Publié le 4 Mars 2017

« Ce que tu appelles volonté, c’est le caractère et une
forte disposition. Ce qu’un sorcier appelle volonté, c'est
une force qui vient de l’intérieur de nous-mêmes et qui
va se greffer sur le monde en dehors de nous. Elle sort
par le ventre, là où sont tes fibres lumineuses. »
Il frotta son nombril pour me montrer la zone dont il
parlait.
« Je dis qu’elle sort par là parce qu'on peut la sentir
sortir.
– Pourquoi l’appelles-tu volonté ?
– Je ne lui donne pas n'importe quel nom de mon
propre gré. Mon benefactor l'appelait volonté, et d'au-
tres hommes de connaissance l'appellent volonté.
– Hier, tu disais qu'on peut percevoir le monde avec
ses sens aussi bien qu’avec sa volonté. Comment est-ce
possible ?
– L'homme moyen peut " attraper ” les choses du monde seulement avec ses mains, ou avec ses yeux, ou avec ses oreilles. Mais un sorcier peut aussi les “ attraper " avec son nez, ou sa langue, ou sa volonté, particulièrement avec sa volonté. Je ne puis pas exactement te décrire comment cela se fait, mais toi-même, par exemple, tu ne peux pas me décrire comment tu entends. Il se trouve que moi aussi j'entends, par conséquent nous pouvons parler de ce que nous entendons, mais jamais
de la manière dont nous entendons. Un sorcier se sert
de sa volonté pour percevoir le monde. Mais percevoir
de cette façon, ce n'est pas comme entendre. Quand on
regarde le monde, ou quand on l’entend, on a l'impres-
sion qu'il est présent et qu'il est réel. Mais quand on
perçoit le monde avec sa volonté, on sait qu’il n'est pas
“ aussi présent ” ou “ aussi réel " qu'on le croit en
général.
– La volonté, est-ce comme voir ?
– Non. La volonté c'est une force, un pouvoir. Voir ce
n'est pas une force, mais plutôt une façon de passer au
travers des choses. Un sorcier peut avoir une volonté
très forte et cependant n'être pas capable de voir, ce qui
veut dire que seul un homme de connaissance perçoit
avec ses sens et avec sa volonté, et aussi avec sa faculté
de voir. »
Je lui confiai que j’étais de plus en plus dérouté quant
à la manière de faire usage de ma volonté pour oublier
le gardien. Cette constatation et mon air perplexe
parurent le combler d’aise.
« Je t’ai prévenu qu'à force de parler on embrouille
tout, dit-il en riant. Mais au moins, tu sais maintenant
que tu es en train d'attendre ta volonté. Tu ignores
toujours ce que c’est, ou comment elle va se manifester
en toi. Surveille donc soigneusement tout ce que tu fais.
Ce qui pourrait t’aider à développer ta volonté se trouve
parmi toutes les petites choses que tu fais. »

