Publié le 31 Juillet 2019

Pourquoi j'aime l'enseignement de Don Juan Matus délivré à travers les livres de Carlos Castaneda

"Je croyais que l'humilité n’était pas
dans le comportement du guerrier.

J'avais tort ! Je sais maintenant que l’humilité du guerrier n’est pas l’humilité du mendiant.

Le guerrier ne baisse la tête
devant personne, mais en même temps il ne permet
pas que les autres baissent la tête devant lui.

Le mendiant, en revanche, tombe à genoux au moindre
geste et lèche le sol pour celui qu’il estime supérieur à
lui mais en même temps il exige de celui qui est plus
bas que lui qu’il lui lèche le sol.

« C'est pourquoi je t’ai dit ce matin que je ne
comprenais pas ce que ressentaient les grands maî-
tres.

Je ne connais que l’humilité du guerrier, et cette
humilité m’empêchera toujours de dominer qui que ce
soit par mon savoir. »

Castaneda - Histoires de pouvoir - page 34

 l’humilité du guerrier n’est pas l’humilité du mendiant.

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Rédigé par Agnès

Publié le 31 Juillet 2019

" N'accorde pas trop d'explications...

Les chamans disent que chaque explication cache une demande d'excuses.

Cela signifie que quand tu expliques pour quelle raison tu peux ou tu ne peux pas faire une certaine chose, en réalité tu t'excuses pour tes insuffisances, dans l'espoir que celui qui t'écoute ait la gentillesse de les comprendre." C. Castaneda -

---->Et comme tout le monde le sait, personne n'écoute l'autre tant il est absorbé par sa propre auto-contemplation parce que :

"Nous aimons penser que nous sommes des êtres pleins d'amour et de lumière et de sagesse - mais notre désir d'aider les autres découle souvent de notre besoin de validation, de reconnaissance et de bravo. (Della Van Hise)"

---->Après on s'étonne que le monde va si mal et a toujours été si mal sous des airs de fausse humanité

 N'accorde pas trop d'explications...

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Rédigé par Agnès

Publié le 30 Juillet 2019

 

 

savoir devenir "disponible" ou "indisponible"

Etre inaccessible signifie que l'on touche le monde environnant avec sobriété :

-tu ne manges pas 5 perdrix, une seule suffit,

-tu ne t'expose pas au pouvoir du vent si ça n'est pas indispensable,

-tu n'utilises pas et ne presses pas les gens jusqu'à les réduire à la peau et aux pépins, particulièrement ceux que tu aimes

N'être pas disponible signifie que tu évites délibérément de fatiguer toi-même et les autres.

Cela signifie que tu n'es ni affamé ni désespéré comme ce pauvre diable qui croit qu'il ne mangera jamais plus et qui dévore tout ce qu'il peut : 5 perdrix

Un chasseur sait qu'il attirera toujours du gibier dans ses pièges, par conséquent, il ne se soucie de rien.

Se faire du souci, c'est devenir accessible.

Une fois que tu es inquiet, tu t'accroches à n'importe quoi de manière désespérée et une fois que tu t'accroches, tu t'épuises et tu épuiseras inévitablement ce à quoi tu t'accroches.

Voyage à Ixtlan - page 101 et suivantes

 

 

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Rédigé par Agnès

Publié le 22 Juillet 2019

"L'Aigle ne demande à personne qu'il s'agenouille devant lui. Son "intention" est de faire de nous des êtres conscients" Carlos Castaneda
Quel Nagual attendrait ou accepterait d'un "élève" qu'il le traite comme un "Maître" ? Mis à part un usurpateur je ne vois pas...

