Publié le 13 Décembre 2019

on le savait à la lecture de ce que Florinda avait dit à Taïsha mais là c'est scientifiquement prouvé..c'est juste géant

"

L’étude a révélé que le cerveau féminin contient souvent le "microchimérisme masculin", c’est-à-dire la présence d’ADN masculin originaire d’un autre individu et génétiquement distinct des cellules qui composent le reste de la femme.

La réponse évidente serait la grossesse d’un fœtus masculin, étant donné que chaque femme qui est déjà tombée enceinte porte encore dans son flux sanguin des cellules de son fœtus. Les cellules de la grossesse se retrouveront dans la circulation sanguine et d’autres organes de la mère jusqu’à la fin de ses jours, même s’il y a eu une interruption de grossesse ou une fausse couche.

Cette condition porte un nom, cela s’appelle le microchimérisme (1), nommé d’après la chimère (un organisme chimérique), qui dans la mythologie grecque est une créature cracheuse de feu monstrueuse venant de Lycie en Asie Mineure, composée des parties de trois animaux: un lion, un serpent et une chèvre. Donc, cela explique les choses pour les femmes qui ont donné naissance à des fils.

Mais alors, qu’en est-il des femmes qui n’ont pas de fils mais qui portent quand même des cellules reproductrices mâles dans leur sang ?

Selon l’étude: " 63% des femmes (37 sur 59) ont testé un microchimérisme masculin contenu dans le cerveau. Le microchimérisme masculin était présent dans de multiples régions du cerveau . "

Ainsi, 63% des femmes portent des cellules d’ADN mâles qui vivent dans leur cerveau. De toute évidence, les chercheurs ont voulu savoir d’où provient l’ADN masculin.

Par cette étude, les chercheurs ont supposé que la réponse la plus probable était que tout ADN masculin trouvé vivant dans le cerveau provenait d’une grossesse masculine. C’était l’hypothèse sûre, politiquement correcte. Mais ces chercheurs vivaient dans le déni.

Car lorsqu’ils ont autopsié le cerveau des femmes qui n’avaient jamais été enceintes, et encore moins avec un garçon, ils ont tout de même trouvé de l’ADN masculin prévalant dans le cerveau féminin.

pour mémoire extrait du passage des sorciers où Clara parle de cela à Taïsha 

http://lesemanationsdelaigle.over-blog.com/2016/05/extrait-le-passage-des-sorciers.html

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Rédigé par Agnès

Publié le 12 Décembre 2019

« Il y a des traditions, des religions, qui vous marquent dans votre propre chair et qui saignent votre enfance.

Ce fardeau que l’héritage de vos ancêtres, de vos parents, vous impose, vous habite comme s’il était dans vos gènes.

Vous en débarrasser demande un effort incommensurable. Non seulement vous devez vous débarrasser de cette enveloppe invisible contaminée par tant de « certitudes et de vérités » qui vous semblent fausses et étrangères; mais aussi lutter pour vous extirper de l’instinct grégaire.

Agir ainsi est l’injure ultime, la pire trahison à la communauté à laquelle vous êtes condamnés à appartenir. Cette communauté qui s’arroge le droit de fabriquer votre identité. »

Abel Aboualiten

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Rédigé par Agnès

Publié le 10 Décembre 2019

tout comme voyage à Ixtlan, ceux que je croise ne sont que des fantômes

 

tout comme voyage à Ixtlan, ceux que je croise ne sont que des fantômes

« Dans mon voyage à Ixtlan je ne découvre que des
voyageurs fantômes », dit-il doucement.
Je regardai don Juan. Je n'avais pas compris.
« Tous ceux que Genaro rencontre sur sa route vers
Ixtlan ne sont que des êtres éphémères, expliqua don Juan.
Toi, par exemple, tu es un fantôme. Tes sentiments et ton impatience sont celles de ces gens.
C'est pour cette raison qu'il dit que dans son voyage à
Ixtlan il ne rencontre que des voyageurs fantômes. »
Soudain je me rendis compte que ce voyage de don
Genaro n'était qu'une métaphore.
« Votre voyage à Ixtlan n'est donc pas réel, dis-je.
– Il est réel, répliqua don Genaro. Les voyageurs
ne sont pas réels. »
D'un hochement de tête il désigna don Juan et
déclara avec emphase :
« C’est le seul qui soit réel. Le monde est réel
seulement lorsque je suis avec celui-là. »
Don Juan eut un sourire."

