Publié le 9 Mai 2019

l'histoire du ticket - la force du silence - page 233

« Je vais te raconter l’histoire du ticket pour l’im-
peccabilité d’un sorcier, me dit-il soudain après envi-
ron une demi-heure de silence total. Je vais te racon-
ter l’histoire de ma mort. »

page 257

« Les sorciers voyants des temps modernes appel-
lent ce processus d’annulation le ticket pour l’impec-
cabilité, ou la mort symbolique mais finale des sor-
ciers, dit don Juan. Et, dans ce champ de Silanoa, j’ai
reçu mon ticket pour l’impeccabilité. J’y suis mort.
La ténuité de ma nouvelle continuité m’a coûté la
vie.
– Mais êtes-vous mort, don Juan, ou vous êtes-
vous seulement évanoui ? demandai-je en essayant de
ne pas avoir l’air cynique.
– Je suis mort dans ce champ, dit-il. J’ai senti ma
conscience s’écouler hors de moi et se diriger vers
l’Aigle. Mais comme j’avais impeccablement récapi-
tulé ma vie, l’Aigle n’a pas avalé ma conscience.
L’Aigle m’a recraché. Parce que mon corps était
mort dans le champ, l’Aigle ne m’a pas laissé passer
vers la liberté. C’est comme s’il me disait de repartir
et d'essayer encore.
« J’ai grimpé sur les hauteurs de l’obscurité et je
suis redescendu vers la lumière de la terre. Et puis
je me suis retrouvé dans une tombe peu profonde,
couverte de pierres et de saleté, au bord du champ. »

page 261

Le nagual Julian déclara qu’en raison de sa nature
particulière don Juan avait mis longtemps à mourir.
« Mon benefactor me dit que le ticket d’un sorcier
pour la liberté était sa mort, poursuivit don Juan. Il
dit qu’il avait lui-même payé de sa vie ce ticket pour
la liberté comme tous ceux qui se trouvaient dans sa
maison. Et il ajouta que nous étions maintenant
égaux dans notre condition de morts.
– Est-ce que je suis mort, moi aussi, don Juan ?
demandai-je.
– Tu es mort, dit-il. Mais le grand truc des sor-
ciers est d’être conscients qu’ils sont morts. Leur tic-
ket pour l’impeccabilité doit être enveloppé dans la
conscience. Ainsi enveloppé, disent les sorciers, leur
ticket se conserve à l’état de neuf.
« Pendant soixante ans, j’ai conservé le mien à
l’état de neuf. »

l'histoire du ticket - la force du silence - page 233

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Rédigé par Agnès

Publié le 25 Avril 2019

Scully disant à Mulder "tu as lu trop de livres de Carlos Castaneda"

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Rédigé par Agnès

Publié le 17 Avril 2019

 

Il ajouta qu’après tout c’était l’autocon-
templation qui avait commencé par couper l’homme
de l’esprit.
« Comme je te l’ai déjà dit, poursuivit don Juan, la
sorcellerie est un voyage de retour. Nous retournons
victorieux vers l’esprit, après être descendus en enfer.
Et de l’enfer, nous rapportons des trophées. La
compréhension en est un. »
Je lui dis que cette suite d’actions semblait très
facile et très simple lorsqu’il en parlait mais que, lors-
que j’avais essayé de la mettre en pratique, j’avais
trouvé qu’elle était l’antithèse absolue de la facilité et
de la simplicité.
« La difficulté que nous éprouvons face à cette pro-
gression simple, dit-il, vient de ce que la plupart
d’entre nous refusent d’accepter que nous ayons
besoin de si peu pour poursuivre notre chemin. Nous
sommes conditionnés à attendre une instruction, un
enseignement, des guides, des maîtres. Et quand on
nous dit que nous n’avons besoin de personne, nous
ne le croyons pas. Cela nous inquiète, puis nous rend
méfiants, et finalement furieux et déçus. Si nous
avons besoin d’aide, ce n’est pas de celle des
méthodes, mais de celle de l’intensité. Si quelqu’un
nous rend conscients du fait que nous devons réduire
notre suffisance, alors il s’agit d’une aide véritable.
« Les sorciers disent que nous ne devrions avoir
besoin de personne pour nous convaincre que le
monde est infiniment plus complexe que ce que
nous imaginons de plus fou. Alors, pourquoi
sommes-nous dépendants ? Pourquoi avons-nous
besoin de quelqu’un pour nous guider quand nous
pouvons le faire nous-mêmes. Grande question,
hein ? »

