Publié le 17 Janvier 2020

DJ n'aurait pas mieux dit

Avant de couper une branche d'arbre ou de prendre une fleur, dites à l'esprit de l'arbre ou de la plante ce que vous allez faire, afin de pouvoir retirer l'énergie de cet endroit et il ne ressentira pas la coupure si fortement.

Lorsque vous allez dans la nature et que vous souhaitez prendre une pierre de la rivière, demandez au gardien de la rivière si vous vous autorisez à prendre l'une de ses pierres sacrées.

Si vous devez gravir une montagne ou vous promener dans la jungle, demandez la permission aux esprits et aux gardiens de l'endroit. Il est très important que vous communiquiez toujours si vous ne ressentez pas, n'entendez pas ou ne voyez pas. Visite dans le respect de chaque lieu, comme toute nature vous entend, vous voit et vous ressent.

Chaque mouvement que vous faites dans le microcosme a un impact majeur sur le macrocosme.

Lorsque vous approchez de la végétation, remerciez-les pour les médicaments qu'ils ont pour vous.

Honorer la vie sous ses nombreuses formes et être conscient que chaque être remplit son objectif, rien n'a été créé pour remplir les espaces, tout et tout le monde se souvient de notre mission, se souvient de qui nous sommes et se réveille du rêve sacré pour rentrer chez lui. ..

Auteur inconnu

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Rédigé par Agnès

Publié le 12 Janvier 2020

“UN RÊVE LUCIDE EST UN RÊVE DURANT LEQUEL LE RÊVEUR A CONSCIENCE D’ÊTRE EN TRAIN DE RÊVER.”

Cette extraordinaire capacité lui permet d’interagir avec le rêve en toute conscience, de l’explorer, le modeler, et d’y vivre les aventures les plus folles.

Ce phénomène a été prouvé scientifiquement, notamment par Stephen Laberge. En interagissant en toute conscience avec ses rêves, le rêveur peut déverrouiller toute la puissance et la créativité de son inconscient. Sa seule limite devient son imagination !

on peut mettre au crédit de Carlos Castaneda, d’avoir popularisé, auprès du grand public américain, la notion qu’il était possible d’avoir conscience d’être en train de rêver.

Dans ce livre, il regroupe les enseignements sur les rêves qu’il aurait reçus au cours de ses années auprès de don Juan.

Le titre, «l’art de rêver», particulièrement séduisant, met en avant que le rêve lucide concerne à la fois une certaine habileté mais aussi de la créativité.

Dans son livre, Castaneda explique que le but du chaman dans la pratique de rêver serait de développer son corps énergétique.

 

Les clés pour obtenir un rêve lucide sont avant tout la patience et la persévérance

Il ne faut pas brûler les étapes. Et la toute première sur l’aventure du rêve lucide est d’améliorer sa remémoration onirique en s’aidant d’un journal des rêves, et d’affûter son esprit critique par le biais de tests de réalité.

Voici la toute première technique pour favoriser l’apparition des rêves lucides: l’interruption du sommeil ou en bon anglais WBTB (Wake Back To Bed).

J’ai eu envie de commencer par cette technique car elle est particulièrement efficace, et de plus elle est facilement combinable avec d’autres techniques.

Etant grosse dormeuse par nature, j’ai longtemps hésité à l’utiliser, mais sa redoutable efficacité en fait maintenant l’une de mes méthodes préférées.

 

Elle est très simple à mettre en place.

  • Réveillez-vous entre 5 et 6h après vous être endormi. Le but est de se réveiller avant le dernier cycle de sommeil d’environ 1h30, riche en rêves.
  • Restez éveillé entre 30 minutes et 1h30. Faites des tests pour vérifier quelle durée est la plus efficace pour vous. Pour certaines personnes, 5 minutes suffisent, à vous d’expérimenter. Pour la plupart des rêveurs la durée optimale est entre 30 et 45 minutes. A noter qu’une durée trop longue peut avoir un effet inverse. Rester éveillé le plus longtemps possible n’est donc pas forcément la bonne stratégie. Durant cette période, faites une activité qui vous permettra de vous réveiller mais pas trop brutalement, afin de pouvoir vous rendormir facilement. Par exemple lire sur un sujet en rapport avec les rêves lucides, ou en rapport avec le type de rêve que vous avez envie d’obtenir, mettre à jour votre journal des rêves etc. Dans un quartier sûr, vous pourrez aller faire une petite promenade à l’extérieur. Méditer peut avoir des effets bénéfiques sur la qualité des rêves qui vont suivre cette interruption. A noter que regarder la télévision semble avoir un effet contraire, à proscrire donc l’utilisation d’écrans.
  • Se recoucher, tout en pratiquant par exemple une autre technique comme MILD.