Castaneda - voyage à Ixtlan - page 336

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Rédigé par Agnès

Publié le 10 Décembre 2019

le chef d'oeuvre du prédateur

aujourd'hui le smartphone capte les publicités des panneaux d'affichages lumineux car le marketing a compris que l'humain ne lève plus les yeux de son téléphone portable. De ce fait, le smartphone est rendu intelligent pour que les gens qui passent à côté de ses panneaux prend le relais de la publicité et l'affiche carrément sur l'écran de son telephone portable, ne pouvant échapper à la publicité agressive qui a envahi l'espace urbain mais qui cache autre chose....tout est fait pour nous asservir, réduire en esclave docile, consentant et passif

ensuite c'est comment on utilise son smartphone et son ordi, comment on utilise les réseaux sociaux. Mon smartphone il est éteint la plupart du temps par contre je me connecte sur fb car j'y ai trouvé des groupes Castaneda avec qui échanger. Voilà a quoi me sert facebook..il ne m'utilise pas car je n'en suis pas addicte

 

 

nous sommes leurs esclaves, ils nous élèvent comme du bétail....on dirait les mots même de DJ dans la bande annonce de la suite de "'invasion los angeles"

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Rédigé par Agnès

Publié le 10 Décembre 2019

 
 
Il me regarda avec étonnement, comme s’il avait pu s'attendre à tout sauf à ça, et prit quelques secondes pour me répondre : – Malheureusement, dit-il, je ne peux rien prouver à ton mental. Il est trop loin. Pour valider le nagual, tu as besoin d'énergie libre, et pour cela, l'unique source que je connaisse est l'impeccabilité. Dans le monde de l'énergie, tout a son prix, alors ça dépend de toi. Je ne peux pas faire taire ton mental, mais tu le peux, et ainsi tu vérifieras ce que je te dis par toi-même.
 
Je lui demandai ce que je pouvais faire face aux doutes qui inévitablement surgissaient dans mon esprit. Il me répondit : – L'incertitude est l'état naturel des victimes; en revanche, la confiance et l'audace sont les caractéristiques des prédateurs. C'est toi qui décides. Le principal est que tu réalises qu'il n'existe pas quelque chose comme « les enseignements de Castaneda. » J'essaie juste d'être direct et d'agir depuis mon silence – une possibilité que je te recommande, parce qu'elle met fin à la folie. Je ne suis pas un nagual puissant comme don Juan, ni ton benefactor. Mais j'ai été témoin d'actes qui te laisseraient sans voix, et je ne vois aucun inconvénient à te les révéler. C'est juste que ces histoires ne te raconteront rien, à moins que tu ne baisses ta garde et que tu leurs permettes de te pénétrer.
Si tu veux vérifier les histoires de pouvoir, tu dois t'ouvrir à l'expérience.
Ne te protège pas derrière tes interprétations, parce qu’en dépit de toutes nos études en tant qu'hommes modernes et ordinaires, nous ne savons que peu de chose sur le monde.
Toi, comme n'importe quel autre apprenti en sorcellerie, tu as un champ énorme d'entraînement. Par exemple, tes haut et bas émotionnels, tes drainages énergétiques.
Travaille là-dessus, et tu verras comment les choses peuvent changer. Ces huit heures que tu passes chaque nuit comme un légume, sans te rendre compte de rien, explore-les, prends le contrôle et ose être un témoin. Si tu élucides les secrets de tes rêves, tu finiras par voir ce que je vois et il n'y aura plus aucun doute dans ton esprit.
 