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Rédigé par Agnès

Publié le 4 Mars 2017

– Une promesse comme celle-là ne peut pas se chan-
ger simplement en le disant. Peut-être que bientôt, très
bientôt tu seras capable de savoir que faire pour la
changer. Peut-être aussi que du même coup tu pourras
voir.
– Pourriez-vous m'indiquer comment procéder ?
– Tu dois attendre patiemment, tout en sachant que
tu es en train d’attendre, tout en sachant ce que tu
attends. Voilà une attitude de guerrier. Et s'il s’agit du
problème de tenir ta promesse, alors tu dois prendre
conscience que tu la tiens. Le moment viendra où ton
attente prendra fin, et tu n’auras plus à honorer ta
promesse. Il n’y a rien que tu puisse faire pour la vie de
ce petit garçon. Lui seul pourrait annuler les effets de
cet acte.
– Mais comment peut-il faire cela ?
– En apprenant à réduire ses besoins à rien. Aussi
longtemps qu’il pense qu’il a été une victime, sa vie sera
un enfer. Et pour aussi longtemps que tu penses de
même, ta promesse restera valide. Ce qui nous rend
malheureux est le fait de vouloir. Cependant si nous
pouvions réduire nos besoins à rien, la plus petite des
choses que nous aurions serait un cadeau véritable. Sois
en paix, tu as fait à Joaquin un bon cadeau. Etre pauvre
ou éprouver un désir quelconque n'est qu'une pensée.
De même en est-il de haïr, d’avoir faim et de souffrir.
– Don Juan, je ne peux vraiment pas croire une telle
chose. Comment la faim et la douleur peuvent-elles être
seulement des pensées ?
– Pour moi, maintenant, ce ne sont que des pensées.
C’est tout ce que je sais. J'ai accompli cet exploit. Que tu
le veuilles ou non, le pouvoir de faire constitue tout ce
que nous avons à opposer aux forces de notre vie. Sans
.ce pouvoir nous sommes la lie du vin, la poussière dans
le vent.
– Don Juan, je sais très bien que vous avez accompli
cela, mais comment un simple homme comme moi ou le
petit Joaquin peut-il accomplir la même chose ?
– C’est à chacun de nous, en tant que simple individu,
de décider de s'opposer aux forces de nos vies. Je te l'ai
dit maintes et maintes fois, seul un guerrier peut
survivre. Un guerrier sait qu'il attend et il sait pourquoi
il attend. Pendant qu'il attend, il ne désire rien. Ainsi
reçoit-il la plus petite des choses, elle est plus qu'il n'en
peut prendre. S'il a besoin de manger, il découvre un
moyen, parce qu'il n'a pas faim. Si quelque chose le
blesse, il trouve un moyen de l’arrêter, car il ne souffre
pas. Avoir faim ou souffrir signifie que l'homme s'est
laissé aller et qu’il n’est plus un guerrier. Les forces de
sa faim et de sa souffrance le détruiront. »
Je désirais toujours soutenir ma position, mais n’en fis
rien; je me rendis compte que le fait d'argumenter
consistait à créer une barrière pour me protéger de la
force dévastatrice de l’exploit magnifique de don Juan,
une force qui m'avait profondément marqué de sa
remarquable puissance.
Comment savait-il cela ? Je pensais que peut-être je lui
avais raconté l’histoire de « .Nez en bouton » au cours
d’un de mes états de réalité non ordinaire. Cependant je
ne me souvenais de rien de semblable, mais en l'occur-
rence ne pas se souvenir était facilement compréhensi-
ble.
« Don Juan, comment connaissiez-vous ma pro-
messe ?
– Je l’ai vue.
– L’aviez-vous vue lorsque je pris Mescalito, ou lors-
que je fumai votre mélange ?
– Je l'ai vue maintenant, aujourd’hui.
– Aviez-vous vu toute l'histoire ?
– Et à nouveau te voilà avec tes questions. Je te l'ai
déjà dit, ça ne sert à rien de parler de ce qu'est voir.
C’est rien du tout. »
Je n’insistai pas, j'étais émotionnellement convaincu.
« Une fois, je fis un vœu, dit don Juan, et le son de sa
voix me fit tressaillir.
« Je promis à mon père que j’allais vivre pour
détruire mes assassins. Pendant des années cette pro-
messe demeura avec moi. Maintenant elle est changée.
Je ne suis plus intéressé à détruire qui que ce soit. Je
n’éprouve pas de haine envers les Mexicains. Je ne hais
personne. J'ai appris que les innombrables chemins que
chacun dans sa vie traverse sont tous égaux. A la fin,
oppresseurs et opprimés se retrouvent, et la seule chose
qui l’emporte reste que la vie fut en tout trop courte
pour les uns comme pour les autres. Aujourd'hui je suis
triste non pas à cause de la manière dont mon père et
ma mère sont morts. Je me sens triste parce qu'ils
étaient Indiens. Ils vécurent comme des Indiens et ils
moururent comme des Indiens. Jamais ils ne surent
qu’avant toute autre chose ils étaient des hommes. »

les promesses - page 184 - Voir

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Rédigé par Agnès

Publié le 2 Mars 2017

page 72 - Le passage des sorciers - Taîsha Abelar

 

