Publié le 31 Mai 2017

C’est alors qu’il amorça son explication.

Il esquissa brièvement les vérités relatives à la conscience dont il avait déjà parlé.

Il répéta qu’il n’y a pas de monde objectif mais seulement un univers formé de champs d’énergie que les voyants appellent les émanations de l’Aigle; que les êtres humains sont faits des émanations de l’Aigle et sont par essence des bulles d’énergie luminescente ; que chacun de nous est enveloppé dans un cocon qui contient une petite partie de ces émanations ; que l’on accède à la conscience grâce à la pression constante que les émanations extérieures à notre cocon, appelées émanations en liberté, exercent sur celles qui se trouvent à l’intérieur de notre cocon que la Conscience engendre la perception, ce qui se produit quand les émanations intérieures à notre cocon s’alignent avec les émanations en liberté qui leur correspondent.

“ La vérité qui vient ensuite est que la percep-
tion se réalise parce qu’il y a en chacun de nous
un agent appelé le point d’assemblage qui sélec-
tionne les émanations intérieures et extérieures
pour l’alignement.

L’alignement particulier que
nous percevons comme étant le monde résulte de
l’endroit spécifique où se situe notre point d’as-
semblage dans notre cocon. ”

Il répéta cela plusieurs fois, me laissant le temps
de comprendre. Puis il déclara que j’avais besoin
d’énergie pour corroborer les vérités relatives à la
conscience.

“ Je t’ai dit, poursuivit-il, que le fait de traiter
avec les petits tyrans aide les voyants à réussir une
manœuvre subtile : cette manœuvre consiste à
déplacer leur point d’assemblage. ”

Il dit qu’en ce qui me concernait, le fait d’avoir
perçu un allié signifiait que j’avais déplacé mon
point d’assemblage de sa position habituelle.

En d’autres termes la lueur de ma conscience avait
franchi un certain seuil, effaçant en même temps
ma peur. Et tout cela était arrivé parce que j’avais
suffisamment d’excédent d’énergie

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Rédigé par Agnès

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Publié le 31 Mai 2017

“ Qu’este qu’un inventaire,,don Juan ?

– Les êtres humains observent les émanations
qu’ils renferment dans leur cocon, répondit-il.

Aucune autre créature ne le fait. Au moment où
la pression exercée par les émanations en liberté
fixe les émanations intérieures, la première atten-
tion commence à s’observer elle-même.

Elle enregistre tout ce qui la concerne, ou, du moins, elle
tente de le faire, par les moyens dont elle dispose,
si aberrants soient-ils.

Dresser un inventaire, c’est ainsi que les voyants désignent ce processus.

“ Je ne veux pas dire par là que les êtres humains
choisissent de dresser un inventaire, ou qu’ils
peuvent refuser de le faire.

Dresser un inventaire,c’est le commandement de l’Aigle.

Cependant, la manière dont on obéit à ce commandement est soumise, elle, à la volonté. ”

Il déclara que bien qu’il n’aimât pas désigner les
émanations par le mot de “ commandements ”,
c’était bien là ce qu’elles étaient : des commande-
ments auxquels personne ne peut désobéir. Mais
c’est en y obéissant que l’on échappe à l’obéis-
sance aux commandements.

“ Pour ce qui est de l’inventaire dé la première
attention, les voyants le dressent, car ils ne peu-
vent désobéir'. Mais une fois qu’ils l’ont fait, ils
s’en débarrassent. L’Aigle ne nous ordonne pas
de vénérer notre inventaire ; il nous ordonne de
le dresser, c’est tout.

(pour moi l'inventaire c'est tout ce qui concerne le tonal....tout ce qui nous a été appris à classifier : nos croyances, notre manière de comprendre, ce qu'il faut comprendre, ce qu'il faut croire ou pas..C'est tout ce qui constitue l'environnement d'un être humain, aussi bien émotionnel, physique que psychologique et je rajouterais SPIRITUEL aussi quoi qu'on puisse en penser- Agnes)

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Rédigé par Agnès

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Publié le 31 Mai 2017

l y a des rêves flétris, cabossés
des rêves oubliés ou égarés
de ceux qui n'ont jamais osé
au-delà de leurs barreaux s'aventurer
Agnès

il y a des rêves

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Rédigé par Agnès

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Publié le 30 Mai 2017

Je formulai à nouveau mes objections. Ils rirent
tous les deux aux larmes.

“ Que faut-il faire de la sensualité naturelle de
l’homme ? demandai-je à don Juan.

– Rien, répliqua-t-il. Il n’y a rien à redire à la sen-
sualité de l’homme. Ce qui est mauvais, c’est l’igno-
rance et l’indifférence de l’homme à l’égard de la
nature magique qui est la sienne. Gaspiller avec
insouciance la force du sexe, dispensatrice de vie,
est une erreur, mais c’est également une erreur
d’ignorer que le fait d’avoir des enfants éprouve la
lueur de la conscience.

– Comment les voyants savent-ils que le fait
d’avoir des enfants éprouve la lueur de la cons-
cience ?