Nous restâmes silencieux un instant tandis que nos plats étaient servis. Carlos rompit le silence : – Souviens-toi, les doutes ne sont que du bruit mental. Rien de très profond. Je répliquai que, d'après le peu que j'avais appris durant mon passage par la vie, le doute était la base de toute vraie connaissance. Mais il avait une théorie différente, il argumenta :
 
Tellement de temps est perdu à accumuler des choses, qu'il devient très difficile d'accepter quelque chose de nouveau. Nous sommes disposés à perdre des années de notre vie à remplir des formulaires, ou à discuter avec des amis; mais si quelqu'un nous dit que le monde est unique et plein de magie, nous sommes méfiants et nous courons nous réfugier dans notre catalogue d'idées préconçues.
En revanche, un prédateur lutte toute sa vie pour perfectionner ses techniques de chasse, en gardant toujours son sens de l'opportunité alerte, et il n'est jamais embrouillé par les apparences des choses. Il est prudent et patient. Il sait que sa proie peut surgir de n'importe quel fourré, et que la moindre hésitation peut faire la différence entre continuer à vivre ou périr. Il n'a aucun doute. Un guerrier est un chasseur, pas un opportuniste cynique. Ou il accepte pleinement le défi de la connaissance, avec tout ce que cela implique ou ses propres accomplissements le feront régresser jusqu'à une condition plus horrible que celle d'un homme ordinaire.
 
Je sentis que ses paroles contenaient un reproche voilé. J'essayai de me justifier, mais il m'interrompit :
 
– Il est évident que tu as pratiqué. Dans ces circonstances, ton esprit est troublé. Mais la douleur due à ton inquiétude disparaîtra dès que tu reconnaîtras que ce qui t'inquiète est un doute implanté.
Comme nous tous, tu as été entraîné à passer toute l'information que tu reçois à travers le filtre de la raison.
Tu me rappelles un chien qui vivait dans un hospice de vieillards. Quand quelqu'un, par pitié, lui lançait une miette, il était tellement excité qu'il ne pouvait pas en profiter calmement. Tu es comme ça. Tu es tellement reconnaissant envers ta science, que tu penses que tu lui dois quelque chose, que tu ne peux pas lui être infidèle. Tu n'oses pas rêver, tu ne peux pas apprécier le côté magique du monde. Tu t'es donné un paramètre trop trompeur pour tes vérifications : la raison.
Ce que je te propose c'est de substituer cette approche par une autre, plus fiable et, par-dessus tout, d'une plus grande portée : la sagesse.
Je t'ai déjà dit que les sorciers affirment qu'il y a une différence radicale entre ces deux concepts. Pour mieux le comprendre, pense par exemple à l'histoire du monde; elle fut écrite en grande partie par des personnes très sages, qui néanmoins osèrent fréquemment défier les croyances maintenues, elles étaient opposées à ce qui paraissait raisonnable à ce moment-là.
Si tu voyages au-delà de notre monde, tu verras que c'est pareil. L'univers n'est pas raisonnable, mais on peut lui faire face avec énergie et sagesse.
Quand tu apprends à l'utiliser, alors tu le comprends de façon basique, sans mots. Qui a besoin de paroles lorsqu'il s'agit d'être témoin ? Je suis d'accord avec toi que, du point de vue de tout le monde, les concepts de la sorcellerie sont complètement insensés. Mais il y a une dimension profonde dans notre conscience où les plaintes du mental ne pénètrent pas, et un guerrier n'aura pas de repos avant de l'avoir trouvée.
Une fois là, il découvre que sa propre raison, lorsqu'elle est exercée avec une rigueur inflexible et dans sa totalité, conduit automatiquement à la sorcellerie, parce que l'essence de la raison est la sobriété, l'indifférence, et la non pitié.
Une fois qu'il est le propriétaire de sa raison et qu'elle ne le manipule plus, un sorcier peut essayer le prodige du parler, mettant en paroles l'insondable énigme de l'existence.
Mais c'est un art si difficile qu’on ne peut l'aborder qu'au moyen d'un grand excédent d'énergie. Être un guerrier est une lutte interminable pour être impeccable. Le truc des sorciers est qu'ils savent que l'énergie que nous investissons dans notre esclavage est la même qui peut nous libérer.
Nous devons juste la recanaliser et les histoires de pouvoir commenceront à se matérialiser sous nos yeux. Par conséquent, ne lutte pas contre ton incertitude, va avec elle, utilise-là comme stimulant pour la vérification et mets-la au service de tes besoins énergétiques. Vérifie tout, ne laisse aucune histoire de pouvoir rester dans le domaine du mythe. Engage-toi intimement dans la connaissance, mais engage-toi comme un guerrier, pas comme un esclave de la raison !
 
Il m'indiqua une fille indienne qui passait dans la rue, avec un garçon d'environ neuf mois sur le dos. Le visage de l'enfant irradiait d'une insatiable curiosité, jaillissante et bouillonnante, dans ses yeux noirs et ronds comme des petits miroirs d'obsidienne, avides de tout regarder.
 