Les rêves se produisent essentiellement vers la fin du sommeil, dans la dernière partie de la nuit. En stimulant  votre esprit, il est plus proche du réveil, plus conscient, et plus apte à reconnaitre un rêve comme tel.

 

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Rédigé par Agnès

Publié le 11 Janvier 2020

La voie de la liberté est au contraire marquée par une lutte intérieure contre les nombreuses limites imposées à notre libre arbitre par la culture dominante, nos propres croyances et les forces à l'oeuvre derrière notre réalité quotidienne.

En nous montrant nos propres limites, elle nous dévoile également les réelles promesses et le véritable potentiel d une humanité libérée.

L'Onde, tome 3 - Dépouillés jusqu'à l'os

l'onde - tome 3 - dépouillés jusqu'à l'os

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Rédigé par Agnès

Publié le 11 Janvier 2020

« Quand les humains n'ont ni peur ni angoisse, ces créatures meurent de faim. »

~ Rudolph Steiner

 

 

Commentaire : Une chose en ce qui concerne le « sujet de tous les sujets », comme le nommait Carlos Castaneda, c'est que l'on peut être bien attrapé en cherchant « là-bas » les raisons pour lesquelles les émotions négatives se manifestent ici dans notre vie. Et l'une des façons les plus sûres de se protéger est d'acquérir des connaissances et une prise de conscience, ce qui signifie aussi assumer la responsabilité de nos états émotionnels malgré toute interférence extérieure. Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez aussi lire High Strangeness : Hyper Dimensions and the Process of Alien Abduction (non disponible en français).

Ci-dessous, un extrait de L'Onde Tome III :

« Pendant des siècles - voire même des millénaires - des religions et une dynamique sociale simplistes ont prévalu sur presque toute la planète. Cette situation était rendue possible par le fait que, lorsqu'il y avait « intrusion » d'un être hyperdimensionnel dans notre réalité - lorsque ces entités « s'invitaient » à dîner, si j'ose dire - le manque de moyens de communication entre tribus et peuples facilitait la dissimulation de l'événement.

Lorsque, bien à l'abri chez nous, nous contemplons notre réalité - y compris notre environnement immédiat - nous remarquons un front « stable ». Les voitures défilent dans la rue, transportant des gens de tel à tel point au gré de leurs activités quotidiennes. Le soleil brille, des enfants passent en bavardant et en riant. Chacun est impliqué dans sa propre vie d'une manière immédiate, en s'y identifiant, convaincu que cette vie est la réalité, qu'elle est ce qui est.

Mais de temps à autre, un événement bizarre survient, et la personne qui le vit s'efforce d'intégrer cette anomalie au continuum espace/temps. Habituellement, l'incident est suffisamment insignifiant pour qu'elle « l'étouffe » et l'oublie - ce qu'elle doit absolument faire, car il jure trop par rapport au cours des événements, à ce qui est admis comme normal. Il doit donc être escamoté, puis oublié.

Il arrive que des anomalies plus flagrantes surviennent dans la réalité - témoignant d'une intrusion du système de contrôle hyperdimensionnel - ou que le « voile » se déchire d'une façon ou d'une autre, ce qui fait alors les gros titres de la presse. Charles Fort a passé de nombreuses années à collecter des articles rapportant ce genre d'incidents dans des journaux ou magazines du monde entier.

Lorsqu'un événement de ce genre a lieu, le « système de croyances en vigueur » se hâte de le « minimiser », si bien que chacun peut continuer à vivre dans ses illusions respectives ou collectives. En outre, puisque ces types d'événements sont locaux, il est aisé de les étouffer. Il était d'ailleurs bien plus aisé de les étouffer dans le passé.

Quand on lit les informations rassemblées par Charles Fort, on constate que la « réalité alien » dont on parle tant de nos jours était tout autant d'actualité à son époque. En fait, on constate qu'elle est en quelque sorte « cyclique ». Tout comme nous avons des cycles de production alimentaire (plantation, croissance, et récolte), les êtres hyperdimensionnels semblent nous moissonner selon quelque loi « saisonnière ».

Par le passé, il était infiniment plus facile d'étouffer la question. Mais avec le temps, les gens se sont cultivés. Des livres, articles et magazines ont été publiés et diffusés. Voyager est devenu plus facile, et les informations en provenance du monde entier faisant état « d'étranges intrusions » dans notre réalité sont devenues accessibles, donnant l'impression générale que quelque chose « n'est pas clair ».