COMMENT UTILISER LES FIBRES POUR RECAPITULER

 

 

Quand tu récapitules, essaie de sentir quelques longues fibres tentaculaires qui partent du centre de ton corps. Puis coordonne le mouvement tournant de ta tête avec celui de ces fibres insaisissables. Elles sont les canaux qui ramèneront l'énergie que tu as laissée derrière toi. Pour récupérer notre force et notre unité, nous devons libérer notre énergie piégée dans le monde et la ramener à nous.

Elle m'assura qu'en récapitulant, nous étendons ces fibres tentaculaires à travers l'espace et le temps aux personnes, aux lieux, et aux événements que nous examinons. Le résultat est que nous pouvons retourner à chaque moment de notre vie et agir comme si nous y étions vraiment.

...je lui demandai si l'ordre dans lequel on récapitulait les faits passés était important. Elle dit que l'important était de refaire l'expérience des événements et des sensations en aussi grand détail que possible et de les toucher avec la respiration balayante, libérant ainsi l'énergie captive.

Elle dit 'page 74) que l'étape initiale de la récapitulation consiste en deux choses. La première est la liste, la seconde la remise en scène. La remise en scène consiste à visualiser tous les détails liés aux évènements que l'on doit se rappeler.

Une fois que tu as mis en place tous les élèments, utilise la respiration balayante comme le battement d'un éventail, le mouvement de la tête emporte tout ce qui est inclus dans cette scène dit-elle.

Si tu te souviens d'une pièce, par exemple, inspire le mur, le plafond, les meubles, les gens que tu vois. Et ne t'arrête pas avant d'avoir absorbé chaque particule d'énergie que tu as laissée derrière toi.

-Comment saurais-je quand je l'aurai fait ? demandais-je

Ton corps te dira quand ça suffira. Souviens toi, efforce toi d'aspirer l'énergie que tu as laissée dans la scène que tu récapitules et applique toi à expirer l'énergie étrangère envoyée en toi par les autres.

...Clara expliqua que nous devons commencer la récapitulation en dirigeant notre attention sur notre activité sexuelle passée.

-Pourquoi devons-nous commencer par là ?

C'est là qu'est pris le noyau de notre énergie. C'est pourquoi nous devons libérer d'abord ces souvenirs !

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Rédigé par Agnès

Publié le 2 Mars 2017

En fait, vous pensez que la voix dans votre tête, celle qui pense, écrit et commente est vous ? 

Tout l'enseignement de Castaneda, si vous en êtes des lecteurs, vous dit le contraire. Vous n'êtes pas la voix dans votre tête qui vous dit quoi pens
er, quoi faire et quoi dire, qui vous dit de défendre votre point de vue, votre territoire et vos intérêts au prix même de votre vie. L'ego est prêt à vous sacrifier pour justifier qu'il a raison. 

Votre personnalité, le culte de vous même, est fabriquée de toute pièce par le conditionnement de ceux qui avaient autorité sur vous. Et vous avez repris à votre compte ces voix que vous entendiez portant des jugements sur vous. 

Comment se débarrasser de l'ego ? Mais à votre avis, que sont les accords toltèques sinon la voie royale pour mettre en pratique en appliquant la discipline.

Ben oui, il faut travailler et c'est bien la nonchalance et l'apitoiement sur soi-même qui auront gain de cause. 