Carlos continua : – L'engagement du guerrier avec l'esprit consiste à retourner à notre nature originelle. C'est un pacte que nous scellons tous, par le simple fait d'être nés. L'homme naît avec l'impulsion d'être témoin de tout, mais il est brutalement mutilé durant les premières années, et nous devons redécouvrir cela.
Tu dois nettoyer ton intérêt de tout préjugé, revenir à la curiosité pure de ce garçon. Un guerrier est obligé de vérifier toute la connaissance qui arrive à sa porte, d'en faire pleinement l'expérience, peu importe d'où elle provient.
Et ensuite, il doit avoir la capacité de discernement nécessaire pour sélectionner et garder ce qui est utile. Je demandai à Carlos si je devais aussi appliquer cette capacité de discernement au chemin qu’il prêchait. Il sembla agacé par ma question et répliqua sur un ton ferme
: – Je t'ai déjà dit qu'il n'y a pas de « chemin de Castaneda », tout comme il n'y en a pas un de Bouddha ou de Jésus Christ ! N'as-tu pas encore compris que les maîtres ne sont pas nécessaires ? Je ne suis pas en train de te vendre une marchandise, je m'en fiche que tu sois d'accord avec moi. Je suis juste en train de te montrer la direction, en dehors d'une pure affection impersonnelle. Va et vérifie, si c'est ce que tu veux, et sinon, garde tes doutes.
 
Au moment de nous dire au revoir, Carlos me dit : – Ne prête pas trop attention à tes inquiétudes. Elles sont symptomatiques.
Quelque chose en toi est en train d'abandonner, et c'est normal que ta forme humaine se défende. Très bientôt, tes relations avec le nagual vont te secouer comme un prunier, et tu auras besoin de ta sagesse comme jamais auparavant. Peut-être que tu regretteras pour toujours de m'avoir demandé un signe !
rencontre avec le nagual

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Rédigé par Agnès

Publié le 5 Décembre 2019

 
– L'âme n'existe pas, ce qui existe c'est l'énergie.
Une fois que le corps physique disparaît, il ne reste qu'une entité énergétique alimentée par le souvenir.
Certains individus sont tellement oublieux d'eux-mêmes qu'ils meurent presque sans s'en rendre compte. Ils sont comme des amnésiques, des personnes qui ont un blocage du point d'assemblage et ne peuvent plus aligner les souvenirs, ils n'ont aucune continuité; ils se sentent en permanence au bord de l'oubli.
Lorsqu'elles meurent, ces personnes se désintègrent presque instantanément; l'impulsion de leur vie ne peut les retenir que quelques années tout au plus.
Cependant, la majorité des gens met un peu plus de temps à se désintégrer, entre cent et deux cents ans. Ceux qui ont eu une vie pleine de significations peuvent résister un demi-millénaire.
La portée est même plus étendue pour ceux qui furent capables de créer des liens avec des masses de personnes; ils peuvent retenir leur conscience pendant un millénaire entier.
 
– Comment y parviennent-ils ?
– Au travers de l'attention de leurs fidèles. La mémoire crée des liens entre les êtres vivants et ceux qui s'en sont allés.
C'est comme s'ils restaient conscients. Et c'est pourquoi les cultes de personnalités historiques sont tellement pernicieux.
Ce fut l'intention de ceux qui, dans le passé, furent momifiés : préserver leur nom dans l'Histoire. Ironiquement, c'est le plus gros dégât que l'on puisse infliger à l'énergie.
Si tu veux sérieusement punir une personne, enterre-la dans un cercueil de plomb; sa confusion n'aura pas de fin. Peu importe ce qu'elle a fait ou comment elle a vécu; une personne ordinaire n'a pas la moindre chance d'aller plus loin.
Pour les sorciers qui vivent en faisant face à l'éternité, cinq ans ou cinq mille ans ne sont rien. C'est pourquoi ils disent que la mort est une désintégration instantanée.
 