– Ils ont vu qu’à la naissance, la lueur de la
conscience des parents diminue et que celle de
l’enfant s’accroît. Chez certains parents hypersen-
sibles, fragiles, la lueur de la conscience disparaît
quasiment. Tandis que la conscience des enfants
s’accroît, une grande tache sombre se forme dans
le cocon lumineux des parents, à l’endroit même
d’où s’est retirée la lueur de la conscience. Elle se
trouve généralement sur la section médiane du
cocon. On peut parfois même voir ces taches en
surimpression sur le corps lui-même. ”

Je lui demandai si l’on pourrait faire quelque
chose pour procurer aux gens une compréhen-
sion plus équilibrée de la conscience.

“ Rien, dit-il. Il n’y a du moins rien que les voyants
puissent faire. Les voyants aspirent à être libres, à
être des témoins impartiaux, incapables de pro-
noncer un jugement; s’il en était autrement, ils
devraient assumer la responsabilité de susciter un
cycle plus approprié. Personne ne peut le faire. Le
nouveau cycle, s’il doit advenir, doit advenir de lui-
même. ”

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Rédigé par Agnès

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Publié le 30 Mai 2017

“ L’acte sexuel est toujours un don de cons-
cience, même si ce don peut ne pas se consolider,
poursuivit-il.

Les émanations intérieures au cocon
des êtres humains ignorent la relation sexuelle
pour le plaisir. ”

De sa chaise qui se trouvait de l’autre côté de la
table, Genaro se pencha vers moi et me parla
d’une voix basse, accentuant ce qu’il disait par
des hochements de tête.

“ Le nagual te dit la vérité, dit-il, et il me fit un
clin d’œil. Ces émanations l’ignorent réellement. ”
Don Juan se retint pour ne pas rire et ajouta que
l’erreur de l’homme est d’agir sans tenir aucun
compte du mystère de l’existence et de croire
qu’un acte aussi sublime que celui de donner la
vie et la conscience n’est qu’un besoin sexuel, que
l’on peut déformer à volonté.

Genaro fit des gestes sexuels obscènes tout en
faisant pivoter son bassin, sans arrêt. Don Juan
approuva d’un signe de tête et dit que c’était exac-
tement ce qu’il avait voulu dire. Genaro le remer-
cia d’avoir reconnu sa seule et unique contribu-
tion à l’explication de la conscience
.
Ils se mirent à rire tous deux comme des idiots
en disant que si je savais à quel point leur benefac-
tor était sérieux en ce qui concernait l’explication
de la conscience, je rirais avec eux.

Je demandai instamment à don Juan ce que
tout cela signifiait pour un homme ordinaire
vivant dans le monde de tous les jours.

“ Tu parles de ce que fait Genaro ? ”, me
demanda-t-il, faussement sérieux.

Leur allégresse était toujours contagieuse. Il
leur fallut longtemps pour se calmer. Leur éner-
gie était d’un niveau si élevé que je semblais,
auprès d’eux, vieux et décrépit.

“ Je ne sais vraiment pas, me répondit enfin don
Juan. Tout ce que je sais, c’est ce que cela signifie
pour les guerriers. Ils savent que la seule véritable
énergie que nous possédions est une énergie
sexuelle dispensatrice de vie. Ce savoir les rend
conscients, en permanence, de leur responsabilité.

“ Si les guerriers veulent avoir suffisamment
d’énergie pour voir, ils doivent devenir avares de
leur énergie sexuelle. Telle est la leçon que nous
a donnée le nagual Julian. Il nous a poussés dans
l’inconnu, et nous avons tous failli mourir. Comme
chacun de nous désirait voir, nous nous sommes
évidemment abstenus de gâcher notre lueur de
conscience. ”

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Rédigé par Agnès

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Publié le 30 Mai 2017

“ C’est le devoir d’un nagual que de toujours
chercher de meilleures méthodes d’explication,
répondit-il. Le temps modifie tout et chaque nou-
veau nagual doit assimiler de nouveaux mots, de
nouvelles idées pour décrire son voir.

– Cela signifie-t-il qu’un nagual prend des
idées dans l’univers de la vie quotidienne ?
demandai-je.

– Non. Cela signifie qu’un nagual parle de voir
par des moyens toujours nouveaux, dit-il.

Par exemple, si tu étais le nouveau nagual, tu devrais
dire que la conscience engendre la perception.

Tu dirais en cela la même chose que mon benefac-
tor, mais d’une autre façon.

– Que disent les nouveaux voyants sur la na-
ture de la perception, don Juan ?

– Ils disent que la perception est une condition
de l’alignement; les émanations intérieures au
cocon s’alignent avec les émanations extérieures
qui leur correspondent.