Avant Charles Fort, certains sentaient déjà le « cadavre dans le placard ». Mais monsieur Fort agita carrément ce cadavre sous notre nez, et les réactions furent des plus intéressantes. La machine à censure se mit à tourner à plein régime, utilisant les vecteurs extrêmement efficaces que sont la science et la religion conventionnelles.

Or le cadavre avait répandu son odeur, et certains ne pouvaient plus se contenter de le remettre dans le placard. La puanteur montait par la porte désormais entr'ouverte.

Certains cherchèrent à savoir d'où venait cette pestilence. Ils commencèrent à rassembler connaissances et informations.

On peut même remarquer de quelle manière la machine à censure lança son entreprise de « damage control ». Lorsqu'on étudie l'histoire des mouvements et changements sociaux et religieux, on se rend compte que le « mécanisme de contrôle » se métamorphose à chaque nouvelle découverte ou prise de conscience de l'humanité ; à mesure que les hommes abandonnaient les anciennes religions et les explications simplistes, de nouvelles « religions » se mirent en place. Exactement au bon moment - c'est-à-dire en plein essor de la science et des connaissances sur la nature de la réalité, lesquelles remettaient sérieusement en cause les anciennes vues religieuses - le mouvement spiritualiste fit son apparition, aboutissant aux informations reçues par channeling, lesquelles avaient pour but de colmater les brèches faites dans le réseau de contrôle. Des explications nouvelles, plus élaborées, sur les « mondes supérieurs » furent communiquées dans notre réalité. Et à chaque nouvelle question, le système de contrôle apportait une nouvelle réponse qui aiderait chacun à se calmer, à se détendre et surtout à arrêter de poser des questions !

De nos jours, ce processus est devenu d'autant plus évident. Il y a quelques années, lorsque nous avons commencé à partager les informations cassiopéennes, la plupart des sujets dont nous traitions n'étaient pas même évoquées par les autres « sources ». Aujourd'hui, dès que nous publions quelque chose, « l'autre bord » présente un nouveau candidat qui donne de nouvelles explications destinées à « colmater les brèches » que nous ouvrons dans le mur de la réalité. »

~ L'Onde Tome III, pp. 388-390

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Rédigé par Agnès

Publié le 11 Janvier 2020

En ce qui concerne l'anxiété et la dépression, Steiner a fait mention d'êtres hostiles dans le monde spirituel qui influencent et se nourrissent de l'émotion humaine ; un concept catégoriquement rejeté par la plupart des gens aujourd'hui. Cependant, cette analyse est pourtant valable pour les chamans et autres personnes qui accèdent aux dimensions spirituelles afin d'alléger la souffrance mentale de leurs patients.

Beaucoup sont familiers avec la notion de vampires qui se nourrissent d'énergie, ou des gens qui aspirent votre énergie et se nourrissent de vos émotions négatives. Sur l'existence d'entités similaires présentes dans d'autres dimensions, Steiner a écrit :

« Il y a des êtres dans les royaumes spirituels pour qui l'anxiété et la peur émanant des êtres humains offrent une nourriture bienvenue. Quand les humains n'ont plus d'anxiété et de peur, ces créatures meurent de faim. Les gens qui ne sont pas encore suffisamment convaincus par cette affirmation pourraient comprendre qu'elle n'a qu'une signification relative. Mais pour ceux qui connaissent ce phénomène, c'est une réalité. Si la peur et l'anxiété irradient d'individus qui se mettent alors à paniquer, ces créatures se nourrissent et deviennent de plus en plus puissantes. Ces êtres sont hostiles à l'humanité.

Les sentiments négatifs, d'anxiété, de peur et de superstition, de désespoir ou de doute, sont en réalité des forces hostiles émanant de mondes extra-sensoriels dont les êtres exercent sur les êtres humains des attaques cruelles tout en se nourrissant de leurs effets. Par conséquent, il est nécessaire qu'une personne qui entre dans le monde spirituel ait en premier lieu surmonté la peur, les sentiments d'impuissance, le désespoir et l'anxiété. Mais ce sont précisément ces sentiments qui appartiennent à la culture et au matérialisme contemporains ; parce qu'il éloigne les gens du monde spirituel, il est particulièrement adapté pour évoquer le désespoir et la peur de l'inconnu chez les individus, appelant ainsi les forces hostiles susmentionnées contre eux. »