-quand vous cherchez à avoir raison, c'est l'ego qui vous éperonne
-quand vous vous racontez des histoires dans votre tête vous faites monter la mayonnaise
-quand vous vous sentez attaqué, l'ego se sent en danger et réagit
-quand vous êtes susceptible, l'ego vous écorche de l'intérieur
-quand nous jugeons les autres ou nous-même (1er accord toltèque)
-quand nous nous comparons en bien ou en mal
-quand nous sommes tj en colère et que nous entretenons le feu de notre vengeance....
-le passé ou l'avenir qui nous ramène en arrière ou nous effraye qui nous empêche d'être dans le moment présent
-quand nous nous sentons petits, tristes, nerveux..nous nous coupons de nos énergies

Bref, l'ego est un programme implanté en chacun de nous....Effectivement, nous avons tous un ego en nous, mais il n'est pas nous. Et cela fait toute la différence. Quand on sait cela, quand on sait comment il réagit, comment il se comporte, cela nous permet de ne plus se faire leurrer. Cela nous donne un moment d'arrêt...Ce moment d'arrêt dont parle don Juan :qui permet de réévaluer les situations et reconsidérer les attitudes afin de ne plus être prisonnier de l'ego et de nos petites réactions mesquines et nombrilistes

Il m’avait expliqué que détachement ne signifie pas automatiquement sagesse, mais que c’était néanmoins un avantage, parce qu’il permettait au guerrier de prendre un instant d’arrêt pour réévaluer des situations et reconsidérer des attitudes.
Ensuite, pour pouvoir utiliser de façon logique et correcte cet instant accordé de surcroît, il fallait, disait-il, que le guerrier combatte sans relâche toute sa vie.
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Le don de l’Aigle

 

Don Juan parlait des fourmis qui trayaient les pucerons afin de se nourrir de leur miellat, mais donnait aussi l'exemple du poulailler. Nous savons tous ce qu'est l'élevage en batterie et les conditions immondes dans lesquelles vivent ces animaux. Vous avez là, matérialisé pratiquement sous nos yeux, la même chose pour les humains, mais là, la nourriture est vibratoire. Pourquoi voulez-vous que cela soit autrement ? Croyez-vous que les humains sont mieux que les animaux et que ce que l'on fait aux animaux on ne peut pas le faire à l'homme ? quand j'écris "ON" je pense à tout ceux qui nous gouvernent mais aussi à ceux qui nous manipulent, cachés dans l'ombre et qui ont besoin de nous pour leur apport en énergie à tout niveau....

Alors tant que vous croirez que la voix dans votre tête est "votre voix", que ce que vous pensez est "votre pensée", ou que l'ego n'est pas si malin, non seulement vous êtes insouciant mais vous êtes la proie rêvée

."La confiance en soi du guerrier n'est pas celle de l'homme ordinaire. Ce dernier cherche à se conforter dans les yeux des passants et appelle cela la confiance en soi. Le guerrier cherche l'impeccabilité à ses propres yeux et appelle cela l'humilité. L'homme ordinaire s'accroche à ses semblables, tandis que le guerrier ne vit que pour l'infini.' Carlos Castaneda, La Roue du temps

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Rédigé par Agnès

Publié le 2 Mars 2017

« Un guerrier doit cultiver le sentiment qu'il dispose absolument de tout pour ce voyage extravagant qu'est sa vie. Ce qui compte pour lui c'est d'être vivant. La vie en elle-même est suffisante, complète et justifie tout le reste.»
Don Juan Matus, La Roue du temps

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Rédigé par Agnès

Publié le 20 Février 2017

 en fait pour être claire et pour faire le parallèle avec les accords toltèques, il parle de 

1 - sortir de son histoire personnelle par la dépossession du moi


2 - ne pas médire de soi et des autres par sa rencontre avec l'ombre

3 - la force créatrice avec sa rencontre avec l'archétype sexuel

4 - le moule de l'homme avec sa rencontre avec l'archétype "lumière"

Pour ceux qui n'ont pas lu Jung, voici les étapes de l'individuation qui amène à la perte de la forme humaine (FH)

Qu'importe ce qu'on révèle ou ce qu’on garde
pour soi ! dit-il. Tout ce que nous faisons, tout ce que
nous sommes, repose sur notre pouvoir personnel. Si
nous en avons suffisamment, il suffira peut-être d'un
simple mot pour que le cours de notre vie change.
Mais si nous n'avons pas assez de pouvoir personnel,
on aura beau nous révéler la sagesse la plus magnifi-
que, cette révélation ne fera pas une sacrée différence

Castaneda

Carl Gustav Jung : Devenir soi-même aujourd’hui .