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Rédigé par Agnès

Publié le 17 Avril 2019

 

Il me conseilla de m’habituer à l’idée que j’aurais
des crises récurrentes d’anxiété du même genre,
parce que mon point d’assemblage allait continuer à
se déplacer.
« N’importe quel mouvement du point d’assem-
blage ressemble à la mort, dit-il. Tout en nous se
débranche, puis se rebranche à une source de puis-
sance bien plus grande. Cette amplification d’énergie
est ressentie comme une anxiété mortelle.
– Que dois-je faire lorsque cela se produit ?
demandai-je.
– Rien, dit-il, il faut seulement attendre. L’accès
d’énergie passe. Ce qui est dangereux, c’est de ne pas
savoir ce qui vous arrive. Une fois qu’on le sait, il n’y
a pas de danger véritable. »

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Rédigé par Agnès

Publié le 3 Avril 2019

 

« La remémoration n’est pas la même chose que le souvenir, poursuivit-il. Le souvenir dépend du type de pensée au jour le jour, alors que la remémoration est dictée par le mouvement du point d’assemblage.

La récapitulation de leur vie, que pratiquent les sor-
ciers, est la clé qui permet de déplacer leur point
d’assemblage. Les sorciers commencent leur récapi-
tulation en pensant et en se souvenant des actes les
plus importants de leur vie. Après y avoir seulement
pensé, ils passent au stade où ils se trouvent réelle-
ment à l’emplacement de l’événement. Quand ils y
réussissent – être à l’emplacement de l’événe-
ment –, c’est qu’ils ont déplacé avec succès leur
point d’assemblage vers l’endroit précis où celui-ci se
trouvait lorsque l’événement s’est produit. Le fait de
se rappeler un événement dans sa totalité grâce à un
déplacement du point d’assemblage s’appelle la
remémoration des sorciers. »

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Rédigé par Agnès

Publié le 14 Mars 2019

 

"L'homme bouffi de connaissances indirectes, jamais éprouvées, le gardien fantomatique de la société, le prêtre de l'ignorance universitaire, le policier tyrannique des comportements, n'a qu'une tâche : empêcher que la société ne bascule.

Et la société ne bascule pas par des révolutions : celles-ci ne font, progressivement, qu'aggraver sa tyrannie : une société ne bascule que quand le monde s'écroule, et le monde ne s'écroule que lorsqu'il est "stoppé", que l'homme brise la représentation que ses semblables -lesquels, inévitablement, veulent le rendre semblable- lui ont insufflée depuis sa naissance.

Carlos prend alors conscience de ce que l'état d'homme ordinaire est un état d'inéluctable asservissement. Il le troque contre le monde de la liberté et du Pouvoir, monde irrémédiablement "seul" mais non "solitaire" où la Volonté remplace la raison.

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Rédigé par Agnès

Publié le 8 Mars 2019

Une bonne nouvelle : Castaneda, la voie du guerrier de
Bernard Dubant (Auteur) et Michel Marguerie (Auteur) a été réédité le 9 janvier 2019 Essai (Poche)
(ancienne édition : 100 pages, 120 x 180 mm, 130g
Parution : septembre 2009 )
(nouvelle édition : 134 pages, 119 x 178 mm, 140g
Parution : janvier 2019 couverture avec guerrier plus imposant)

Castaneda - la voie du guerrier

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Rédigé par Agnès

Publié le 6 Mars 2019

On me demande "mais quand je veux lire la suite, il n'y a pas de suite"

mais il n'y a pas de suite car ce sont des extraits que je copie dans ce blog et le système overblog met systématiquement "lire la suite" alors qu'il n'y a pas de suite..J'ai déjà mis des textes bien plus longs qui ont tous été pris dans leur totalité.....mais je le répète, c'est le système qui met "lire la suite"...

pour lire la suite, il vous faut acheter ou réouvrir le livre dont je mets à chaque fois le titre et le numéro de page et continuer la lecture...

au bas de mes articles il y a "lire la suite" mais

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Rédigé par Agnès