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Rédigé par Agnès

Publié le 3 Janvier 2020

 Qu'importe ce qu'on révèle ou ce qu’on garde
pour soi ! dit-il. Tout ce que nous faisons, tout ce que
nous sommes, repose sur notre pouvoir personnel. Si
nous en avons suffisamment, il suffira peut-être d'un
simple mot pour que le cours de notre vie change.
Mais si nous n'avons pas assez de pouvoir personnel,
on aura beau nous révéler la sagesse la plus magnifi-
que, cette révélation ne fera pas une sacrée différence

extrait page 21 histoire de pouvoir

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Rédigé par Agnès

Publié le 1 Janvier 2020

Que cette nouvelle année 2020
de vos rêves voit leur réalisation
de vos projets leur concrétisation
la magie est dans l'humain

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Rédigé par Agnès

Publié le 1 Janvier 2020

"Un inédit de Carlos Castaneda traduit par Patrick Négrier
(c'est un extrait du don de l'aigle qui n'a pas été mis dans la version française)
1- Introduction :
 
En dépit des manœuvres stupéfiantes que Don Juan fit avec ma conscience, au long des années, j’insistais obstinément pour essayer d’évaluer intellectuellement ce qu’il fit. Bien que j’aie écrit longuement à propos de ces manœuvres, cela a toujours été à partir d’un point de vue strictement expérimental, et en outre à partir d’une perspective strictement rationnelle. Immergé comme j’étais dans ma propre rationalité, je ne pouvais pas reconnaître les buts des enseignements de Don Juan. Pour comprendre l’étendue de ces buts avec un certain degré de précision, il était nécessaire que je perde ma forme humaine et arrive à la totalité de moi-même.
 
Les enseignements de Don Juan étaient censés me guider à travers la seconde étape du développement d’un guerrier : la vérification et l’acceptation sans restriction qu’à l’intérieur de nous gît un autre type de conscience. Cette étape se divisait en deux catégories. La première, pour laquelle Don Juan requérait l’aide de Don Genaro, se rapportait à deux activités. Elle consistait à me montrer certaines procédures, actions et méthodes qui étaient destinées à exercer ma conscience. La seconde se rapportait aux six propositions explicatives. Eu égard aux difficultés que j’avais pour adapter ma rationalité dans le but d’accepter la plausibilité de ce qu’il m’enseignait, Don Juan présentait ces propositions explicatives dans les termes de mon registre universitaire. La première chose qu’il fit, au titre d’introduction, fut de créer une division en moi-même au moyen d’un coup spécifique sur la clavicule de l’épaule droite, un coup qui me fit pénétrer dans un état inhabituel de conscience que je ne pouvais rappeler une fois que j’étais revenu à la normalité. Jusqu’au moment où Don Juan me fit entrer dans un tel état de conscience, j’eus un indéniable sens de la continuité, que je pensais être un produit de mon expérience vitale. L’idée que j’avais à propos de moi-même était celle d’être une entité à part entière qui pouvait expliquer tout ce qu’il avait fait. En outre, j’étais convaincu que la demeure de toute ma conscience, s’il y en avait une, était dans ma tête. De toute façon, Don Juan me montra avec son coup qu’il existe un centre dans la moelle épinière, à la hauteur des clavicules des épaules, qui est de toute évidence un centre de conscience supérieure.
 
Quand j’interrogeais Don Juan sur la nature de ce coup, il expliqua que le nagual est un directeur, un guide qui porte la responsabilité d’ouvrir le chemin, et qu’il doit être impeccable pour imprégner ses guerriers d’un sentiment de confiance et de clarté. C’est dans ces conditions seulement qu’un nagual se trouve dans la capacité de donner ce coup sur le dos pour forcer un déplacement de la conscience, parce que le pouvoir du nagual est ce qui permet le passage. Si le nagual n’est pas un praticien impeccable, le déplacement ne se produit pas, comme quand j’essayais, sans succès, de placer les autres apprentis dans un état de conscience supérieure en les frappant sur le dos avant que nous nous aventurions sur le pont. Je demandais à Don Juan ce que ce déplacement de conscience impliquait. Il dit que le nagual doit frapper à un endroit précis, qui varie de personne à personne, mais qui est toujours localisé dans l’aire environnante des clavicules des épaules. Un nagual doit voir pour spécifier cet endroit, qui se trouve situé à la périphérie de la luminosité de l’individu et non dans le corps physique de celui-ci ; une fois que le nagual l’a identifié, il exerce une pression sur celui-ci plus qu’il ne le frappe, et ainsi crée une concavité, une dépression dans le bouclier lumineux. L’état de conscience rehaussée résultant de ce coup dure autant que dure cette dépression. Quelques boucliers lumineux retournent à leurs formes originelles d’eux-mêmes, d’autres doivent être frappés à un autre endroit pour être restaurés, et d’autres encore ne retournent jamais à leurs formes ovales.
 
