraindrait norma-
lement tout homme à se concentrer sur soi, et cela
serait débilitant. Donc la seconde chose dont on a
besoin pour être un guerrier est le détachement. L'idée
de la mort imminente, au lieu de tourner à l'obsession,
devient indifférence. »
Don Juan cessa de parler, puis me regarda. Il parais-
sait attendre un commentaire de ma part.
« Est-ce que tu comprends ? » demanda-t-il.
Je comprenais ce qu’il m’avait dit, mais je ne voyais
pas comment on pouvait arriver à un sens de détache-
ment vis-à-vis de la mort. Je lui dis que du point de vue
de mon propre apprentissage j’avais déjà connu le
moment où la connaissance devient une affaire
effrayante. Je pouvais également affirmer que les don-
nées ordinaires de ma vie quotidienne ne m'étaient plus
d'aucun secours, et je désirais, et beaucoup mieux que
désirer, j'avais besoin de vivre comme un guerrier.
« Maintenant tu dois te détacher, dit-il.
– De quoi ?
– Détache-toi de tout.
– C'est impossible. Je ne veux pas devenir un er-
mite.
– Etre un ermite c'est aussi une indulgence envers soi
et jamais je n’ai voulu dire cela. Un ermite n'est pas détaché, car il s’abandonne volontairement pour deve-
nir ermite.
« Seule l’idée de la mort détache suffisamment
l'homme au point de le rendre incapable de s'abandon-
ner à quoi que ce soit, Seule l'idée de la mort détache
suffisamment l’homme au point qu'il ne peut plus
considérer qu'il se prive de quelque chose. Un homme
de cette sorte ne désire, malgré tout, absolument rien,
car il a acquis un appétit silencieux pour la vie et toutes
les choses de la vie. Il sait que sa mort le traque, qu'elle
ne lui laissera pas le temps de se cramponner à quoi
que ce soit; donc, sans en ressentir un désir obsédant, il
essaie la totalité de toute chose.
« Un homme détaché, homme qui sait qu’il n’a pas la
possibilité d’éviter sa mort, n’a qu'une seule chose sur
laquelle il puisse s’appuyer : le pouvoir de ses décisions.
Il doit être, pour ainsi dire, le maître de ses choix. Il doit
clairement comprendre que son choix dépend de lui
seul et qu'une fois fait il n’y a plus de temps pour des
regrets ou des lamentations. Ses décisions sont irrévo-
cables simplement parce que la mort ne lui laisse pas le
temps de se cramponner à quoi que ce soit.
« Et alors, conscient de sa mort, grâce à son détache-
ment, et avec le pouvoir de ses décisions, un guerrier
fixe sa vie stratégiquement. La connaissance de sa mort
le guide, le rend détaché et silencieusement robuste. Le
pouvoir de ses décisions le rend capable de choisir sans
regrets, et du point de vue stratégique son choix est
toujours le meilleur. Ainsi il accomplit tout ce qu'il doit
faire avec plaisir et avec une compétence sûre.
« Quand un homme se conduit de cette façon on peut
réellement dire que c’est un guerrier, et qu'il a acquis la
patience ! »