Je voulus savoir si les personnes décédées pouvaient revenir et entrer en contact avec les vivants.
Il me répondit : – Les relations entres les habitants de diverses sphères de conscience ne peuvent s'établir qu'au travers de l'alignement du point d'assemblage.
La mort est une barrière perceptive finale. Les vivants peuvent aller au royaume des morts au travers du rêve, mais c'est le genre de chose qu'un guerrier ne se permet pas, parce que cela ne ferait que dilapider son énergie
Quelque chose de très différent, en revanche, est d'entrer en contact avec des sorciers qui sont partis. – Pourquoi ? – Parce qu'ils furent capables d'atteindre leur double énergétique et de retenir leur individualité par leurs techniques.
– Comment pouvons-nous entrer en relation avec ce type de conscience ? – En rêvant. Cependant, il est très difficile pour un sorcier qui est déjà parti de fixer son attention sur ce monde, à moins qu'il n'ait une tâche spécifique à y accomplir, et il est encore plus difficile pour un homme ordinaire de supporter ce contact.
L'interaction avec ces êtres est des plus gratifiantes pour les guerriers, mais terrifiante pour les autres, parce qu'un sorcier inorganique n'est pas un fantôme, mais une intense source d'énergie consciente et implacable, capable d'endommager ceux qui l'approchent sans précautions. Ce type de contact peut même être plus dangereux qu'un échange avec un sorcier vivant.
 
On lui demanda en quoi consiste le danger.
Carlos précisa : – C'est la nature de l'énergie. Si tu crois que les sorciers sont des gens sympathiques, tu te trompes, ce sont des naguals ! Il y a une caractéristique très morbide dans notre constitution, qui nous pousse à utiliser tous les moyens nécessaires.
C'est quelque chose de naturel, nous ne pouvons l'éviter. Cette caractéristique est exacerbée chez un sorcier, et magnifiée après son départ, parce qu'il n'a plus aucune inhibition pour la contrecarrer. Quand un sorcier devient inorganique, il revient à ce qu'il a toujours été : une émanation cosmique prédatrice.

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Rédigé par Agnès

Publié le 4 Décembre 2019

 
 
Voulez-vous dire que cette sorcière pouvait se réincarner consciemment ?
 
Non, cela n’a rien à voir. L’anxiété qu’a l’être humain de pouvoir continuer consciemment, associée à la peur de perdre les limites de la personnalité, lui font élaborer d’étranges théories et croyances en termes de survie linéaire.
C’est comme un chien qui tourne en rond sur un tonneau qui flotte sur l’eau, il ne va nulle part. C’est ça la réincarnation.
Il y a tellement de mondes, tellement de galaxies ; de la conscience de tous les côtés, des êtres organiques et inorganiques partout, au-delà de l’imagination…et le chien domestique serait condamné à tourner sur son tonneau dans un monde appelé la Terre !
Ces croyances répétitives sont le reflet des nos vies ennuyeuses. Et là viendrait l’être humain, répétant les mêmes idioties ; et en plus sans s’en souvenir !
Il arrive dans la modalité du temps pour vivre à travers des systèmes.
Ses certitudes le mènent à de telles extrémités que les Egyptiens momifiaient leurs morts pour maintenir leurs attaches avec ce monde.
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Si ce n’est pas de la réincarnation, alors comment expliquez-vous que l’on puisse passer d’une existence individuelle à une autre ?
 