Don Juan dit que les voyants voient la conscience comme un rougeoiement particulier. Chaque jour la conscience rougeoie sur le côté droit, qui s’étend de l’extérieur du corps physique à la périphérie de notre luminosité. La conscience rehaussée est un scintillement plus intense associé à une grande vitesse et concentration, une fulgurance qui sature la périphérie du côté droit. Don Juan dit que les voyants expliquent ce qui se passe avec le coup du nagual comme un délogement temporaire du centre situé dans le cocon lumineux du corps. Les émanations de l’Aigle sont en réalité évaluées et sélectionnées dans ce centre. Le coup modifie leur comportement normal. A travers leurs observations, les voyants ont atteint la conclusion que les guerriers doivent être placés dans cet état de désorientation. Le changement dans la manière dont la conscience travaille dans ces conditions fait de cet état un territoire idéal pour élucider les commandements de l’Aigle : cela permet aux guerriers de fonctionner comme s’ils étaient dans la conscience de tous les jours, avec la différence qu’ils peuvent se concentrer dans tout ce qu’ils font avec une clarté et une force sans précédent. Don Juan dit que ma situation était analogue à celle qu’il avait expérimentée. Son benefactor avait créé une profonde division en lui-même, en le faisant se mouvoir à plusieurs reprises de la conscience du côté droit à la conscience du côté gauche. La clarté et la liberté de la conscience de son côté gauche étaient en directe opposition avec les rationalisations et les défenses sans fin de son côté droit. Il me dit que tous les guerriers sont lancés dans les profondeurs de la même situation que la polarité moule, et que le nagual crée et renforce la division pour être capable de conduire ses apprentis jusqu’à la conviction qu’il existe dans les êtres humains une conscience encore inexplorée.
 
2 - Les émanations de l’Aigle
 
Ce que nous percevons comme monde est les émanations de l’Aigle
 
Don Juan m’expliqua que le monde que nous percevons n’a pas d’existence transcendantale. Depuis que nous sommes familiarisés avec lui, nous croyons que ce que nous percevons est un monde d’objets qui existe autant que nous les percevons, alors qu'en réalité il n’y a pas un monde d’objets, mais plutôt un univers des émanations de l’Aigle. Ces émanations représentent la réalité seule immuable. C’est une réalité qui enferme tout ce qui est, le perceptible et l’imperceptible, le connaissable et l’inconnaissable. Les voyants qui voient les émanations de l’Aigle les appellent commandements à cause de leur force contraignante. Toutes les créatures vivantes sont contraintes d’utiliser les émanations, et elles les utilisent sans chercher à savoir ce qu’elles sont. Les hommes ordinaires les interprètent comme étant la réalité. Et les voyants qui voient les émanations les interprètent comme étant la règle. En dépit du fait que les voyants voient les émanations, ils n’ont pas le moyen de savoir ce qu’est ce qu’ils voient. Au lieu de s’empêtrer eux-mêmes dans des conjectures inutiles, les voyants s’occupent à réfléchir de manière fonctionnelle sur la manière dont les commandements de l’Aigle peuvent être interprétés. Don Juan soutenait qu’intuitionner une réalité qui transcende le monde que nous percevons reste au niveau de la conjecture ; ce n’est pas suffisant pour un guerrier de conjecturer que les commandements de l’Aigle sont instantanément perçus par toutes les créatures qui vivent sur terre, et qu’aucune d’entre elles ne les perçoit de la même manière. Les guerriers doivent essayer de soutenir le flux des émanations et "voir" la manière dont l’homme et les autres êtres vivants l’utilisent pour construire leur monde perceptif. Quand je proposais d’utiliser le mot "description" à la place d’émanations de l’Aigle, Don Juan dit qu’il n’utilisait pas une métaphore. Il dit que le mot "description" connote une convention humaine, et que ce que nous percevons provient d’un commandement dans lequel les conventions humaines ne comptent pas.
 
3 - L’attention est l’acte d’écrémer
 
L’attention est ce qui nous fait percevoir les émanations de l’Aigle comme l’acte d’écrémer
 
Don Juan avait l’habitude de dire que la perception est une faculté physique que les créatures vivantes cultivent ; le résultat final de ce soin est connu chez les voyants comme "attention". Don Juan décrivait l’attention comme l’acte d’attraper et de canaliser la perception. Il disait que cet acte est notre exploit le plus singulier, qui couvre tout le spectre des alternatives et des possibilités humaines. Don Juan établissait une distinction précise entre les alternatives et les possibilités. Les alternatives humaines sont celles que nous sommes capables de choisir comme personnes qui fonctionnent dans le cadre de l’environnement social. Notre horizon dans cet empire est quasiment limité. Les possibilités humaines sont celles que nous sommes capables d’accomplir comme êtres lumineux. Don Juan me révéla un schéma classificatoire des trois types d’attention, en soulignant que les appeler des "types" était erroné. En fait, ce sont trois niveaux de connaissance : la première, la seconde, et la troisième attention ; chacune d’elle étant un empire indépendant, complet en lui-même.
 