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Rédigé par Agnès

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Publié le 4 Mars 2017

« Ce que tu appelles volonté, c’est le caractère et une
forte disposition. Ce qu’un sorcier appelle volonté, c'est
une force qui vient de l’intérieur de nous-mêmes et qui
va se greffer sur le monde en dehors de nous. Elle sort
par le ventre, là où sont tes fibres lumineuses. »
Il frotta son nombril pour me montrer la zone dont il
parlait.
« Je dis qu’elle sort par là parce qu'on peut la sentir
sortir.
– Pourquoi l’appelles-tu volonté ?
– Je ne lui donne pas n'importe quel nom de mon
propre gré. Mon benefactor l'appelait volonté, et d'au-
tres hommes de connaissance l'appellent volonté.
– Hier, tu disais qu'on peut percevoir le monde avec
ses sens aussi bien qu’avec sa volonté. Comment est-ce
possible ?
– L'homme moyen peut " attraper ” les choses du monde seulement avec ses mains, ou avec ses yeux, ou avec ses oreilles. Mais un sorcier peut aussi les “ attraper " avec son nez, ou sa langue, ou sa volonté, particulièrement avec sa volonté. Je ne puis pas exactement te décrire comment cela se fait, mais toi-même, par exemple, tu ne peux pas me décrire comment tu entends. Il se trouve que moi aussi j'entends, par conséquent nous pouvons parler de ce que nous entendons, mais jamais
de la manière dont nous entendons. Un sorcier se sert
de sa volonté pour percevoir le monde. Mais percevoir
de cette façon, ce n'est pas comme entendre. Quand on
regarde le monde, ou quand on l’entend, on a l'impres-
sion qu'il est présent et qu'il est réel. Mais quand on
perçoit le monde avec sa volonté, on sait qu’il n'est pas
“ aussi présent ” ou “ aussi réel " qu'on le croit en
général.
– La volonté, est-ce comme voir ?
– Non. La volonté c'est une force, un pouvoir. Voir ce
n'est pas une force, mais plutôt une façon de passer au
travers des choses. Un sorcier peut avoir une volonté
très forte et cependant n'être pas capable de voir, ce qui
veut dire que seul un homme de connaissance perçoit
avec ses sens et avec sa volonté, et aussi avec sa faculté
de voir. »
Je lui confiai que j’étais de plus en plus dérouté quant
à la manière de faire usage de ma volonté pour oublier
le gardien. Cette constatation et mon air perplexe
parurent le combler d’aise.
« Je t’ai prévenu qu'à force de parler on embrouille
tout, dit-il en riant. Mais au moins, tu sais maintenant
que tu es en train d'attendre ta volonté. Tu ignores
toujours ce que c’est, ou comment elle va se manifester
en toi. Surveille donc soigneusement tout ce que tu fais.
Ce qui pourrait t’aider à développer ta volonté se trouve
parmi toutes les petites choses que tu fais. »

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Rédigé par Agnès

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Publié le 4 Mars 2017

– Une promesse comme celle-là ne peut pas se chan-
ger simplement en le disant. Peut-être que bientôt, très
bientôt tu seras capable de savoir que faire pour la
changer. Peut-être aussi que du même coup tu pourras
voir.
– Pourriez-vous m'indiquer comment procéder ?
– Tu dois attendre patiemment, tout en sachant que
tu es en train d’attendre, tout en sachant ce que tu
attends. Voilà une attitude de guerrier. Et s'il s’agit du
problème de tenir ta promesse, alors tu dois prendre
conscience que tu la tiens. Le moment viendra où ton
attente prendra fin, et tu n’auras plus à honorer ta
promesse. Il n’y a rien que tu puisse faire pour la vie de
ce petit garçon. Lui seul pourrait annuler les effets de
cet acte.
– Mais comment peut-il faire cela ?
– En apprenant à réduire ses besoins à rien. Aussi
longtemps qu’il pense qu’il a été une victime, sa vie sera
un enfer. Et pour aussi longtemps que tu penses de
même, ta promesse restera valide. Ce qui nous rend
malheureux est le fait de vouloir. Cependant si nous
pouvions réduire nos besoins à rien, la plus petite des
choses que nous aurions serait un cadeau véritable. Sois
en paix, tu as fait à Joaquin un bon cadeau. Etre pauvre
ou éprouver un désir quelconque n'est qu'une pensée.
De même en est-il de haïr, d’avoir faim et de souffrir.
– Don Juan, je ne peux vraiment pas croire une telle
chose. Comment la faim et la douleur peuvent-elles être
seulement des pensées ?
– Pour moi, maintenant, ce ne sont que des pensées.
C’est tout ce que je sais. J'ai accompli cet exploit. Que tu
le veuilles ou non, le pouvoir de faire constitue tout ce
que nous avons à opposer aux forces de notre vie. Sans
.ce pouvoir nous sommes la lie du vin, la poussière dans
le vent.
– Don Juan, je sais très bien que vous avez accompli
cela, mais comment un simple homme comme moi ou le
petit Joaquin peut-il accomplir la même chose ?
– C’est à chacun de nous, en tant que simple individu,
de décider de s'opposer aux forces de nos vies. Je te l'ai
dit maintes et maintes fois, seul un guerrier peut
survivre. Un guerrier sait qu'il attend et il sait pourquoi
il attend. Pendant qu'il attend, il ne désire rien. Ainsi
reçoit-il la plus petite des choses, elle est plus qu'il n'en
peut prendre. S'il a besoin de manger, il découvre un
moyen, parce qu'il n'a pas faim. Si quelque chose le
blesse, il trouve un moyen de l’arrêter, car il ne souffre
pas. Avoir faim ou souffrir signifie que l'homme s'est
laissé aller et qu’il n’est plus un guerrier. Les forces de
sa faim et de sa souffrance le détruiront. »
Je désirais toujours soutenir ma position, mais n’en fis
rien; je me rendis compte que le fait d'argumenter
consistait à créer une barrière pour me protéger de la
force dévastatrice de l’exploit magnifique de don Juan,
une force qui m'avait profondément marqué de sa
remarquable puissance.
Comment savait-il cela ? Je pensais que peut-être je lui
avais raconté l’histoire de « .Nez en bouton » au cours
d’un de mes états de réalité non ordinaire. Cependant je
ne me souvenais de rien de semblable, mais en l'occur-
rence ne pas se souvenir était facilement compréhensi-
ble.
« Don Juan, comment connaissiez-vous ma pro-
messe ?
– Je l’ai vue.
– L’aviez-vous vue lorsque je pris Mescalito, ou lors-
que je fumai votre mélange ?
– Je l'ai vue maintenant, aujourd’hui.
– Aviez-vous vu toute l'histoire ?
– Et à nouveau te voilà avec tes questions. Je te l'ai
déjà dit, ça ne sert à rien de parler de ce qu'est voir.
C’est rien du tout. »
Je n’insistai pas, j'étais émotionnellement convaincu.
« Une fois, je fis un vœu, dit don Juan, et le son de sa
voix me fit tressaillir.
« Je promis à mon père que j’allais vivre pour
détruire mes assassins. Pendant des années cette pro-
messe demeura avec moi. Maintenant elle est changée.
Je ne suis plus intéressé à détruire qui que ce soit. Je
n’éprouve pas de haine envers les Mexicains. Je ne hais
personne. J'ai appris que les innombrables chemins que
chacun dans sa vie traverse sont tous égaux. A la fin,
oppresseurs et opprimés se retrouvent, et la seule chose
qui l’emporte reste que la vie fut en tout trop courte
pour les uns comme pour les autres. Aujourd'hui je suis
triste non pas à cause de la manière dont mon père et
ma mère sont morts. Je me sens triste parce qu'ils
étaient Indiens. Ils vécurent comme des Indiens et ils
moururent comme des Indiens. Jamais ils ne surent
qu’avant toute autre chose ils étaient des hommes. »