Il n’est pas nécessaire de l’expliquer, il est nécessaire de le vivre. J’ai pris conscience de cela avant de connaître Castaneda.
Une nuit, j’ai fait un rêve bizarre. En me réveillant, je me suis dit : « Ces conneries n’existent pas. La réincarnation n’existe pas. Les vies simultanées existent ! »
Je n’avais pas la moindre idée de comment l’expliquer, jusqu’à ce que le nagual arrive et commence à me donner les pièces du puzzle.
Un jour, en essayant d’expliquer les vies simultanées à un ami, je lui dis que c’était comme si la conscience était une, que la conscience principale était une pieuvre avec plusieurs bras.
Chaque rêve est un bras, le guerrier peut entrer dans n’importe quel rêve au travers de la matrice qui lui permet de se connecter avec tout.
Quand vous récapitulez, vous acquérez assez d’énergie pour être dans ce rêve-ci, ou dans celui-là ; ici et là. Tout se passe ici et maintenant, mais si vous en parlez intellectuellement, vous pouvez avoir l’impression que c’est arrivé dans le passé.
Vous réinterprétez le fait, et la réinterprétation vient de votre énergie. Vous voyez ce qui se passe dans les mondes simultanés d’énergie.
C’est comme si la conscience cosmique voulait vivre simultanément différentes expériences.
Lorsque l’un des bras prend conscience de l’existence des autres, cela allume les fibres lumineuses et vous sautez dans la tierce attention. Vous retournez à ce que vous étiez, un navigateur de l’inconnu.
Si vous rendez abstrait le temps du souvenir, la conscience reste pure. J’ai beaucoup récapitulé quand j’ai eu une jambe fracturée, je n’avais rien d’autre à faire.
Tout à coup, alors que j’étais assise dans mon lit, je me suis endormie et je suis entrée dans un rêve dans lequel je me tenais au coin d’une rue, dans une vieille ville, peut être Paris. Il y avait un magasin de cartes postales, comme ceux que l’on trouve en Europe avec des bâches pour protéger les côtés. Je suis restée sur place, tout en ayant conscience que j’étais aussi endormie au Mexique, tandis que la partie de moi qui était là était en train de pousser le tourniquet à cartes postales.
Il y avait quelque chose comme un dissonance cognitive des deux côtés, et je savais avec certitude que ma conscience pouvait se réveiller ici ou là, soit en train de pousser le tourniquet à cartes postales dans la ville, soit en revenant dans mon lit au Mexique. Ne sachant pas ce qui pourrait arriver ensuite, j’ai regardé les alentours et j’ai décidé de me réveiller au Mexique.
J’ai ouvert les yeux et me suis exclamée : « Merde, quelle claque en retournant dans mon lit ! » Cette année là, je suis allée à Graz en Autriche. Une amie m’a demandé de l’accompagner pour donner un soin. Je suis entrée dans la maison et j’ai commencé à ressentir une oppression dans la poitrine, une nostalgie, et un terrible désir de pleurer. J’ai cherché la source de ce qui créait en moi cette nostalgie ; si les escaliers me rappelaient mon enfance ou si quelque chose me rappelait mon passé.
Je ne trouvai aucune association qui corresponde au ressenti, il n’y avait qu’un terrible sentiment de nostalgie.
Elle commença à travailler et, pendant ce temps, je me mis en méditation. Quand elle eut fini son travail, je lui dis : « S’il te plaît, viens par ici et regarde par la fenêtre, parce que je vois qu’au coin de la rue il y a exactement le même tourniquet à cartes postales, merde, c’est le même ! » J’ouvris la fenêtre et là se trouvait le même coin de rue où je m’étais retrouvé auparavant. Tremblante, je lui dis : « Et si je te dis qu’à deux rues d’ici il y a un magasin bio ? » Je jurai par deux fois. Nous descendîmes, je perdis mon sang-froid et mon cœur commença à s’emballer. Je regardai au loin, et il y avait un magasin bio. Je commençai à étouffer. Cela ne s’ajustait pas avec la réalité. J’avais la sensation d’être à deux endroits à la fois et, parce que je suis septique, mon mental réagissait de façon contraire à l’expérience.
Je partis avec mon amie et lui dis : « Aide-moi s’il te plaît, je vais avoir une attaque. Mon point d’assemblage est dieu sait où. Laisse-moi un peu de temps pour savoir où je suis, dans quel rêve je suis. Laisse-moi me relaxer, respirer profondément, sentir l’herbe, la pluie, et définir qui je suis, ici et maintenant. »
Réussissant à extraire mes fibres d’énergie une seconde fois, je ressentis ma réalité et retrouvai mon sang-froid. Pour moi ce fut une confirmation. Ne me parlez pas des théories sur le nagualisme.
Elles ne comptent pas tant que je ne les ai pas vécues en chair et en os. Si je ne l’ai pas vérifié, je n’en parle pas.
Morale de l’histoire : à ceux qui en font l’expérience, essayez d’abord de contrôler la peur causée par ce genre d’expériences. Il faut comprendre que cela fait partie du mystère d’être un être humain. L’être humain est encore un mystère à découvrir ; si nous acceptons la domestication, même de la façon la plus abstraite, ce qui veut dire énergétiquement, nous avons déjà complètement merdé.
Donnez-vous l’opportunité de vivre l’expérience comme une partie du mystère de l’espèce ! Ce n’est pas de la folie, c’est une caractéristique de notre existence.
Ne soyez pas effrayé, observez, n’essayez pas de raisonner, fondez-vous avec l’expérience, prenez des mesures élémentaires, respirez, apprenez à vous calmer, versez-vous de l’eau froide sur la tête si c’est nécessaire. C’est ce que j’ai fait, j’ai laissé la pluie couler sur mon visage.
Voler est la capacité inhérente de l’être humain. Une fois, Carlos nous a dit que le corps humain était un vaisseau intergalactique. Les émotions désorganisent l’énergie. La sobriété du guerrier contrôle la situation.
Prenez une fraction de seconde pour vous rétablir, pour vous fondre dans l’expérience, récupérez, et dites : « Stop ! Je suis ici et maintenant, cette conscience est ici et maintenant. » Assumez le mouvement et la fixation du point d’assemblage, apprenez à être sain. L’Esprit aide bien les andouilles comme moi, je ne peux rien dire d’autre.