QU’EST-CE QUE L’INDIVIDUATION ?
Lors du processus d’individuation, l’individu parcourt quatre étapes et rencontre trois archétypes ou modèles fondamentaux. Il s’agit d’une émergence autonome hors de l’inconscient collectif, océan d’énergie psychique commune à toute l’humanité où « flotte » la singularité de l’individu (sa persona et son ombre ou inconscient individuel). Les archétypes, foyers ou noyaux autonomes et organisés où s’accumule l’énergie vitale, s’expriment à travers des symboles qui agissent en transformateurs d’énergie.

LES ÉTAPES DU PROCESSUS
Première étape : dépossession du moi
Notre moi s’imagine être le centre de la psyché, alors qu’il n’est qu’une de ses structures. S’identifier toute sa vie à son masque, à sa persona, interdit le processus d’individuation et empêche de devenir soi-même. Cette étape permet de découvrir que le moi-persona n’est pas « tout ». Se déconditionner – « se désidentifier » de son masque – va de pair avec une ouverture qui déstabilise pour mieux libérer et restructurer à un niveau supérieur de complexité.

Deuxième étape : la rencontre avec l’ombre
Ne plus juger les êtres et les expériences selon des conventions et des critères de reconnaissance sociale rend capable d’ accepter des systèmes de valeurs autres que le sien, voire opposés, et de découvrir ses propres défauts. Ne cherchant plus à se justifier ou à moraliser, on est prêt à accepter la partie obscure de soi-même, même si l’assimilation de l’ombre provoque parfois, temporairement, des comportements « choquants ». L’individu cesse de juger autrui, car il a compris le côté relatif du bien et du mal. Plus compréhensif, plus fraternel, plus profond et plus impartial, il dépasse le dogmatisme, moral ou anti-moral.

Troisième étape : la rencontre avec l’archétype sexuel (anima ou animus)

Elle consiste pour l’homme à rencontrer la partie féminine inconsciente de sa psyché (anima) et pour la femme sa partie masculine (animus). La perception de l’archétype passe par des mutations qui iront par quatre étapes : pour l’homme, de la femme-animale jusqu’à l’incarnation de la sagesse ; pour la femme, de l’homme vital et athlétique au philosophe.

L’archétype sexuel, pleinement affronté, perd son pouvoir de fascination et devient une fonction psychique intermédiaire, située entre la singularité du sujet et les profondeurs de l’inconscient collectif. Anima n’est plus la femme fatale mais l’âme inspiratrice. Animus cesse d’imposer ses dogmes et ses normes conventionnelles. Ils deviennent sources d’inspiration et de créativité. Alors peuvent fusionner la connaissance (logos) du masculin et le sentiment (eros) du féminin en un mariage sacré.

Quatrième étape : la rencontre avec l’archétype « lumière »
Le moi se trouve confronté à une potentialité éblouissante, source de pouvoir, « l’archétype lumière », accompagné d’images puissantes suggérant omnipotence et omniprésence. Celui qui cède à la tentation de s’identifier à cet archétype se sent détenteur d’un pouvoir suprême et tombe dans la psychose de se prendre pour Dieu, un prophète ou un envoyé.