 

La notion de Maître n'existe pas chez les tolteques. Le seul enseignant est l'Esprit en soi. Le Nagual n'est qu'un vecteur de transformation de toutes les énergies (comportements, croyances) qui s'opposent à cette reliance a l'Esprit (l'Aigle) en soi. C'est une relation horizontale et non verticale. 
Pour un chaman tolteque rien n'est pas plus important que quoi que ce soit d'autre (mais tout à de la valeur), et il applique cela à lui même. Il ne peut donc pas être un Maître et il fuit cette responsabilité comme la peste. 
Le jour où j'ai appelé mon initiateur "Maître" il m'a claqué la porte au nez et j'ai ramé durant des mois pour qu'il me la rouvre. Il ne me la rouverte que le jour où sur un accès de colère je l'ai traité de connard. Alors il a éclaté de rire et il m'a dit "maintenant tu as compris que je ne suis pas plus important que toi".

source :  https://www.facebook.com/Les-Strategies-du-Nagual-1265637026890051/

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Rédigé par Agnès

Publié le 21 Juillet 2019

"Tel est le but de l'art du Traqueur, de la Folie Contrôlée, de la voie du guerrier: supprimer ce travers superflu et infiniment coûteux en énergie qu'est la suffisance: s'attacher à sa propre image, et se sentir offensé par les actes et les méfaits de ses semblables, ce sont les choses les plus débilitantes.

Sans suffisance nous sommes invincibles. Traquer c'est briser le miroir de l'autocontemplation."

 

Bernard Dubant "CASTANEDA Le retour à l'Esprit". Éditions Gui Tredaniel

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Rédigé par Agnès

Publié le 21 Juillet 2019

Conseil: rester dans son corps. L'ombre abrite des forces qui peuvent vous happer si elles vous sentent. 
Regardez les ombres jusqu'à ce que vous sentez un déplacement de votre conscience (pas une transe). Ce sera le signe que le point d'assemblage se déplace de quelques dixièmes de millimètre.

 

Les "faire" est un ensemble d'habitudes cognitives et comportementale qui forment un réseaux de pensés nous empêchant de percevoir la réelle réalité, la réalité telle qu'elle est. Le faire constitue le "premier anneau de pouvoir" ou attention première selon Castaneda. Le second "anneau de pouvoir", ou seconde attention c'est lorsque l'accumulation de "silence intérieur" par la pratique des non-faire produit un "déplacement du point d'assemblage" susceptible de percer une premier couche d'illusion. L'attention seconde permet de voir l'énergie. 
La tierce attention est la sublimation des deux premières par leur réunion et leur transcendance. C'est atteindre la "claire lumière" dans le bouddhisme et "Voir" dans le chamanisme tolteque. Cette tierce attention permet de "voir" les phénomènes, l'origine des phénomènes et leurs finalités en même temps. Cela dépasse notre capacité à mettre ces informations en mots et en images. 
Le non-faire n'est donc pas une philosophie, ce sont des techniques précises qui produisent un résultat précis.

Dans cette continuité des non-faire je mettrais ci dessous en commentaire des non-faire à pratiquer. Mais sachez que cela ne vaudra jamais la rencontre avec un Nagual qui saura percevoir votre "faire" (habitude) principale qui sous tend tous les autres et par la même saura vous donner VOTRE non-faire qui produira une vraie et impitoyable rupture dans votre château de carte intérieur nourri de masques et d'illusions.

Attention: le non-faire n'est pas "changer une habitude pour une autre habitude". S'il n'y a pas déplacement du point d'assemblage il n'y a pas non-faire ! Et le déplacement du point d'assemblage est extrêmement concret. Il se sent et un Nagual le voit clairement chez ses élèves. Il y a un changement réel de cognition. Rien à voir non plus avec une transe hypnotique. La transe hypnotique est un changement d'état dans l'état habituel. Le déplacement du point d'assemblage est une rupture dans l'état habituel.

source :   les stratégies du Nagual

https://www.facebook.com/1265637026890051/photos/a.1265695656884188/1345668615553558/?type=3&theater ​​​​​​​

"ne pas faire"

Cette mode qui consiste à confondre l'art du non-faire avec le fait de ne rien faire est en train de galvauder un art de la libération profonde utilisé par les traditions authentiques

Ne pas faire, n'est pas cesser de faire quelque chose ou profiter de l'instant où je ne sais quoi d'autre.

Ne pas faire est "action totale" qui implique la totalité de l'être et anime une parcelle de conscience non exploitée d'ordinaire.

Ne pas faire c'est continuer de faire la même action en plaçant son attention sur un autre élément inhabituel de cette action de sorte à provoquer une rupture dans la continuité de la conscience linéaire.