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Rédigé par Agnès

Publié le 4 Décembre 2019

 
Comment pouvons-nous redistribuer les éléments de notre personnalité ?
 
La seule manière de réorganiser les éléments de votre personnalité est d’être conscient de ceux-ci. Pour cela, une certaine technique existe, et Carlos nous l’a expliqué a plusieurs reprises : la récapitulation.
 
Vous référez-vous au fait de se remémorer notre passé ?
 
Non, récapituler n’est pas se réjouir en évoquant les souvenirs de ce qui vous est arrivé, mais essayer de les déchiffrer, trouver les clés, afin que vous puissiez appliquer votre attention sur les points où vos habitudes et vos routines ont été forgées.
L’intention initiale de cet exercice est de récupérer ce qui vous appartient et de rendre ce qui n’est pas à vous, pour voir ce que vous avez fait avec votre capital énergétique.
Le mot « capituler » signifie céder une place, perdre un territoire dans un conflit. Ainsi, pour résumer, c’est savoir combien votre être réel a cédé à la domination de votre domestication, combien de fois vous avez capituler, combien de fois vous avez été automatiquement vaincu, où est-ce que vous avez perdu votre énergie, à quelles occasions, dans quels échanges, dans quelles émotions, dans quels engagements.
C’est savoir dans quoi vous vous êtes empêtrer, comment vous avez donné votre potentiel à la modalité de votre époque.
La récapitulation est une technique efficace et durable.
Carlos Hidalgo nous dit un jour qu’il avait récapitulé, et il ajouta : « Ma vie a été magnifique, une merveille ! » Le nagual lui répondit : « Tu n’es pas en train de récapituler, tu es en train d’évoquer ta vie. Ce n’est pas de la récapitulation. »
Personne n’aime une vraie récapitulation parce que cela fait mal de voir comment nous nous sommes transformés en entités mécaniques et répétitives, et que nous détectons l’animal domestique que nous gardons à l’intérieur. Ce n’est pas joyeux d’être domestiqué !
Je vomissais à chaque fois que je récapitulais. Je le dis à Carlos : « Nagual, je récapitule et cela me dégoûte de voir que je suis modelée par ma stupidité. » Il me répondit qu’il avait ressenti la même chose.
 
Quel est le résultat de cet exercice ?
 
La récapitulation vous connecte avec la conscience cosmique.
Lorsque vous récapitulez, ce que vous faites, c’est acquérir suffisamment d’énergie pour être capable de vivre dans ce rêve-ci, celui dans lequel nous vivons, ici sur Terre ; et aussi assez pour cet autre rêve, celui qui est là, l’inconnu.
Ainsi, vous vous disposez à vivre ici et là, vous entrez dans l’éternité.
Si vous abordez intellectuellement la récapitulation, vous avez l’impression que cela a lieu au niveau de l’écoulement du temps, mais c’est une réinterprétation. En réalité tout arrive ici et maintenant.
Les sorciers savent que si nous faisons du temps de notre souvenir quelque chose d’abstrait, ce qu’il en reste est pure conscience.
C’est pour cela que la récapitulation devient un besoin pressant et presque un vice pour le guerrier.
La conscience est le véhicule universel et la récapitulation le moyen d’y accéder.
Ainsi, récapituler va bien au-delà de notre existence personnelle, au-delà de cette vie ; c’est quelque chose qui ne finit jamais, qui amène à tout, tout dépend jusqu’à quel point vous pouvez bouger votre point d’assemblage en profondeur.
Avec la récapitulation, vous pouvez voir ce qui se passe dans les mondes simultanés de l’énergie.
Depuis le point de vue individuel, récapituler c’est se souvenir, mais en tant qu’entités cosmiques, nous savons que c’est de la conscience pure et totale.
Chaque fois que le point d’assemblage vous aligne avec un sillon différent de temps, vous pouvez voyager dans les environs, si vous savez comment préserver votre sens d’être.
C’est pour ça que le nagual disait qu’une des sorcières pouvait entretenir six cent rêves. Cela voulait dire qu’elle pouvait aller d’un monde à l’autre et vivre des intensités correspondant à plusieurs siècles de temps linéaire. Il appelait cet accomplissement l’effronterie finale, le saut périlleux de la conscience.