les promesses - page 184 - Voir

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Rédigé par Agnès

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Publié le 2 Mars 2017

page 72 - Le passage des sorciers - Taîsha Abelar

 

COMMENT UTILISER LES FIBRES POUR RECAPITULER

 

 

Quand tu récapitules, essaie de sentir quelques longues fibres tentaculaires qui partent du centre de ton corps. Puis coordonne le mouvement tournant de ta tête avec celui de ces fibres insaisissables. Elles sont les canaux qui ramèneront l'énergie que tu as laissée derrière toi. Pour récupérer notre force et notre unité, nous devons libérer notre énergie piégée dans le monde et la ramener à nous.

Elle m'assura qu'en récapitulant, nous étendons ces fibres tentaculaires à travers l'espace et le temps aux personnes, aux lieux, et aux événements que nous examinons. Le résultat est que nous pouvons retourner à chaque moment de notre vie et agir comme si nous y étions vraiment.

...je lui demandai si l'ordre dans lequel on récapitulait les faits passés était important. Elle dit que l'important était de refaire l'expérience des événements et des sensations en aussi grand détail que possible et de les toucher avec la respiration balayante, libérant ainsi l'énergie captive.

Elle dit 'page 74) que l'étape initiale de la récapitulation consiste en deux choses. La première est la liste, la seconde la remise en scène. La remise en scène consiste à visualiser tous les détails liés aux évènements que l'on doit se rappeler.

Une fois que tu as mis en place tous les élèments, utilise la respiration balayante comme le battement d'un éventail, le mouvement de la tête emporte tout ce qui est inclus dans cette scène dit-elle.

Si tu te souviens d'une pièce, par exemple, inspire le mur, le plafond, les meubles, les gens que tu vois. Et ne t'arrête pas avant d'avoir absorbé chaque particule d'énergie que tu as laissée derrière toi.

-Comment saurais-je quand je l'aurai fait ? demandais-je

Ton corps te dira quand ça suffira. Souviens toi, efforce toi d'aspirer l'énergie que tu as laissée dans la scène que tu récapitules et applique toi à expirer l'énergie étrangère envoyée en toi par les autres.

...Clara expliqua que nous devons commencer la récapitulation en dirigeant notre attention sur notre activité sexuelle passée.

-Pourquoi devons-nous commencer par là ?

C'est là qu'est pris le noyau de notre énergie. C'est pourquoi nous devons libérer d'abord ces souvenirs !

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Rédigé par Agnès

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Publié le 2 Mars 2017

En fait, vous pensez que la voix dans votre tête, celle qui pense, écrit et commente est vous ? 