Pour un guerrier qui se trouve dans les étapes initiales de son apprentissage, la première attention est la plus importante des trois. Don Juan disait que ses propositions explicatives étaient des essais pour donner un premier aperçu de la manière dont opère la première attention, quelque chose qui passe complètement inaperçu de nous. Il considérait comme un impératif pour les guerriers de comprendre la nature de la première attention s’ils devaient s’aventurer dans les deux autres. Il m’expliqua qu’on apprit à la première attention comment se mouvoir instantanément à travers tout le spectre des émanations de l’Aigle sans mettre en relief la totalité de ce fait, dans le but d’atteindre les "unités perceptives" dont nous tous avons appris qu’elles sont perceptibles. Les voyants appellent cet exploit un "écrémage", parce qu’il implique la capacité de supprimer celles des émanations qui sont superflues, et de sélectionner celles d’entre elles qui doivent être retenues. Don Juan expliquait ce processus en prenant comme exemple la montagne que nous étions en train de voir à ce moment. Il souligna que ma première attention, au moment de voir la montagne, avait écrémé un nombre infini d’émanations pour obtenir un miracle de perception, un écrémage que tous les êtres humains connaissent parce que chacun d’entre eux l’a atteint par lui-même. Les voyants soutiennent que tout ce que la première attention supprime pour obtenir un écrémage ne peut plus être recouvré par la première attention dans cette condition. Une fois que nous apprenons à percevoir en termes d’écrémages, nos sens arrêtent d’enregistrer les émanations superflues. Pour élucider ce point il me donna l’exemple de l’écrémage "corps humain". Il dit que notre première attention est totalement inconsciente des émanations qui composent le bouclier lumineux extérieur du corps physique. Notre cocon ovale n’est pas assujetti à la perception ; celles des émanations qui l’auraient rendu perceptible ont été rejetées au bénéfice de celles qui permettent à la première attention de percevoir le corps physique comme nous le connaissons. De là vient que le but perceptif que les enfants doivent accomplir lors de leur croissance consiste à apprendre à isoler les émanations appropriées pour pouvoir canaliser leur perception chaotique et la transformer en première attention ; en agissant ainsi, ils apprennent comment construire des écrémages. Tout les êtres humains adultes qui entourent les enfants leur apprennent à écrémer. Tôt ou tard les enfants apprennent à contrôler leur première attention dans le but de percevoir les écrémages en termes comparables à ceux de leurs maîtres.
 
Don Juan ne cessait jamais de s’étonner de la capacité des êtres humains à apporter de l’ordre dans le chaos de la perception. Il soutenait que chacun de nous, par ses propres mérites, est un maître magicien et que notre magie consiste à traduire la réalité en écrémages que notre première attention a appris à construire. Le fait que nous percevons en termes d’écrémages est le commandement de l’Aigle, mais percevoir les commandements comme objets est notre pouvoir, notre don de magicien. Notre erreur, par ailleurs, est que nous finissons toujours par nous trouver d’un seul côté lorsque nous oublions que les écrémages ne sont réels qu’autant que nous les percevons comme réels, en raison du pouvoir que nous avons d’agir ainsi. Don Juan appelait cela une erreur de jugement qui détruit la richesse de nos origines mystérieuses.
 
 
 