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Rédigé par Agnès

Publié le 4 Décembre 2019

 
 
C’est un sujet très difficile à expliquer avec des mots parce que tout le monde a des idées très arrêtées, et presque toujours fausses, sur ce que la sexualité occasionne et sur comment elle influence nos niveaux énergétiques.
Une fois, Carlos nous expliqua que la vie sexuelle d’un guerrier n’avait pas de paramètres rigides. Tout dépend de la quantité d’énergie de la personne.
Il disait : « Quand je parle de sexualité, tout le monde pense que je dis de ne pas le faire. Mais putain, ce n’est pas ça que je dis ! »
Et frappant le sol avec colère, il continua : « Vous êtes tellement fixés dans vos routines que vous ne voulez pas m’écouter, vous entendez ce que vous voulez entendre.
Ce que je dis aux hommes c’est d’arrêter d’être des machos, et aux femmes d’arrêter de soutenir le monde des mâles ! Parce qu’en le soutenant, vous entretenez une complicité malsaine. »
 
Il expliquait que la sexualité a plusieurs niveaux et que son expression maximale, entre êtres humains, est l’utilisation de l’énergie sexuelle pour rêver. C’est ce qui caractérise les sorciers.
Il insistait sur l’exemple de l’homme et de la femme nagual, un couple qui créent l’harmonie et qui, à la place de se livrer à l’usure émotionnelle ayant normalement lieu lors d’un rapport sexuel, complotent pour se libérer :
« Au lieu d’être les complices de la destruction de notre énergie, pourquoi ne deviendrons nous pas les complices de la création et de l’évolution ? »

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Rédigé par Agnès

Publié le 4 Décembre 2019

Voulez-vous dire que l’objectif des naguals est une guerre éternelle ?
 
Tout à fait. Sur le chemin du guerrier il n’y a pas de repos, parce qu’il n’y a rien pour nous sécuriser. Carlos disait : « L’Univers est en mouvement constant, pourquoi voudrais-je être figé ? »
Une fois, Eddy et Matias firent le projet d’acheter un ranch pour se retirer de l’environnement social. Ils insistaient sur la nécessité d’un retour à la nature, afin d’être capable de faire taire le mental.
Quand je l’appris, je lui dis : « Nagual, je vois que vos fans se retirent du monde. Est-ce nécessaire pour devenir un guerrier ? »
Il me répondit : « Non. Un guerrier est là où se trouve le champ de bataille. »
 
 
Pouvez-vous nous dire quelle est, selon vous, l’essence du message de Carlos ?
 
L’essence du message de Carlos est d’économiser de l’énergie. Quand votre niveau énergétique croît, vous savez sans avoir besoin des mots. Votre corps vibre et le point d’assemblage se déplace.
Ainsi, vous entrez dans le consensus des sorciers. Pour économiser de l’énergie, vous avez avant tout besoin de savoir ce qu’est l’énergie, et pour accomplir cela, vous devez en économiser, mais pas en l’intellectualisant.
C’est donc un problème pratique. Nous commençons petit à petit, en étudiant les aspects de notre personnalité qui nous affectent le plus, comme les croyances que nous avons, l’importance que nous nous portons, l’image que nous mettons en avant, ou notre comportement sexuel.
Puis nous commençons à changer nos habitudes.
Nous substituons aux choses que nous changeons des choses qui nous renouvellent. C’est une redistribution consciente des éléments de notre tonal.
 
 

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Rédigé par Agnès