Le non faire de lire un livre par exemple n'est pas de cesser de lire mais de continuer à parcourir les pages en plaçant l'attention sur l'espace entre les lettres et les mots.

Don Juan avait remarqué que Carlos Castaneda avait une habitude bien ancrée, celle de ne pas pouvoir s'empêcher d'écrire tout ce que son mentor racontait. C'était un "faire" et un "faire" éteint la conscience lumineuse des êtres. Alors Don Juan lui a dit de changer ce faire en non-faire en écrivant avec le doigt dans l'air et ce avec la meme conscience que s'il écrivait sur son calepin.

Le non- faire de dormir c'est "Rêver" consciemment et chercher dans le rêve à quitter l'île du Tonal (monde connu) pour entrer dans le Nagual (le mystère).

Le Nagual qui me prit en main avait remarqué que mon "faire" était de chercher des réponses à mes questions existentielles. Un jour où nous étions chez lui il m'ordonna de chercher un sous marin dans sa pièce. Pas un faux sous marin mais un vrai. Il me dit qu'il était caché dans la pièce où nous étions. Puis il quitta la pièce et m'y enferma. Je me mis à chercher sous les meubles et les tapis un vrai sous marin. Ma pensée linéaire est passée par tous les états: la colère, le rire parce que c'était ridicule, la limite de la folie... Puis au bout d'une demie heure mon mental à cesser de se mêler de ma recherche. Et un puissant et profond sentiment de paix est entré dans mon esprit. Mon corps et mon esprit était calme et joyeux. Ma pensée linéaire avait lâché prise. 
À ce moment là le Nagual entra dans la pièce comme s'il avait senti mon changement d'état. Il s'est assis en face de moi et m'a dit "tu as trouvé le sous marin"! Puis il éclata de rire (et moi aussi). 
Il plongea son regard doux et bienveillant dans le miens et prononça ces mots fermement pour que je n'oublie jamais cet état: 
"Ça c'est le non-faire" en désignant l'état dans lequel j'étais.

Se dorer la pilule au soleil n'est pas un non-faire. Cesser d'employer des protocoles en thérapie n'est pas un non-faire. 
Ce sont d'autres "faires". 
Le non-faire est une action totale qui oblige l'esprit à permuter d'un mode de perception a un autre et qui déplace le point d'assemblage pour accumuler du silence intérieur.

Faites de beaux rêves 😊

PS: chercher un sous marin dans une pièce n'est pas une technique à reproduire. C'était la technique que l'Aigle dicta au Nagual pour moi à cet instant là. Si vous voulez vous approcher du non-faire commencez par faire l'inventaire de vos routines, choisissez en une puis changez là Et continuez ainsi avec d'autres routines. Peut être que le "Silence" vous approchera...

Source :

Les Stratégies du Nagual

  https://www.facebook.com/1265637026890051/photos/a.1265695656884188/1341151852671901/?type=3&theater

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Rédigé par Agnès

Publié le 20 Juillet 2019

une belle découverte ce matin qui concerne U.G.et qui rejoint Castaneda en bien des points

source wiki :

Uppaluri Gopala Krishnamurti (9 juillet 1918 – 22 mars 2007), connu en tant que U. G. Krishnamurti, fut un penseur indien qui a questionné l'illumination et la religion organisée. Bien qu'elle soit nécessaire pour un fonctionnement de l'individu au jour le jour, il rejetait la base même de la « pensée » en termes de Réalité Ultime ou de Vérité. Ce faisant, il niait tout système de pensée ou de connaissance s'y référant.

« Tell them that there is nothing to understand. » (Dites-leur qu'il n'y a rien à comprendre.)

Bien que beaucoup le considèrent comme un « éveillé », au sens de personne ayant atteint l'illumination, U. G. s'est souvent référé à son propre état d'être comme « l'état naturel ». Il affirmait que l'exigence d'illumination (ou d'éveil) était la seule chose barrant le chemin vers l'illumination elle-même, si tant est que l'illumination existe.