L’alignement est ce qui
permet à chaque créature vivante de cultiver la
conscience. Les voyants affirment cela parce qu’ils
voient les créatures vivantes comme elles sont en
réalité : des êtres lumineux qui ressemblent à des
bulles de lumière blanchâtre. ”

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Rédigé par Agnès

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Publié le 30 Mai 2017

“ Le degré de conscience de chaque être sen-
sible individuel, poursuivit-il, dépend de la mesure
dans laquelle il est capable de laisser les émana-
tions en liberté le porter. ”

Après une longue interruption, don Juan reprit son explication. Il dit que les voyants voyaient que la conscience s’accroît, s’enrichit depuis le moment de la conception, par le processus de la vie même. Il dit que les voyants voyaient, par exemple, que la conscience d’un insecte individuel ou d’un homme individuel croît depuis le moment de la conception, selon des modalités présentant des
différences stupéfiantes, mais avec une égale
cohérence.

“ La conscience se développe-t-elle depuis le
moment de la conception ou depuis celui de la
naissance ? demandai-je.

– La conscience se développe depuis le moment
de la conception, répondit-il. Je t’ai toujours dit
que l’énergie sexuelle était d’une importance
fondamentale et qu’elle doit être contrôlée et uti-
lisée avec beaucoup de soin. Mais tu t’es toujours
affusqué de ce que je disais, parce que tu pensais
que je parlais de contrôle en termes de moralité ;
j’en ai toujours parlé dans le sens d’une écono-
mie et d’une orientation de l’énergie. ”

Don Juan regarda Genaro. Genaro acquiesça
d’un signe de tête.

“ Genaro va te dire ce que notre benefactor, le
nagual Julian, disait à propos de l’économie et de
la réorientation de l’énergie sexuelle, me dit don
Juan.

– Le nagual Julian disait que faire l’amour est
une question d’énergie, commença Genaro. Faire
l’amour, par exemple, ne lui posait aucun pro-
blème, parce qu’il avait lui-même de l’énergie à en
revendre.

Mais il me jeta un seul coup d’œil et il sti-
pula tout de suite que mon zizi n’était fait que pour
pisser. Il me dit que je n’avais pas assez d’énergie
pour faire l’amour. Il dit que mes parents s’en-
nuyaient trop et étaient trop fatigués quand ils me
conçurent ; il dit que j’étais le produit d’une rela-
tion sexuelle très ennuyeuse, cojida aburrida.

J’étais né ainsi, ennuyé et fatigué. Il déclara à la ronde en
guise d’avertissement que des gens comme moi ne
devraient jamais faire l’amour ; ainsi, nous pour-
rions conserver le peu d’énergie que nous possé-
dions.

“ Il dit la même chose à Silvio Manuel et à Emi-
lito. Il vit que les autres avaient suffisamment
d’énergie. Ils n’étaient pas le produit d’une rela-
tion sexuelle ennuyeuse. Il leur dit qu’ils pouvaient
faire ce qu’ils voulaient de leur énergie sexuelle,
mais il leur recommanda de se contrôler et de
comprendre le commandement de l’Aigle selon
lequel le sexe est fait pour donner la lueur de la
conscience. Nous lui dîmes tous que nous avions
compris.

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Rédigé par Agnès

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Publié le 30 Mai 2017

“ Les voyants, ajouta-t-il, soutiennent, naturelle-
ment, que la conscience nous vient de l’extérieur
de nous-même, que le véritable mystère n’est pas
en nous. Comme les émanations en liberté sont
par nature destinées à fixer ce qui se trouve à l’in-
térieur du cocon, le truc propre à la conscience
consiste à permettre aux émanations dont le rôle
est de fixer de se fondre avec ce qui se trouve en
nous. Les voyants croient que si nous permettons
un tel avènement nous devenons ce que nous
sommes véritablement – fluides, à jamais en
mouvement, éternels. ”
Il y eut un long silence. Les yeux de don Juan
brillaient intensément. Leur regard, posé sur moi,
semblait surgir d’une grande profondeur. J’avais
l’impression que chacun de ces yeux était un point
de brillance indépendant. Il sembla, un instant,
se battre contre une force invisible, un feu inté-
rieur qui s’apprêtait à le consumer. Cela passa et
il reprit la parole.
“ Le degré de conscience de chaque être sen-
sible individuel, poursuivit-il, dépend de la mesure
dans laquelle il est capable de laisser les émana-
tions en liberté le porter. ”

les lueurs de la conscience - page 95 - le feu du dedans

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Rédigé par Agnès

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Publié le 27 Mai 2017

Rédigé par Agnès

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Publié le 22 Mai 2017

LE CHAMANISME TOLTÈQUE

Paul Degryse nous livre une description et une histoire du chamanisme toltèque de -40000 ans à nos jours. Il nous décrit ce que le chamanisme toltèque a apporté à sa vie et peut apporter à la nôtre - mais cela demande du travail

 

  • Le guerrier n’apprend pas le chamanisme avec le temps; il apprend plutôt à accumuler de l’énergie avec le temps. Cette énergie lui permettra de manier des champs énergétiques qui lui sont d’ordinaire inaccessibles.

  • Le chamanisme est un état de conscience, la faculté d’utiliser des champs énergétiques qui ne sont pas utilisés dans la perception du monde de la vie quotidienne que nous connaissons.

 

  • La Roue du Temps - Castaneda

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Rédigé par Agnès

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