L’inflation est si fréquente dans cette phase que « tout le monde y fait une incursion, à un moment ou à un autre. L’individu ne s’en sort qu’en faisant acte d’humilité ». « Il survient alors, de la transformation totale : un mystérieux archétype latent s’active, dont les propriétés ne se découvrent que si le sujet a pu se libérer de l’inflation : l’archétype du Soi. »

L’archétype du Soi : aboutissement du processus d’individuation
Après cette étape, toutes les structures de l’individu commencent à se réorganiser vers un centre qui est le Soi. Le moi individualisé a atteint son but, le point central dépassant toute définition rationnelle, le Soi qui correspond pour Jung à « Dieu en nous ». « L’individuation n’exclut pas l’univers, elle l’inclut, dit Jung, car elle réintègre l’homme particulier au sein de l’archétype de l’homme universel, porteur de toute l’expérience de l’humanité.

Par Laura Winckler et Marie-FrançoiseTouret

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Rédigé par Agnès

Publié le 20 Février 2017

"Ma solitude commença avec l'expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l'époque où je me confrontais avec l'inconscient.

Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire.

Mais la solitude n'est pas nécessairement en opposition avec la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s'identifie pas aux autres."

Jung

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Rédigé par Agnès

Publié le 20 Février 2017

(Information importante car je veux souligner les deux derniers alinéas où Don Juan s'exprime sur le détachement car il est manifeste que ce recul vis-à-vis des situations, cet instant très court, cet instant d'arrêt comme le dit Don Juan est ce que j'arrive à percevoir depuis quelques temps et où, si je maintiens cet arrêt en conscience, des solutions apparaissent -

 le moment d'arrêt donne encore plus d'informations que cela. Il nous donne le libre-arbitre et nous permet de choisir, de réévaluer les situations et surtout de reconsidérer les attitudes car est déployé devant tes yeux les tenants et aboutissants selon les situations retenues. Bref on nous montre les conséquences de nos actes et il nous est bien précisé notre totale responsabilité quant aux conséquences...C'est prodigieux  Agnès )

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En entendant mon récit, la Gorda me dit que cette fois, c’était certain : j’avais perdu ma forme humaine, je m’étais dépouillé de toutes mes carapaces, ou de la plupart d’entre elles...

Elle avait raison. Sans savoir comment, sans même m’en rendre compte, je me retrouvais dans une situation qui ne m’était pas familière. Je me sentais détaché de tout, libre de toute influence.

Peu m’importait désormais ce que la Gorda m’avait fait. Ce n’était pas du tout comme si je lui pardonnais son comportement blâmable à mon égard, c’était comme si aucune trahison n’avait eu lieu. Il ne restait en moi aucune rancœur avouée ou inavouée contre la Gorda, ou d’ailleurs quiconque.

Je ne ressentais pourtant ni indifférence négative, ni négligence en face de l’action ; il ne s’agissait pas non plus d’une solitude désespérante, ou même du désir de rester seul.

C’était plutôt un sentiment inconnu de désintéressement, la capacité de me plonger dans l’instant et de n’avoir aucune pensée que ce fût pour tout le reste,

Les actes des gens ne me touchaient plus, car je n’espérais plus rien de l’avenir. Une paix étrange était devenue la force souveraine de ma vie.

J’avais l’impression d’avoir adopté en quelque manière l’un des concepts de la vie de guerrier : le détachement.

La Gorda me dit que j’avais fait plus que l’adopter : en fait je l’avais incorporé.

J’avais eu de longues discussions avec don Juan sur mes possibilités de franchir cette étape un jour.

Il m’avait expliqué que détachement ne signifie pas automatiquement sagesse, mais que c’était néanmoins un avantage, parce qu’il permettait au guerrier de prendre un instant d’arrêt pour réévaluer des situations et reconsidérer des attitudes.

Ensuite, pour pouvoir utiliser de façon logique et correcte cet instant accordé de surcroît, il fallait, disait-il, que le guerrier combatte sans relâche toute sa vie.

158 
Le don de l’Aigle

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Rédigé par Agnès