Son approche est radicalement différente, voire parfois sans rapport, avec celle de son contemporain Jiddu Krishnamurti, avec lequel il ne faut pas le confondre, bien que les deux hommes se soient rencontrés quelquefois1. C'est pourquoi, afin d'éviter toute confusion, il est habituellement désigné en tant que « U.G ».

 

« C'est l'existence même qui est importante, ce n'est pas comment vivre. Votre mental fabrique des problèmes : Que manger ? que porter ? Comment se comporter ? Le corps n'en a cure27. »

«Nous avons pollué le ciel, les eaux. (...) Les lois de la nature
 ne comportent pas de récompense, seulement des punitions. La récompense ne survient que lorsque nous sommes en harmonie avec elle. La totalité du problème a démarré lorsque l'homme a décidé que l'univers dans son ensemble a été créé pour son exclusive jouissance27.»

« La violence (...) est essentielle pour la survie de notre organisme27. »

Il dira de son rôle : « Ma mission, s'il en est une, devrait être désormais de déboulonner toute affirmation que j'aie pu proférer. Si vous prenez sérieusement et essayez d'utiliser ou d'appliquer ce que j'ai dit vous êtes en danger27. »

« Le thymus devient inactif et ensuite vos sensations sont controlés par vos idées28. » « Par cette calamité (...), pas seulement le thymus, mais aussi les autres glandes la pinéale, la pituitaire (qui étaient inactivée) ont été activée28. » « Quand la structure de la pensée séparative meurt, ces glandes (pinéale, thymus, pituitaire et d'autres) et le plexus nerveux prennent en charge le fonctionnement de l'organisme29. »

«Vous acceptez qu'il y a quelque chose comme l'évolution, je n'accepte pas cela. (...) L'homme est probablement une espèce dégénérée, un singe qui a subi une mutation30. »

« Les scientifiques du domaine de l'évolution pensent maintenant que la race humaine actuelle que nous avons sur cette planète est probablement issue d'une espèce dégénérée. La mutation qui a emmené la conscience de soi doit avoir pris place dans une espèce dégénérée29.

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Rédigé par Agnès

Publié le 20 Juillet 2019

le fond de boutique de l'humain ? son inventaire

après les gens s'étonnent de tourner en rond

"Le mental est la confusion d'esprit : "C'est en vertu d'une discrimination erronée qu'on a le concept de l'être et par conséquent d'une séparation entre sujet et objet (Tchouang Tseu)"

"Cette confusion fait perdre à l'homme sa souplesse, sa fluidité, et plante le décor de sa nouvelle existence : un moi substantiel, un "univers" substantiel et objectif ; une entité se contemplant se complaît dans cette contemplation, cette introspection qui n'est que la fixation des "idées" qu'elle émet.

Son grand problème est qu'elle ne se rend pas compte du fait qu'elle projette un monde dont, comme disait Rimbaud, elle se plaît à ressasser l'évidence.

Face à la réalité "spirituelle" dont l'homme s'est retranché par sa solidification, il manque toujours de rapidité.....

L'homme cherche le réconfort dans son sentiment d'identité. C'est ainsi qu'il se définit, s'examine, s'analyse et analyse son monde, renforçant ses barrières avec les notions de "vertu", "vérité", "bien", opérant inévitablement des dichotomies, rejetant le "mal" qui est pour lui soit la sensation de l'"inconnu", soit l'inévitable conséquence [......] qu'il ne peut exprimer que son désespoir par des actes violents et cyniques d'autodestructions"

[.....]

Pour que son monde fonctionne, l'homme rationnel établit un "inventaire", lequel est toute la connaissance dont il se targue.
Son fond de boutique, et puis rien.

L'homme ordinaire cherche à incorporer de nouvelles données dans son inventaire si elle ne contredisent pas l'ordre de base de celui-ci

Pour veiller au bon ordre et à la cohérence de l'inventaire, il faut apprivoiser la force qui rôle à l'extérieur et dont nous avons la nostalgie.

Comme ce n'est pas possible, il faut lui fabriquer un substitut, une effigie inoffensive pour la "raison". Telle est la raison des religions.

tiré du livre de Bernard Dubant - "Castaneda le Retour à l'Esprit"

le fond de boutique de l'humain ? son inventaire

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Rédigé par Agnès