4 - Le premier anneau de pouvoir
 
Les écrémages tirent leur signification du premier anneau de pouvoir
 
Don Juan avait coutume de dire que le premier anneau de pouvoir est la force qui provient des émanations de l’Aigle pour affecter exclusivement notre première attention. Il expliquait que cela fut représenté comme un "anneau" à cause de son dynamisme, de son mouvement ininterrompu. Et cela a été appelé anneau "de pouvoir" en raison d’abord de son caractère compulsif, et ensuite de sa capacité unique de cesser ses opérations, de les modifier ou d’inverser leur direction. Le caractère compulsif apparaît en particulier dans le fait qu’il ne contraint pas seulement la première attention à construire et à perpétuer les écrémages, mais aussi dans le fait qu’il requiert un consensus de tous les participants. Il sollicite de chacun d’entre nous un accord complet en ce qui concerne la reproduction fidèle des écrémages, de sorte que la conformité au premier anneau de pouvoir finit par devenir totale. C’est précisément cette conformité qui nous donne la certitude que les écrémages sont des objets qui existent en tant que tels, indépendamment de notre perception. En outre, le caractère compulsif du premier anneau de pouvoir ne cesse pas après l’accord initial, mais il demande que nous renouvelions continuellement l’accord. Toute notre vie nous devons opérer comme si, par exemple, chacun de nos écrémages était perceptuelle-ment le premier pour tout être humain, en dépit de la diversité des langages et des cultures. Don Juan concédait que même si tout cela est trop sérieux pour être pris à la rigolade, le caractère contraignant du premier anneau de pouvoir est si intense qu’il nous force à croire que si la "montagne" pouvait avoir une conscience par elle-même, elle se considérerait elle-même comme l’écrémage que nous avons appris à construire.
 
Le trait le plus valable que le premier anneau de pouvoir présente pour un guerrier est sa capacité singulière d’interrompre son flux d’énergie, ou de le suspendre totalement. Don Juan disait que c’est une capacité latente qui existe en nous tous comme comme une unité de soutien. Dans notre monde étroit d’écrémages, il n’y a pas besoin d’en user. Depuis que nous sommes si efficacement arc-boutés et protégés par le filet de la première attention, nous ne réalisons pas, pas même vaguement, que nous avons occulté des ressources. Cependant si une autre alternative à suivre se présentait d’elle-même à nous, comme l’option du guerrier qui consiste à utiliser la seconde attention, la capacité latente du premier anneau de pouvoir pouvait commencer à fonctionner et pouvait être utilisée avec des résultats spectaculaires. Don Juan soulignait que le plus grand exploit des sorciers est l’acte d’activer cette capacité latente ; il l’appelait en bloquant l’intention du premier anneau de pouvoir. Il m’expliqua que les émanations de l’Aigle, qui ont déjà été isolées par la première attention dans le but de construire le monde quotidien, exercent une pression inflexible sur la première attention. Pour que cette pression stoppe son activité, l’intention doit être déplacée. Les voyants appellent cela une obstruction ou une interruption du premier anneau de pouvoir.
 
6 - La seconde attention
 
Don Juan m’expliqua que l’examen de la seconde attention doit commencer par la compréhension du fait que la force du premier anneau de pouvoir, qui nous enferme en lui, possède une limitation physique, concrète. Les voyants l’ont décrite comme un mur de brouillard, une barrière qui peut être systématiquement amenée à notre conscience au moyen du blocage du premier anneau de pouvoir, et puis peut être traversée au moyen de l’entrainement du guerrier. Après avoir traversé ce mur de brouillard, on entre dans un large état intermédiaire. La tâche des guerriers consiste alors à le traverser jusqu’à ce qu’ils atteignent la prochaine ligne de division, qui doit être traversée dans le but de pénétrer ce qui est proprement l’autre moi ou la seconde attention. Don Juan disait que les deux lignes de division sont parfaitement reconnaissables. Quand les guerriers traversent le mur de brouillard, ils sentent que leur corps est pressé, ou ils ressentent une intense secousse dans la cavité de leur corps, généralement à la droite de l’estomac ou à travers le ventre de la droite vers la gauche. Quand les guerriers traversent la seconde ligne, ils sentent un craquement aigu à la partie supérieure du corps, quelque chose comme le son d’une branche sèche qu’on casse en deux. Les deux lignes qui s’emboitent dans les deux attentions, et les scellent individuellement, sont connues des voyants comme étant les lignes parallèles. Celles-ci scellent les deux attentions grâce au fait qu’elles s’étendent à l’infini, sans jamais permettre de les parcourir à moins qu’elles soient traversées.
 
Entre les deux lignes il existe une aire de conscience spécifique que les voyants appellent les limbes, ou monde entre les lignes parallèles. C’est un espace réel entre deux ordres immenses des émanations de l’Aigle ; émanations qui se trouvent à l’intérieur des possibilités humaines de la conscience. L’un est le niveau qui crée le soi de la vie quotidienne, et l’autre est le niveau qui crée l’autre soi. C’est ce qui fait des limbes une zone de transition, les deux champs d’émanations s’étendant l’un au-dessus de l’autre. La fraction du niveau qui nous est connue, et qui s’étend à l’intérieur de cette aire, accroche une portion du premier anneau de pouvoir ; et la capacité du premier anneau de pouvoir de construire des écrémages nous fait percevoir des séries d’écrémages dans les limbes qui sont presque comme ceux de la vie quotidienne, excepté qu’ils apparaissent grotesques, inquiétants et crispés. Cela confère aux limbes des traits spécifiques qui ne changent pas arbitrairement chaque fois que quelqu’un va à l’intérieur. Il existe en eux des traits physiques qui ressemblent aux écrémages de la vie quotidienne. Don Juan soutenait que l’impression de pesanteur expérimentée dans les limbes est dûe au fardeau croissant qui a été placé sur la première attention. Dans l’aire située à droite derrière le mur de brouillard nous pouvons encore nous comporter comme nous le faisons normalement ; c’est comme si nous étions dans un monde grotesque mais reconnaissable. Comme nous pénétrons plus loin à l’intérieur, au-delà du mur de brouillard, il devient progressivement difficile de reconnaître les traits ou de se comporter dans les termes du soi connu.
 