Tout l'enseignement de Castaneda, si vous en êtes des lecteurs, vous dit le contraire. Vous n'êtes pas la voix dans votre tête qui vous dit quoi pens
er, quoi faire et quoi dire, qui vous dit de défendre votre point de vue, votre territoire et vos intérêts au prix même de votre vie. L'ego est prêt à vous sacrifier pour justifier qu'il a raison. 

Votre personnalité, le culte de vous même, est fabriquée de toute pièce par le conditionnement de ceux qui avaient autorité sur vous. Et vous avez repris à votre compte ces voix que vous entendiez portant des jugements sur vous. 

Comment se débarrasser de l'ego ? Mais à votre avis, que sont les accords toltèques sinon la voie royale pour mettre en pratique en appliquant la discipline.

Ben oui, il faut travailler et c'est bien la nonchalance et l'apitoiement sur soi-même qui auront gain de cause. 

-quand vous cherchez à avoir raison, c'est l'ego qui vous éperonne
-quand vous vous racontez des histoires dans votre tête vous faites monter la mayonnaise
-quand vous vous sentez attaqué, l'ego se sent en danger et réagit
-quand vous êtes susceptible, l'ego vous écorche de l'intérieur
-quand nous jugeons les autres ou nous-même (1er accord toltèque)
-quand nous nous comparons en bien ou en mal
-quand nous sommes tj en colère et que nous entretenons le feu de notre vengeance....
-le passé ou l'avenir qui nous ramène en arrière ou nous effraye qui nous empêche d'être dans le moment présent
-quand nous nous sentons petits, tristes, nerveux..nous nous coupons de nos énergies

Bref, l'ego est un programme implanté en chacun de nous....Effectivement, nous avons tous un ego en nous, mais il n'est pas nous. Et cela fait toute la différence. Quand on sait cela, quand on sait comment il réagit, comment il se comporte, cela nous permet de ne plus se faire leurrer. Cela nous donne un moment d'arrêt...Ce moment d'arrêt dont parle don Juan :qui permet de réévaluer les situations et reconsidérer les attitudes afin de ne plus être prisonnier de l'ego et de nos petites réactions mesquines et nombrilistes

Il m’avait expliqué que détachement ne signifie pas automatiquement sagesse, mais que c’était néanmoins un avantage, parce qu’il permettait au guerrier de prendre un instant d’arrêt pour réévaluer des situations et reconsidérer des attitudes.
Ensuite, pour pouvoir utiliser de façon logique et correcte cet instant accordé de surcroît, il fallait, disait-il, que le guerrier combatte sans relâche toute sa vie.
158 
Le don de l’Aigle

 

Don Juan parlait des fourmis qui trayaient les pucerons afin de se nourrir de leur miellat, mais donnait aussi l'exemple du poulailler. Nous savons tous ce qu'est l'élevage en batterie et les conditions immondes dans lesquelles vivent ces animaux. Vous avez là, matérialisé pratiquement sous nos yeux, la même chose pour les humains, mais là, la nourriture est vibratoire. Pourquoi voulez-vous que cela soit autrement ? Croyez-vous que les humains sont mieux que les animaux et que ce que l'on fait aux animaux on ne peut pas le faire à l'homme ? quand j'écris "ON" je pense à tout ceux qui nous gouvernent mais aussi à ceux qui nous manipulent, cachés dans l'ombre et qui ont besoin de nous pour leur apport en énergie à tout niveau....

Alors tant que vous croirez que la voix dans votre tête est "votre voix", que ce que vous pensez est "votre pensée", ou que l'ego n'est pas si malin, non seulement vous êtes insouciant mais vous êtes la proie rêvée

."La confiance en soi du guerrier n'est pas celle de l'homme ordinaire. Ce dernier cherche à se conforter dans les yeux des passants et appelle cela la confiance en soi. Le guerrier cherche l'impeccabilité à ses propres yeux et appelle cela l'humilité. L'homme ordinaire s'accroche à ses semblables, tandis que le guerrier ne vit que pour l'infini.' Carlos Castaneda, La Roue du temps

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Rédigé par Agnès

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Publié le 2 Mars 2017

« Un guerrier doit cultiver le sentiment qu'il dispose absolument de tout pour ce voyage extravagant qu'est sa vie. Ce qui compte pour lui c'est d'être vivant. La vie en elle-même est suffisante, complète et justifie tout le reste.»
Don Juan Matus, La Roue du temps

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Rédigé par Agnès

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