Il m’expliqua qu’il était possible de faire qu’à la place du mur de brouillard quelque chose d’autre apparaisse, mais que les voyants ont choisi de se concentrer sur ce qui consume moins l’énergie : visualiser le mur de brouillard ne demande aucun effort. Ce qui existe au-delà de la seconde ligne de division est connu des voyants comme étant la seconde attention, ou l’autre soi, ou le monde parallèle ; et l’acte d’aller d’un bord jusqu’à l’autre est connu comme étant la "traversée des lignes parallèles". Don Juan pensait que je pourrais assimiler ce concept de manière plus ferme s’il décrivait chaque empire de conscience comme une prédisposition spécifique de la perception. Il me dit que dans le domaine de la conscience quotidienne nous sommes inévitablement empêtrés dans la prédisposition perceptive spécifique de la première attention. A partir du moment où le premier anneau de pouvoir commence à élaborer des écrémages, la manière de les élaborer devient notre prédisposition perceptive normale. Briser la force unifiante de la première attention implique de briser la première ligne de division. La prédisposition perceptive normale passe alors dans l’aire intermédiaire qui se trouve entre les lignes parallèles. On garde l’élaboration d’écrémages presque normaux pendant quelque temps. Mais comme on approche de ce que les voyants appellent la seconde ligne de division, la prédisposition perceptive de la première attention commence à reculer, elle perd de la force. Don Juan disait que cette transition est marquée par une incapacité soudaine de se rappeler ou de comprendre ce qu’on fait.
 
Quand on se rapproche de la seconde ligne de division, la seconde attention commence à agir sur les guerriers qui entreprennent le voyage. S’ils sont inexpérimentés, leur conscience demeure vide, il y a un blanc. Don Juan tenait que cela se produit parce qu’ils approchent un spectre des émanations de l’Aigle qui n’a pas encore de prédisposition perceptive systématisée. Mes expériences avec la Gorda et la femme nagual au-delà du mur de brouillard étaient un exemple de cette incapacité. Je voyageais aussi loin que l’autre moi, mais je ne pouvais me rendre compte de ce que nous avions fait pour la simple raison que ma seconde attention était encore informulée et cela ne me donnait pas l’opportunité de formuler tout ce que j’avais perçu. Don Juan m’expliquait qu’on commence à activer le second anneau de pouvoir en forçant la seconde attention à s’éveiller de son sommeil. Le blocage fonctionnel du premier anneau de pouvoir achève cela. Puis la tâche du maître consiste à recréer la condition qui inaugura le premier anneau de pouvoir, condition qui consiste à être saturé par l’intention. Le premier anneau de pouvoir est mis en mouvement par la force de l’intention donnée par ceux qui enseignent la manière d’écrémer. Étant mon maître, il me donna alors une nouvelle intention qui devait créer un nouvel environnement perceptif. Don Juan disait qu’une vie entière de discipline incessante, que les voyants appellent intention inflexible, est nécessaire pour préparer le second anneau de pouvoir en vue d’être capable d’élaborer des écrémages qui appartiennent à un autre niveau des émanations de l’Aigle. Maîtriser la prédisposition perceptive du soi parallèle est un exploit de valeur incomparable que peu de guerriers atteignent. Silvio Manuel faisait partie de ce petit nombre. Don Juan m’avertit que l’on ne doit pas essayer de maîtriser cela de manière délibérée. Si cela se produit, ce doit être à la suite d’un processus naturel qui se déploie lui-même sans aucun effort de notre part. Il m’expliqua que la raison de cette indifférence repose sur la considération pratique que quand cela est dominé, il devient simplement très difficile à briser, alors que le but que les guerriers poursuivent activement est de briser ensemble les prédispositions perceptives pour entrer dans la liberté finale de la troisième attention."

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Rédigé par Agnès